‹ Commentaires et lettres (volume 2)Chapitre 23 sur 158 · A MONSEIGNEUR LE DUC DE GUISE · texte numérisé non relu

A MONSEIGNEUR LE DUC DE GUISE

[Moncallier, pr novembre 1551*].

Monseigneur , j'ay receu une vostre lettre du 19™® d'octobre, par laquelle me mandez le contentement que bavez heu des offices que j'ay faict à messeigneurs le grand Prieur^ et marquis du Maint*.

Monseigneur, vous pouvez estre certain que, en

1. François de Lorraine, duc de Guise (t. II, p. 189, note 1).

2. L'indication de l'année a été ajoutée postériem^ement en tête de la lettre.

3. François de Lorraine, grand prieui' de France et général des galères, quatrième fils du duc Claude de Guise, né le 1 8 avril 1534, mort le 6 mars 1563.

4. Il faut sans doute lire marquis f?M Maine. Le marquisat du Maine ou de Mayenne appartenait à la maison de Guise, et fut érigé en duché-pairie par lettres de septembre 1573, en favem' de Charles de Lorraine, second fils du duc François. Le titre de

tous les lieulx où je seray, tout ce qui vous appertiendra a puissance sui^ moy, ce surtout ce que Dieu m'ora donné. Car, oultre ce que je vous demeure redebvable de l'amitié que tousjours m'avez porté, suis esté norri en la maison de là où vous sortez * , et toutes ces deux choses m'obligent à vous estre très humble et fidelle serviteur. Je suis grandement obligé à messeigneurs vos frères, car à leui venue' on lem- a présenté de beaucoup de lieulx chevaux et armes pour s'en servir jusques à la venue des leurs, mais ils m'ont faict tant d'honneur de n'en avoir voullu prendre de personne que des miens; de quoy je leur demeureray à jamais obligé, m'ayant monstre tant d'amitié que beaucoup d'aultres eussent esté bien ayses l'avoyr receu ' en promesse

avec monsieur de Chastagny, que toutes les entreprinses qui se feront, de les advertir ung jour devant pour les fere tenir prests à s'y trouver; puysque vostre voulenté est telle, comme il m'a asseuré, que vouliez qu'il ne se feit rien qu'ils ne s'y treuvassent. Je vous assure que ce ne sera sans moy, puysque Dieu m'a donné un peu de guérison de ma cuysse*, tant pour le service du roy, que aussi expressément pour leur bailler gens pour se tenir près de leurs

marquis du Maine ou de Mayenne avait été porté par le duc François lui-même du vivant de son père.

1. Monluc avait été page du duc de Lorraine et archer de sa compagnie (t. l, p. 40).

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