C'est-à-dii"e /?«/• le trésorier
mes auprès de moy, cognoissant que, avec Testât qu'il vous a pieu m'ordonner, je n'en sçaurois vivre que quinze jours, et me failloit aller seul avecques ung paige. Il vous en escripra du tout. Qui sera pour mettre fin à la présente, après vous avoir supplié très humblement me tenir tousjours en vostre bonne grâce; et je supplieray tout le temps de ma vie noslre Seigneur que en très heureuse santé vous doint, Monseigneur, longue vie et prospérité.
De Sienne, le XIP^ d'octobre 1 554.
Vostre très humble et très obéissant serviteur, Biaise de Monluc.
(Lectre originale; signaluie autographe; Bibl. imp., coll. Gaignières, vol. 33), f" 249.)
[Sienne, 13 octobre ISS'i.]
Sire, pour ce que le sieui^ de Saint Luc vous saura mieulx dire de bouche en quoy sont vos affaires de par deçà, l'ayant bien et au long veu, que moy le vous mander par escript , m'a semblé estre le meilleur remettre le tout à sa suffisance, et aussy en quel estât il m'a trouvé. Je suis condemné par les médecins de n'estre d'un an bien sain, ne par adventure de ma vie; qui me donne occasion supplier très humblement vostre Majesté que, après le siège de ceste ville, il vous plaise mander quelquun par deçà en ma place. Et cependant, tout ainsi que je suys, je n'espargneray nuict et jour ma vie pour vostre service. Mais après que ledit seigneur de Saint Luc vous
aura dit en quel estât je suys, vostre Majesté pourra considérer que de moy pouvez tirer peu de service, qui est la chose en ce monde qui me desplaist le plus.
Sire, je supplie nostre Seigneur que en très heureuze santé vous doint longue vve.
De Sienne, le Xlll'"^ d'octobre 1554.
Vostre très humble et très obéissant serviteur et subject
Biaise de Monluc*.
(Copie; Bibl. imp., coll. Gaigniéi-es , vol. 34), f" 4 55.)