IO COMMENTAIRES
une lettre ) , et Ton en trouva une dans un trou pratiqué avec une vrille. Quand on l'eut ouverte, on vit qu'elle était signée par Alonzo Cabrera, inspecteur des fontes (yeedor defundiciones ) , et par Domingo d'Irala Biscayen, qui prenait le titre de lieutenant du gouverneur de la province. Ce dernier rapportait dans cette lettre comment il avait dépeuplé le port de Buenos- Ayres , et conduit les habitants à l'Assomption pour les raisons qu'il exposait. Pedro d'Estopinan ayant trouvé la ville en insurrection , avait couru grand risque de perdre la vie, lui et tous ceux qui montaient le vaisseau , tant par la famine , que dans les combats que lesnaturels leur livraient. Vingt chrétiens , mourant de faim, ajoutait- il, s'étaient enfuis dans un esquif pour gagner le vaisseau. Ils se rendaient à la côte du Brésil , et si le secours se fût fait attendre un seul jour, les Indiens les auraient tués tous. En effet, da première'nuit qu'arriva, Je» renfort composé de cent cin-
DB bABBÇA DE VAGA. ait
([liante Ëspisignols qui connaissaient le pays ^ les Indiens les avaient attaqués à Faube du jour, avaient mis le feu à leur camp et tuë cinq ou six Espagnol!» , et malgré la vive ré^ sistancé des troupes et des navires, lés nôtres avaient couru un grand danger. On croit donc que certainement les Indiens auraient tué tous les* gens du vaisseausi ce renfort n'était arrivé pour les sauver* On mit toute la promptitude possible à fonder et à rétablir le port' et la ville de Buenos-Ayres sur le Rio- Parana/àiî confluent du fleuve Saint- Jean; mais on ne put y parvenir parce que c'était pendant la saison d'hiver, et que le temps était très • mauvais. A mesure que Ton élevait les murs de torchis les pluies les renversaient. On fut donc contraint d'en abandonner la construction ; et Ton décida de ramener tout le monde à VAssômption en remontant le fleuve.
La veille, ou le jour de la Toussaint, il arrivait toujours un malheur au capitaine Gon« zalo' de Mendoce : précisément ce jour-là un
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bAtiiBi«ot^fti^dli9idvrasifii.QAiiir«e^ 4 H^nbrée du fl^uy^ efe bqtjMiroiy 4e «i€|Q<te %r
mfivi fwt éfmngft avaît eu lî^i» ; lu veittr (te lu Toussaint , taudis %ue las naviras éti^Mt à Faucre su? le hmé du llei^ye , pr^ da Hvagas élevés.9 la galère «MAtaepar Gq«VEalQ de Sfteu» nlooa étant aiuarré^àuu arbre, la terre tram'* 14a et a'i^^ocha eu roulaut wwm^ uu fbA ^ttsqu'aw^ roebera du rWagt^.» I^as. artirestpnv^ bèrant daus le fleuve , at les roehers. sa déta<^ cbéreut et se précipitèrent sur les brigai^tius- L'arbre, pu la galère était amarrée, fut jata avec tant de violence sur la bàtimaut ^ qu'il lenlava de bas eu haut, et îA l'cài^traiuai pau*^ dant plus d'une demi-lieue, le mat touruoéu bas et la quille en l'air* Quators^ persi^anas^, homioas ou feiumes», tant 4e la galère que des autres bàtimeuts, périreut dans cette tourmentai Au dira das geus qui étaient prësants, ce fut révéuemant U plus épouvanta** ble qui jamais ait eu Ueu. Après ce malheur, Us
se rendirent à VAssomption, où ils furent bien logés et pourvus de tout ce qui leur était nécessaire. Le gouverneur et tous les habitants rendirent grâces à Dieu de les avoir fait échapper à de si grands dangers*