AUX CONSULS DE MONTAUBAN
[Agen, 6 a\Tll 1565.]
Messieurs les consulz, j'ay receu les lettres que m'avez escript par monsieur Dariat. Par la première je vous respondray que vous debvez vendre les ruynes au plus offrant pour emploier à paier les debtes de la ville, et ne ferez tort sinon à ceulx qui les desrobent*. Quant au demeurant de l'artillerie, je l'ay
1. Une ordonnance royale du 15 octobre 1564 avait enjoint aux habitants de Montauban de démolir tous les forts et tous les
trouvée icy à mon retour, et suys bien ayse de l'obéyssance que de jour à aultre monstrez à l'endroict du service du roy et de ses commandemens. Je ne feray faute, aydant nostre Seigneur, dès que je seray à Bourdeaulx, en faire le rapport à sa Majesté; et tout ce que vous aurez à faire je m'y employeray de meilleure voUonté que pour mes affaires propres. Quant à l'aultre lettre, respondant à ce que je vous ay escript pour l'affaire de Moyssac, j'escriz une lettre à Raulin, laquelle je vous envoyé pour la luy faire tenir : qui est tout ce que je puis fere sans fere tort à personne. Qu'est la fin, après avoir prié le Créateur vous donner. Messieurs, en saincté longue vie.
A Gen, le 6 avril 1 565.
Vostre bien bon amy.
De Monluc\
(Copie; Arch. mun. de Montaaban ; série GG-R; communication de M, Devais, arcliiviste.)
^3 5. A MESSIEURS LES CAPITOLZ DE THOLOSE.
[Bordeaux, 7 mai 1565.]
Messieurs, m'asseurant que me voudriés faire plaisir, je vous ay bien voleu fere la présente pour vous
murs de leur ville (coll. St-Germ. f., vol. 689, 11, f" 5). L'exécution de cet ordre fut plusieui's fois discute'e au conseil du roi et ajournée (voyez les lettres d'Alava, Arch. de l'empire, K. 1503, n" 46 et 50). Enfin Catherine adopta un moyen terme: elle ordonna de restreindre les démolitions aux bastions élevés pendant les troubles (coll. St-Germ. fr., vol. 689, 11, f° 91).
prier bien fort de fere pour l'amour de moy ce que ce porteur vous dira; et si vous m'employés jamais pour vous autres^ en général ou particulier, vous me treuverés prest à me revancher du plaisir que m'aurés faict en cest endroit. Et je prieray Dieu vous donner. Messieurs, en très bonne santé, longue et heureuse vye.
A Bourdeaulx, ce VIP" de mai 1565.
Vostre bien bon amy à vous fere service,
De Monluc.
Toulouse; communi-
( Lettre originale; signature autographe; Arch. miin. de cation tic M. Roschaw, archiviste.)
i3 6. A MONSIEUR MON COUSIN, MONSIEUR DE