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Les hydropisies qui suivent les fièvres intermittentes dépendent toujours de l’une des cinq causes ou modifications physiologiques
indiquées dans la proposition COX VII.
Ces causes sont les obstacles au cours du sang et de la lymphe, l'influence d’une phlegmasie chronique, la cessation d'action des capillaires dépurateurs, l'assimilation imparfaite et la débilité. Voyons comment elles peuvent coïncider avec les fièvres intermittentes.
L'obstacle au cours du sang existe toujours mo-. mentanément dans la période de froïd, parcequ’il y a constriction au Cœur ; aussi les deux systèmes veineux se gonflent dans cet instant, ne pouvant plus se dégorger facilement dans le cœur , qui ne se prête point à la diastole. Examinez les malades dans cette période, vous les verrez avec la respiration petite, entrecoupée , le pouls serré, le cœur frémissant canvalsivement au lieu de se dilater et de se contracter avec amplitude : ils accuseront tous &ne sorte d’oppressiun pectorale qui tient un peu de l’asthme, et souvent vous observerez chez eux de petites secousses de toux sèche, qui dépendent de l'accumulation du sang dans les vaisseaux pulmonaires ; la région sous-diaphragmatique, et surtout les deux hypo-
chondres où sont placés deux parenchymes égale- 1. Path.
ment riches en vaisseaux sanguins, leur font éprouver un sentiment de gêne, et toujours par la même cause; c'est-à-dire parceque le cours du sang veineux est entravé par l’état spasmodique des quatre cavités du cœur , le tout indépendamment du sentiment de fatigue que déterminent les secousses précipitées du diaphragme. On doit comprendre que la répétition de ces congestions veineuses doit finir par affaiblir la contractilité du système absorbant ou par y déterminer de l’inflammation, et que ce qui n’était que momentané peut devenir continu. Alors l’hydropisre est inévitable.
Nous avons présentement au Val-de Grâce (juin 1828)un jeune militaire, convales cent d’une entérocolte chroniqne, dont je cas vient à l'appui de notre assertion : il était maigre ; mais ho contracté un accès de fièvre, il contracta aussi un engorgement pulmovaire dans le premier frisson. On s’aperçut ensuite qu'à chaque retour de la congestion du frisson, qui toujours était accompagnée de toux et de dyspnée, la face augméntait beaucoup de vofume : cela continue toujours ; c’est un véritable œdèmé déterminé par l'obstacle au retour du sang veré le cœur. Il se dissipe pendant la chaleur; mais je attends à le voir devenir permanent. L’ HBaderé au cours du sang veineux est donc pour beaucoup dans la génération des hydropisies fébriles.
L'influence d’une phlegmasie chronique ne peut marquer d'y concourir bien souvent, surtout quar.d il s’agit de malades traités mal à propos par les fébrifuges, et qui ant contracté des gastro duodé-
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nites chroniques avec tuméfaction du foie. Puisque cette cause produit seule l'hydropisie, elle peut bien y contribuer quand eïle est secondée par de nombreuses répétitions d'obstacles au cours du sang: D'ailleurs la congestion hépatique est par elle-même nn obstacle au dégorgement de la veine-porte; ce qui doittendre , sinon directement à l’hydropisie générale , au moins et très certainement à l’ascite qui finit par l’occasioner. Il en faut dire autant des colites et des péritonites chroniques, maladies qui s’associent facilement aux fièvres intermittentes mal traitées, dans les pays froids et humides.
Mais l'abdomen n’est pas l'unique siége des phlegmasies chroniques des fébricitans ; la poitrine en a sa part , et l’on ne doit oublier dans l’énumération des causes de l’hydropisie qui succède aux fièvres intermittentes , mi les indurations rouges des parenchymes pulmonaires , dont nous avons consigné tant d'exemples dans l’AHi:toire des phleginasies , ni les énormes collections pleurétiques que produit si facilement le froid des accès fébriles dans les pays humides et septentrionaux.
La cessation de l’action des Capillaires dépurateurs s'applique ici à la dépuration cutanée. La dépravalion de cette importante fonction est, dans les fièvres intermittentes prolongées , une conséquence des congestions répétées qui accumulent les fluides dans les viscères et font perdre à la peau et sa chaleur et son habitude d’exhalation. Si, d’autre part, la résorption est devenue difficile dans Île système lymphatique, a-1-on lieu de s’étorner que les