CX CII
L’inflammation du cancer extérieur se répète par sympathie dans les principaux viscères, mais le cancer ne s’y développe que par suite de cette inflammation. Il peut même ne pas s’y former : la diathèse cancéreuse n’est donc pas si fréquente qu’on le croit. :
En effet les influences du cancer ulcéré sont celles de l’inflammation et sont semblables à celles qu’exerceraitun phlegmon ou un érysipèle; ce qui le prouve, ce sont les autopsies cadavériques, qui bien souvent ne découvrent dans les viscères autre chose que des phlegmasies : c’est ce qui nous a jadis causé beaucoup-de surprise. Toutefois, comme les ganglions et les tissus aréolaires des appareils viscéraux ont
coutume de s'affecter à la suite des phlegmasies de ces organes, comme ils s’affectent même lorsque lirritation leur vient de toute autre cause que de l'influence d’un foyer cancéreux, on ne doit pas trouver étrange que, lorsqu elle procède d’une telle source, elle finisse par produire des tubercules et des squirrhes. Il y a plus de raison encore pour que l'affection viscérale parvenue jusqu’à ce degré, lorsqu’elle a été entretenue pendant long-temps par un sarcome , se transforme lentement en un véritable cancer, et cela d’autant plus facilement que l’irritabilité Iymphatique est plus prononcée chez le malade.
C'est d’après ces observations, c’est-à-dire, parcequ'il n’est pas vrai, comme on le croyait autrefois, que les personnes affectées de cancer et succombant aux progrès de cette maladie, doivent leur dépérissement à la répétition dans les viscères d’engorgemens et d’ulcérations analogues à ceux que l’on voit à Déerrs du SCOR C est POLE à SOU"ER