CHAPITRE XLII
GoouiMut quatre chrétieDS moururent de leurs blessures pendant cette guerre.
Quand Domingo d'Irala fut arrivé au village des Indiens , il envoya fiiire des sommations à Tabere et à Guaçani , les principaux fauteurs de la guerre. Ces chefs avaient avec eux un grand nombre de gens qui attendaient le combat , et qui , lorsque les interprètes ar-
rivèrent pour leur faire des sommations , ne voulurent pas les entendre. Ils envoyèrent même défier les Indiens alliés , les volèrent et leur firei)^ ht^a.uqq\ip de 49P^^^g^s* ^^ protégeant nos alliés , de nombreuses escarmouches avaient eu lieu , et quelques chrétiens avaient été blessés. Ils furent envoyés à r Assomption pour être guéris : quatre ou cinq périrent de leurs blessures ; mais par leur faute et par suite des excès qu'ils firent , car ces blessures, très-légères, n'auraient pu causer la mort. Un d'eux mourut misérablement
d'une écorchure qu'une flèche lui avait faite au nez. Ces flèches sont frottées avec des herbes vénéneuses , et quand ceux qui en sont blessés n'évitent pas les excès avec U^ fejpffW^, jlsi §iMWMi>e|i|;. Gepfmiapjt en gSBPml W np liei* B*§ PmiBl4K? l«s feprj^M
ï# g9Hv^r»^W' écrivit (Ut peiiyeau ^ Pqt nfï Wg» 4'fr?la , et lui snjwgfljt 4p «hPlfihw k r^f^Uer ^^ rel^tiop^ 4>WittP ♦vefi 1^ Içr
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dfpns , p^r toy^ les P^oy^ps eii $^ puigsawe, puisque pel^ était utile au seryi(;e d^ s£| i^fir jfsté. JEn leffet , tgnt qijp Jp p^y^ ^pfait, §^ guerre , les surprises , Ip^ révolte^ , les meurtres, les yo]s et les trouble^ UP pP^VftiÇBt cesser . Eu agissant i^insi , disait- il , pn fert^||; son devoir envers Piçu pt envers sfi n^ajesté. |1 qpcompagna cet ordrp de beaucpup dp vjvrps pour qu'on les partageât gratuitempnJt pntrp ÏPP Indiens qui avaient servi. Il y ^outa tout ce qu'il crut capable d'afferçair pt de perpétuer la içonepr4^. l^es choses étant dws cet Stat , ppmîngp d'Ir^la s'oppupa d^a fajrp 1^ ppjjK, CpiufBp ces gens étajent (^tïs^é^ ^ jnAlfxajtps pgr h guerrp si vive j(jue |ps c)?rétip«s jav^ient £fiit^ et qui à}xv3L\t encore, ils pn dfi^i^ment. la fin : au mPyei? dps prëspn^ que le papitaipe général )eur envoya , ain» que beaucoup d'autres qui les suivaiçn|: et qui leur furent olBFerts de s^ part , pn papr vînt ^ ce }>ut- Ils se spuiuirent dp nouveau 4 sa m^psté y reprirent leur^ lii^us^us 4'9nii|ié
avec les autres Indiens du pays. Les deux chefs , Guaçani et Tabere , ainsi que beau-
coup d'autres, disposés à servir sa majesté , se rendirent vers le gouverneur pour consolider la paix. Celui-ci dit à leurs gens , qu'en cessant les hos^tilités, ils avaient fait leur devoir, et qu'au nom du roi, il leur pardonnait la révolte passée; que s'ils recommençaient, ils seraient châtiés sans pitié. Après cela il leur fit des présents, et ils s'en allèrent très- satisfaits.
Voyant que le pays était jdacifié , et que les naturels vivaient en bonne intelligence , Alvar-Nunez fit revenir les bâtiments en toute hâte, ainsi que les vivres et les autres objets nécessaires pour approvisionner sa flotte, afin de pénétrer dans l'intérieur, et de découvrir le pays par le port des Rois ( de los Reyes ), par où il avait été résolu que l'on entrerait. En peu de jours, les Indiens lui apportèrent plus de trois mille quintaux de farine de manioc et de maïs, après quoi on
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compléta le chargement des navires. On paya ces naturels suivant leurs désirs ; Cabeca de Yaca fit aussi donner des armes aux Espagnols qui en manquaient ainsi que d'autres objets dont ils avaient besoin.
