Lacune dans notre copie
mencent. Et voilà le vray chemin que luy et moy de^Tions tenir, non pas avecques doulces parolles. Il endure que un sien prévost, nommé de Fourneaulx, en son gouvernement de Xaintonge, ne laisse ung catholique de ceulx qui ont porté les armes pour le roy, mais, quant aux autres, ne s'en parle poinct.
Remonstrera aussy à la royne de ma part que je ne saurois trouver nul remède au monde, pour conserver l'église catholique et commandemens qu'elle me fait sur les articles de la paix, sinon par le moyen cy-dessus escript. Et quant ma dicte dame ne trouvera bon ce remède, et, cognoissant de mon cousté que sans cella je n'y puis donner aucun ordre, je supplie très humblement sa Majesté ne trouver mauvais si je luy quitte ceste charge; car j'aime beau-
Le roy et la royne ne désirent rien moings que la ruyne ou la subversion de la religion catholique , pour l'entretenement et conservation de laquelle ils ont bazardé leur estât, mais ils
coup mieulx que ung aultres en soit déshonoré que moy : et par adventure il aura meilleur entendement pour y leur dire; car du mien je l'ay cherché jusques au fond, et n'en y puis trouver aucun que cestuy-là. Et je feray très humble service au roy de aller en quelque autre endroict, où mon entendement le pourra sauver. D'autre pail je voy ung si grand reproche à mon honneur, si cecy se perd sous ma charge^ que je perdrois tout en ung jour ce que me couste à gaigner pendant quarante cinq ans.
Car, de soufïi'ir que l'église se perde et aille en ruyne, et que le roy et elle la tiennent, qu'ilz ne fassent aucun semblant de la voulloir laisser perdre, comme ilz montrent évidemment par les articles de la paix qui veullent que toutes les églises, occupées par ceulx de la