A VAUT-PROPOS
a réndiis supérieurs entre tous les autres de ce monde ^ en religion » en grands honiioes» en toutes sortes dé richesses et de biens tem^ porels. D^jà Ton prévoit la paix et la tratiquilr Itié dont jouira la république » FagraDdisàer ment qu'elle prendra sous votre règne, la crainte et l'épouvante que les tnfidèle$ ressentiront en entendant parler de votre altesse , et que bientôt ils auront de ses oeuvres. En effet, de si nobles et de si grands eominencéments, l'on ne peut espérer que de tels résultats et de tels biens.
Les œuvres des rois et des princes nedoi<vent pas se limiter dans des bornes étroites; elles doivent s'étendre partout ^ pour le profit et Tavantage de tous. Voilà prineipalement ce qu'enseignent et eonseillent à votre majesté son gouverneur et son précepteur , se cotifoi^mant ainsi avec exactitude à la piété et à la vertu, et à l'attachement qu'ils n'ont cessé
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d'avoir pour votre altesse, lorsqu'ils l'ont élevée et instruite dans les préceptes de la religion chrétienne , de la chevalerie et la philosophie; parce qu'ils savent que les souverains qui administrent leurs royaumes par ces moyens si forts , si sûrs et si durable , de très-petits les rendront très-grands", de suspects les rendront sûrs, de très^hangeants et
très-variables les rendront très-stables, trèsforts, et qu'enfin , de rois mortels, ils se rendront eux-mêmes immortels. Ceux au contraire qui ont essayé de r^ner par d'autres moyens , même avec de grandes richesses et des armées puissantes, n'ont pu empêcher leurs adversaires d'avoir beaucoup d'influence dans leurs états , d'y porter la dévastation , d'en resserrer les limites, et quelquefois de les bouleverser de fond en comble, en y introduisant nombre d'abominations et d'infamies.
Votre altesse verra dans l'histoire de fréquents