Le cormétable Anne de Montmorency (t. I, p. 4o, note
2. Les chiffres imprime's entre parenthèses sont les dates des lettres d'après le nouveau style. Avant la réforme de 1563, on ne faisait commencer ordinairement l'amiée qu'à Pâques. Les mois de janvier, février, mars jusqu'au 17 pour le moins, et avril quelquefois, jusqu'au 24 au plus tard , étaient donc les derniers mois de l'année. Vo3"ez Y Introduction du tome IV.
3. Cette mention d'un voyage de Monluc à Saint-Quentin et l'indication de lieu Turin nous inspirent quelques doutes sur l'authenticité du document que nous pul^lions. Il n'est fait aucune allusion à ce voyage ni dans les Commentaires ni dans les auti'es documents du temps; d'autre part, en janvier loo4, Monluc était malade et venait de rentrer en Guyenne (t. II, p. 430, et t. IV, p. 9). Peut-être le secrétaire de Gaignières, d'après la copie duquel nous imprimons cette lettre , a-t-il mal lu l'original ? Peutêtre est-elle d'un des frères de Monluc ? Ne connaissant que la copie, nous ne pouvons éclaircir nos doutes.
4. François le Roi, seigneur de Chavigny (t. I, p. 128, note 3).
de vous le redire. Et vous supplie très humblement me faire ceste grâce que de m'octroyer ce que je vous demande^ et je metteré peine de vous faire très humble service, ou je mourray en la peine. Et quant il ne vous plaira me faire ce bien, seray contrainct vous remectre entre les mains ce que m'avés faict donner à sa Majesté et vous aller trouver ; puis, quant seray vers vous, entenderés mes raisons, lesquelz, suis certain, trouvères raisonnables, et que sans cause je ne vous supplie m'otter d'icy. Qui sera pour mettre fin à la présente, après vous avoir supplié très humblement me tenir toujours en vostre bonne grâce; je prieray toute ma vie nostre Seigneur que en très bonne santé vous doint, Monseigneur, longue et heureuse prospérité.
De Thurin, le 3 janvier lôÔS.
Vostre très humble et très obéissant serviteur, Biaise de Monluc*.
(Copie; Bibl. imp., coll. Gaignières, vol. 2789, f" 1.)
1. Nous publions cette lettre sur une copie de la main du secrétaire de Gaignières (vol. 2789, f° t). Une seconde copie du même document se trouve dans le même fonds, vol. 341, f" 153. Une note marginale de la même main que la copie porte que l'original est conservé dans les manuscrits Lamoignon, année 1554, vol. 24. Cette bibliothèque célèbre, qui ne comptait pas moins de i 500 manuscrits et 800 recueils de lettres originales, recueillis au dix-septième siècle par les deux illustres magistrats de la maison de Lamoignon, a été dispersée au dix-huitième siècle et transportée en Angleterre, où elle a été vendue.
o. A MONSEIGNEUR LE DUC DE MONTMORENCY.