‹ Commentaires et lettres (volume 2)Chapitre 28 sur 158 · Alégay, allégé · texte numérisé non relu

Alégay, allégé

tendre faire le voyage avec eulx^ ou bien pai^ terre s'il n'y a grant haste. Toutesfois, s'il y a pourveu, je vous supplie très humblement me mander ce qu'il vous plaist que je face, pour incontinant obéyr à vos commandements^ et adresser^ s'il vous plaist, vos lettres à Bordeaulx chez le président Brassac. Je n'arreste pour cela à faire provision de chevaulx, afin que si ne se présente occasion où sadite Majesté et vous me vueilliez employer , pour me rendre bientost auprès de vostre personne, par quoy vous supplie encore de rechef me mander vostre volunté. Arsoir seulement mon frère receut les lettres du roy du gouvernement d'Albe*, qiie luy avez fait donner, et aussy de la compaignie qu'avez faict donner à mon fils/ dont je vous remercie très humblement; et les biens et honneur, que nous aurons à jamais, n'espérons qui viennent par aultre moyen que le vostre : aussi avons- nous tout à jamais voué nostre fortune soubz la vostre et des vostres.

Qui sera pour mettre fin à la présente, après vous avoii" supplié très humblement me tenir tousjours en vostre protection et bonne grâce, et je prieray toute ma vie nostre Seigneur que en très heureuse santé vous doinct. Monseigneur, longue vie et prospérité.

D'Agen, ce 23* de mars 1553.

Vostre très humble et très obéissant serviteur.

Biaise de Monluc^

(Copie; Bibl. imp., coll. GaignièreSj vol. 344 , f" 5.)

i . Voyez la note de la page 446 du tome I.

2. Copie de la main du secrétaire de Gaignières. L'original, dit une note marginale, se trouve dans les mss. Lanioignon, année 1533, vol. 3. Voyez siîr ce fonds la note de la page 8.

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