‹ Commentaires et lettres (volume 2)Chapitre 154 sur 158 · Le chancelier de l'Hospital était de l'Auvergne · texte numérisé non relu

Le chancelier de l'Hospital était de l'Auvergne

2 . François de Cassagnet de Tilladet , seigneur de Saint-Orens (t. II, p. 348, note 1).

3. Il paraît que l'évêché de Condom avait été donné à Monluc et que le roi avait pris l'engagement de ratifier son choix. On conserve à la Bibliothèque impériale une lettre de Charles de Monluc, félicitant Sainte-Livrade de ce que le choix de l'auteur des Commentaires lui a assuré l'évêché de Condom (coll. Gaignières , vol. 341, {° 145). Mais ce don du roi n'était pas entièrement gratuit. Une lettre du roi à Monluc lui signifie que, pour obtenir cette faveur, il devra a donner récompense » à l'évêque d'Orléans (Lettre rapport 'e de Saint-Pétersbourg et communiquée par M. le comte de Laferrière). Monluc subit cette exigence et désintéressa ce prélat (Ordonnance du 5 janvier \ 563 ; coll. St-Germ. fr., vol. 689, Ji, f" o).

^24. A MONSEIGNEUR LE CARDINAL d'aRMAGNAG.

[Agen, 27 décembre 1564.]

Monseigneur, monsieur de Montbartier* arriva un soir en cette ville, qui m'appourta une lectre de créance des consulz de Montauban. La créance est qu'il m'est venu prier, tant de la part de tous les genlilzlîommes des environs dudict Montauban de leur religion que des dictz consulz, de vouloir sursoyr l'exécution de la commission que le roy m'a envoyé, jusques à ce qu'il ayt parlé à sa Majesté; prétendant faire avecques la royne que la dicte commission ne sera exécutée. Auquel j'ay faict responce que, si je faisoys cela, me pourroit venir en reproche; et que, en obéyssant aux commandemens de sa Majesté, je me transpourteroys sur le lieu pour mettre à exécution ma dicte commission; non que je excédasse d'ung seul poil au contenu d'icelle ny aussi que pour aucun gentilhomme de nostre religion, qui auroyt conceu hayne particulière contre eulx, j'en fisse autre chose, sinon ce que le roy me commande. De quoy il ne c'est voulu contempter, ains tousjours me persuadoyt de faire ledict sursoyement, tellement que je luy ay faict responce que je m'y transpourteroys; toutesfoys, qu'estant sur les lieux, je leur feroys commandement à eulx de faire faire le desmolissement des fortz dans quinzaine, afïin que monsieur le

i . Astorg, seignem' de Montbartier. Il se présenta auprès de Monluc, assisté du notaire Brieude, qui a laissé un procès-verbal de ce voyage (Arch. mun. de Montauban; comm. par M. Devais).

chancelier ne puisse dire que je les aye grevez en aucune chose; affin aussi que, s'ilz ne font leur debvoir, sa Majesté, estant à Tholoze, en mande venir une quinzaine des plus princippaulx dudict Montauban, ausquelz fera commandement d'exécuter mon ordonnance dans quinzaine après; et que cependant ilz seront arrestez tous, sauf de deux que pourront aller et venir, pour satisfaire à l'exécution de ladicte commission. Dont je vous en ay bien voulu advertir pour vous prier incontinent et en diligence en advertir la royne; vous advertissant aussi que le dict sieur de Montbartier partira demain en poste pour s'en aller à la court.

Je seray mardy ou mercredy audict Montauban, comme je vous ay mandé; et n'y feray de séjour, pour aprèz mi'en aller à Tholoze, d'où je ne partiray de près de vous que sa Majesté n'y soict arrivée'. Qui sera fin, après m'estre recommandé humblement à vostre bonne grâce, priant nostre Seigneur en très bonne santé vous donner. Monseigneur, longue et heureuse vie.

D'Agen, ce 27"^^ jour de décembre 1564. Votre très unble et hobéisant serviteur.

De Monluc.

Il m'a tenu d'autres propos par lesquelz je puis congnoistre que la sédition n'est encores achevée.

(Lettre originale ; ces mots : votre très unkle, etc. et la signature sont autographes ; Bibl. imp., coll. Saint-Germain fr., vol. 689, 10, f" 412.)

\ . Le roi poursuivait son voyage en France. Il arriva à Toulouse le 31 janvier 1S6S.

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