Lacune dans notre copie
la recognoissance qu'ils ont de luy et de ses vertueux actes, et luy portent un tel vouloir, que, je vous puys bien asseurer, sa Majesté ne scauroit y mettre ung personnaige qui les entretienne si bien en paix et obéyssance et y faire mieux son devoii' pour son service. Je vous supplie très humblement, Monseigneur, luy faire faire quelque autre bienfaict. Je l'ay toujours cogneu tant homme de bien en toutes occasions, qui me sont présantes, pour faire preuve de sa valleur, que je vous le recommanderoy comme le fays autant que je le scauroys faille mes affaires propres. Et estant, je supplie Dieu vous donner, Monseignem^, très bonne santé , très longue et très heureuse vye.
De Cassaigne, ce XVIIP* jom' de juing 1570.
Vostre très humble et très obéissant serviteur.
(Lettre rapportée de Saint-Pétersbourg et communiquée par M. le comte de Laferrière.)
[Cassaigne, 22 juin 1570.]
Sire, le cappitaine Bernardet, aiclier de vos guardes, de la companye de monsieur le séneschal d'Agenoys, a demeuré en ce pays à ma requeste et prière despuis le commencement de ces derniers troubles, où il a faict service à vostre Majesté, commandant une companye de gens de pied. Et aussi l'ay-je employé en la ville de Lectoure, lorsque les ennemys estoient aux environs d'icelle. 11 s'est si bien acquitté de toutes les charges qu'il a eu en main qu'il vous a
faict service sans reproche aucun. Je l'eusse admené avec moy au voyage de Béarn, qu'il a pieu à vostre Majesté me commander^ n'eust esté que j'ay esté adverty que le dict séneschal d'Agenoys avoit porveu à sa place^ combien que je l'eusse pryé le vouloir excuser veu le service qu'il vous faisoit par deçà. Que me faict vous supplier très humblement. Sire, vouloir commander qu'il soit remis. Il est bon soldat et affectionné à vostre service, et mérite estre entretenu ; et si d'advanture son service n'est nécessaire près de vostre Majesté, je vous supplie très humblement, estant remis, le renvoyer par deçà, où il ne vous sera pas inutille.
Sire, je supphe le Créateur vous donner en parfaicte santé très longue et très heureuse vye.
De Cassaigne, le XII"' de juing 1570.
Vostre très humble et très obéissant suget et serviteur,
(Lettre rapportée de Saint-Pétersbourg et commaniquée par M. le comte de Laferrière.)
[Dax, 9 juillet 1570.]
Sire, monsieur le visconte d'Horte me remonstre comment, à cause de son grand aage, il ne peult tant supporter le travail qu'il puysse seul suffire à faire et ordonner toutes les choses requises pour vostre service en la ville de Bayonne, pour la conservation d'icelle et pays circonvoysins soubz votre obéyssance, d'où il est gouverneur, et que à ceste cause il luy est
besoing avoir ung lieutenant pour le soullaiger en sa charge; qu'il en avoit un, qui est ey-devant mort, lequel avoyt de gaiges de vostre Majesté seullement quatre cens livres par an, mais qu'il n'y a à présent homme qui se peust entretenir de ceste somme, ou qui s'en voilent contanter ; qui me faict vous escrire la présente, et vous supplier très humblement, Sire, vouUoir augmenter les dictz gaiges à celluy qu'il y tiendra deçà en avant, aflin qu'il puysse estre soullaigé en considération des bons et fidelles services qu'il vous a laicts, vous asseurant que celluy qu'il y commettra sera suffisant et expérimenté personnaige, fidelle et loyal subgect et serviteur de vostre Majesté, digne de ceste charge, et en qui vous vous pouvés asseurer et repouser de ladicte place, combien que pour tout cella ledict sieur visconte ne layssera de faire le myeulx qu'il luy sera possible, comme il a accoustumé pour vostre service, auquel il a esté tant affectionné toute sa vie, comme il est encores; que je supplie encores très humblement vostre Majesté, actandu les raisons susdictes, luy accorder la dicte augmentation de gaiges près son dict lieutenant et ordonner qu'ilz luy soient payés.
Sire, je supplie Dieu vous donner en très bonne santé très longue et très heureuse vie.
De Dacqs, ce IX""' jour de juillet 1570.
Vostre très humble et très obéyssant sugect et serviteur.
De Monluc.
(Lettre rapportée de Saint-Pétersbourg et communiquée par M. le comte de Laferrière.)
[Dax, 9 juillet 1570.]
Madame, j'escris au roy l'advertissemen t de mon acheminement par deçà, pour l'exécution de vos commandemens^ et par quel cousté j'ay résollu commencer promptementj avec l'advis et conseil de tous les seigneurs et gentilhommes de ces pays Basque, Béarnois et autres. Et pource que, je m'asseure, vous verres, s'il vous plaist, sa lettre, je ne vous en diray autre chose par la présente. Seullement je prieray Dieu vous donner, Madame, en très bonne santé très longue et très heureuse vye.
De Dacqs, le IX'"'^ de juillet 1570.
Vostre très humble et très obéissant sujet et serviteur,
De Monluc'.
(Lettre rapportée de Saint-Pétersbourg et communiquée par M. le comte de Laferrière,)