‹ Commentaires d'Alvar Nuñez Cabeça de VacaChapitre 33 sur 91 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

En gnÎTant Tennemi le gauvemeur apprend pourquoi il se portait plus enarant et marchait pendant tout le jour.

Le gouverneur et son armée s'avançaient dans Tordre que nous avons indiqué , lorsque vers le coucher du soleil , à TAngelus , il s'éleva y parmi les Indiens, une querelle qui fut cause qu'ils en vinrent aux mains. Ils se disputèrent à l'arrivée d'un espion qui venait de chez les Guaycurus. Il leur avait fait

soupçonner que ces Indiens se retiraient parce qu ils avaient peur des Guaranis, et qu'ils marchaient dans la même direction. II les avait vus tout^jla jpurfiée q^|i$$f!r ^ns la campagne ; les femmes et les enfants étaient sans cesse en avant , et ils se proposaient d'établir leur village le soir même. D'un autre côté les Guaranis avaient été avisés par des prisonnières faites peu de jours auparavant chez les Merchires que les Guaycurus étaient en guerre avec les Guatatas^ et craignaient que ces derniers ne vinssent attaquer leur village , que telle était la raison qui les faisait avancer dans l'intérieur avec tant de précipitation.

lies éclaireur^ s^iiy^ieat toujours l'^ooqmi pour voir où i! ferait Mite,. et. eq doiaajer^vîjs. Le gouyerneur, a^ant ^ppriis le r^pprjt 4h dernier espiop , et yoy^t qpe jçeUe j^^t,il devait faire un ,bwu qb^rdeJm^e,, Qrç^ii^ à toute r^armçe de «e p()r.t^,ep 9c^9ipi, iwxjours dAAS le Riéme ordre. I^ Arc}iiçrs te-

DE CABEÇA DE YAGA. 1 43

naient leurs arbalètes arjcnées , les arquebusiers leurs arquebuses chargées et ]es mèches allumées, comme Toccasion l'exigeait : car bien que les Guaranis marchassent avec nous et qu'ils fussent nos alliés , on prenait toutes les précautions possibles et Ton se méfiait d'eux autant que des ennemis. Quand on leur accorde de la confiance ou qu'on manque de prudence, ils se livrent aux plus noires trahisons.

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