Commentaires et lettres
Art. 14. Le conseil désigne les ouvrages à publier, et choisit les personnes les plus capables d'en préparer et d'en suivre la publication.
Il nomme, pour chaque ouvrage à publier, un Commissaii-e responsable chargé d'en surveiller l'exécution.
Le nom de l'Éditeur sera placé en tête de chaque volume.
Aucun volume ne pourra paraître sous le nom de la Société sans l'autorisation du Conseil, et s'il n'est accompagné d'une déclaration du Commissaire responsable, portant que le travail lui a paru mériter d'être pubUé.
Le Commissaire responsable soussigné, déclare que V Édition des Commentaires de Blaise de Monluc , préparée par M. A. de Rlble,|/mz a paru digne d'être vubliée par la Société de l'Histoire de France.
Fait à Paris, le i" mai 1869.
Signé G. SERVOIS.
Certifié, Le Secrétaire de la Société de l'Histoire de France, J. DESNOYERS.
INTRODUCTION
Nous publions dans ce volume et dans le volume suivant toutes les lettres de Biaise de Moulue que nous avons pu l'éunir. Ces lettres complètent les Commentaires. Les grands événements du seizième siècle auxquels l'auteur a pris part, le siège de Sienne, les guerres d'Italie et surtout la guerre civile, du règne de Charles IX, comme les divers tableaux d'uae galerie, passent successivement sous les yeux du lecteur. Les lettres nous donnent ainsi un premier récit, écrit au jour le jour, qui peut contrôler le second. Nous espérons qu'elles ne paraîtront pas indignes des Commentaires. On y trouvera la même passion , la même exubérance de verve, soit que l'auteur cherche à faire prévaloir sa politique en offrant des conseils qu'on ne lui demande guères, soit qu'il rédige d'une plume officielle des mémoires sur l'état de son gouvernement, soit qu'il raconte les incidenls de la guerre civile. Son esprit glorieux et plein de luimême s'y donne une libre carrière ; le roi , les princes sont traités en égaux ouvertement réprimandés, tandis que les mérites du signataire sont célébi'és sur un ton épique. Ici Monluc raconte le sac d'une ville , le massacre des prisonniers, ici un combat, le supplice d'un ministre. Avant de