CHA^îfïlE ÎLÎIÏ.
Les moines prennent la faîle.
Les brigantins étant tout prêts , les vivres thacrgés , les navii'es ârmës et garnis de leurs agrès, ttfûs les objets ï^éeessaires pour la découyeirté dii 'pay's étant préparés , eomme il avait ^ë cônvéMi d'àpt'é^ l'aVi^ dès Religieux , du èlef gé, et déS dfflciief1$ du rôi, 6ti dfrèta secrète-
û/^O COMMENTAIRES
ment et sans esclande le commissaire frère Bernaldo d'Armenta, et frère Alonzo Lebron, son collègue, de Tordre de S%mt-François , les mêmes qui s'étaient enfuis cM||K]es villages des Indiens pendant la route quei^^i^verneur avait découverte depuis le BrésH^'^s retournaient à la côte et portaient certaintc lettres pour le roi , dans lesquelles on donnaitf à entendre que le gouverneur se conduisais mal dans le commandement dont sa majest avait daigné l'investir. Ces religieux étaie jaloux du gouverneur et le haïssaient. Le but était d'empêcher la découverte que Y avait projetée comme je l'ai dit; ils agissai ainsi pour que le gouverneur ne rendît service à la cause de sa majesté , et qu'il n|^t rien d'utile.
Voici le motif de leur conduite : à son ai "] vée , le gouverneur trouva le pays pauvre , les '^ chrétiens désarmés, et les gens du roi dans la misère. Les habitants se plaignirent à lui des mauvais traitements que les officiers de sa
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majesté leur, faisaient souffrir ; ils avaient prélevé un nouveau tribut dans leur intérêt particulier , et une imposition au mépris de toute justice et contre l'usage reçu en Espagne et dans les Indes* Ils avaient donné à cette imposition y dont nous avons déjà parlé y le titre de quint : mais Âlvar ne leur ayant pas permis de continuer ces exactions, ils s'opposaient à la découverte , et c'est pour cela que les moines cherchaient à s'en aller. L'un d'eux cachait un crucifix sous son manteau , il faisait apposer la main sur ce crucifix et jurer de garder le secret de leur voyage au Brésil. Quand les chefs indiens en eurent connaissance, ils se présentèrent devant le gouverneur et lui réclamèrent leurs filles qu'ils avaient données auxdits religieux pour les instruire dans la foi chrétienne. Ces naturels déclarèrent qu'ils avaient entendu dire que les moines voulaient retourner à la cote du Brésil et emmener leurs filles de force,. et qu'avant d'arriver dans ce pays l'on mourait en route. Comme les In*
diennes ne voulaient pas s'y rendre et se seraient enfuies, > les moines les. gardèrent à vue et en charte privée. Le gouveraeur n'eut conn9;issance. de ce fait qu'après le départ des moines; il envoya après eux : on les. rattrapa à deux lieues de la ville, et on les v fit revenir. Les jeunes filles qu'ils emmenaient étaient au nombre de trente-cinq; ils avaient aussi des chrétiens avec eux; on les ramena donc; ce qui causa des séditions parmi les Espagnols et les naturels. Tous les chefs du pays se plaignirent hautement de ce qu'on leur enlevait leurs filles; on amena aussi au gouverneur, un Indien de la côte du Brésil , nommé Domingo, qui était très-utile au service du roi dans le pays. Une instruction ayant été faite, contre les frères et les officiers, le gouverneur fit arrêter les officiers et procéder contre eux en raison du délit commis envers sa majesté. Cependant Alvar, ne voulant pas retarder son départ, commit l'afiaireà unjuge pour qu'il connût des accusations et des délits, puis il
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emmena avec lui et sur caution deux des coupables ; les autres restèrent en prison , et les officiers furent suspendus de leurs fonctions jusqu à ce que sa majesté y eût pourvu comme elle l'entendrait.