Claude de Lorraine, duc d'Aumale (t. I, p. 342, note
2. Cette lettre ne porte pas d'indication d'année; mais l'indication du lieu où elle tut écrite suffit pour letrouver sa date.
Bernardin* s'en va à la court et que par luy serez mieulx informé des affaires de par deçà que je ne vous en sauroys eseripre^ n'en feray en ceste présente aultre discours. Il vous advertira de ce lieu où il a pieu au roy me commettre, lequel à présent est en beaucoup meilleur estât qu'il n'estoyt paravant, pour son industrie et dilligence, et à bien peu de coust et en peu de temps ce peult parachever, de sorte qu'il n'est plus possible assiéger le cliasteau ny la ville. De ma part je y mettray toute la dilligence qu'il me sera possible, espérant que par vostre moyen, s'il y a guerre ailleurs et [si] ce pays en demeure quicte, y m'y appellera à luy faire servyce, veu que mon lieutenant et moindre que luy sera suffisant le garder. Car quant à moy. Monseigneur, je vous asseure que ne demande le séjour, et n'ay aultre désii* synon d'achever ma vye à luy faire servyce en lieu de poyne et travail et non en séjour, soit en mer ou en terre, loing ou près. May s que soyt sa volunté, car icy n'en ay que la siegne. Et vous supplye très humblement. Monseigneur, comme au prince du monde que j'ayme le plus et que j'ay plus affection de faire servyce, luy voulloir dire de ma part; et je vous en demeureray toute ma vye de plus en plus obligé et exclamé serviteur; me mectant en subjection, pour tant de biens faictz que journellement recepvons de vous, moy et les myens, prier toute ma vye nostre Seigneur qu'il vous tyegne en très longue et heureuse santé.
i . François Bernardin Vimercati , gouverneur de Chieri (t. I , p. 185, note 2).
De Montalcino, ce XII™® de décembre.
Vostre très umble et très affectionné serviteur,
Biaise de Monluc.
(Lettre originale j signature autographe; Bibl. imp., coll. Gaigoières, vol. 341 ^ fM77.)
2 7. A MONSIGNORE DE JULIANI.
[Montalcino, 2^ di décembre 1556.]
Monsignore de Jiiliani, io ho ricevuto vostra carta, et per rispondarvi , la vendetta cli' io ho preso non è per cansa vostra, perché di voi non euro punto, e quando v' appiccassero non Io stimo un denajo, perché la mia vendetta é perché si correno le terre del re, et fîno ad hora ho fatto ammazzarre fino a 12 in 14 et altrettanti ne tengo prigioni, li quali passaranno poi per la medesima via, come sieno arrivati qua, et il medesimo si fara di quanti si pigliaranno per l'avvenire, e non mi scrivete piu cosa alcuna perché non ho clie fare con voi, ne con vostre carte.
Di Montalcino, il 24 di décembre 1 556.
Monsignore di Monluch.
(Sienne, Archives d'Etat, Provvisioni ^ série XI; communication de M. Benoist.)
TRADUCTION