Martineau, secrétaire de Monluc
feussent desjà aulx mains avec ceulx de la religion nouvelle pour ne voulloir endurer le tort qu'on leur veult faire. Et espérant, Madame, que, avec vostre prudence accoustumée, vous y remédierez ainsi qu'il est requis et nécessaire, ne vous feray plus longue lettre, sinon pour vous supplier très humblement voulloir conserver Famytié et obéissance que vous porte tout ce pays, et mesmement ladicte ville de Condom, laquelle vous est autant affectionnée que autre que vous ayez en ce royaulme. Et en cest endroict je prieray Dieu de vous donner, Madame, en toute grandeur et félicité, très prospère et longue vye.
A Agen, le XXVIIP^ jour de juing 1 563.
Vostre très humble et très obéissant subject et serviteur.
De Monluc.
(Lettre rapportée de Saint-Pétersbourg et commuaiquée par M. le comte de Laferrière.)