AUX CONSULS D AUCH ET DE PESSAN
[Agen, 25 février 1562 (1563').]
Biaise de Monluc, seigneur dudit lieu, chevalier de l'ordre du roy et cappitaine de 50 hommes d'armes de ses ordonnances, aux consuls de Aux et Pessan, salut. Nous vous mandons et commandons par ces présentes recepvoir en vos villes et juridictions le cappitaine Monluc, avec toute sa compaignie, auxquelz baillés tous vyvres nécessaires, tant pour eux que leurs chevaulx; et pour la despense que vous conviendra faire vous seront bailhés telles aydes que congnoistrons estre nécessaires; et à ce ne faictes
vembre 1S62, p. 176, les malheureux habitants de Lectoure, qui avaient perdu dans l'émeute de 1562 tous les titres de leurs privile'ges et qui se disposaient à demander au roi de nouvelles lettres patentes. Ces lettres furent signées par le roi le 13 janvier 1562 (1563) et contre-signées par Laubespine, secrétaire d'Etat. Elles sont reproduites dans le registre des délibérations consulaires de Lectoure (f° 120). A la suite de ces lettres patentes se trouve l'attestation de Monluc que l'on va lire.
faulte à peine d'estre desclairés désobéissants au roy ».
Donné à Agen, le XXV"^ jour de fé\Tier an 1 562.
Biaise de Monlue.
Par commandement de mondit sieur,
Boery*.
(Copie du temps ; archives municipales d'Auch ; Registre de délibérations consulaires année 4 662, p. '163.)
[Commencement de mars 1563*.]
Madame, je croy bien que vous sçavés que n'ay jamais eu de bienfaict de mes maistres, aussi que je
i . A la réception de cet ordre, le 26 février, les consuls se réunirent et décidèrent qu'un messager serait envoyé à Monlue pour le supplier d'épargner une telle charge à la ville. En attendant on pria le capitaine Monlue de s'éloigner des murs. Le 4 mars les consuls se réunirent de nouveau et députèrent à l'auteur des Commentaires le s. de la Rivière, bourgeois de la ville, pour lui renouveler ces instances. Le 6 mars on reçut une réponse favorable ; Monlue venait de rendre une ordonnance qui exemptait les villes du comté de Fezensac de l'obligation de recevoir garnison. A la suite de ce contre-ordre, le capitaine Moulue, qui avait réussi à pénétrer dans la ville, se retira. (Registre des délibér. cens. d'Auch, année 1S62, f° 163.)