XXVIII INTRODUCTION
histoires du temps , les recueils de biographie d'André Thévet, de Lurbe, Papirius Masson, Forquevaulx et Brantôme, écrivains du seizième siècle, souvent témoins des événements qu'ils racontent. De nombreux renvois feront connaître aux étrangers une partie des richesses manuscrites de nos dépôts publics.
La partie géographique appelait spécialement l'attention. Les noms de lieu , surtout les noms italiens , dictés par Monluc, écrits par un copiste gascon, étaient souvent difficiles à reconnaître. Nous avons respecté l'orthographe du manuscrit dans le texte, mais nous nous sommes efforcés de restituer à chaque ville son nom fidèlement écrit dans nos notes. Nous avons trouvé, pour cette partie de nos recherches, d'utiles secours dans les beaux travaux publiés par le gouvernement d'Italie,
Nous rappellerons au lecteur le système suivi pour l'indication des dates. On sait qu'au seizième siècle il était d'usage de commencer l'année à Pâques. Les mois de janvier, de février et de mars se trouvaient donc les derniers de l'année. Nous avons laissé à toutes les lettres et documents historiques, cités dans nos notes, le millésime écrit par le signataire, mais nous avons marqué entre parenthèses la date véritable.
On trouvera parmi les pièces ajoutées l'épître à lanohlesse de Gascongne, qui se lit en tête des anciennes éditions. Cette dédicace, attribuée à Florimond de Remond, a une valeur littéraire qui doit la sauver de l'oubli. Il n'en est pas de même des innombrables épitaphes en vers et en prose, françaises, latines et grecques qui se trouvent à la fin du volume. Ces pièces, étrangères à Monluc, prouvent mieux l'enthousiasme des Bordelais pour la mémoire de ce capitaine que leur talent pour l'épigraphie.
INTRODUCTION. xxix
Malgré les soins que nous avons apportés à l'examen des textes, à la vérification des faits et des dates, nous ne nous flattons pas d'avoir échappé à toutes les erreurs. Nous prions nos lecteurs de nous les signaler. Un errata, publié avec le dernier volume, contiendra toutes les rectifications qu'on daignera nous indiquer.
Messieurs les employés de la Bibliothèque impériale, les archivistes de Paris et des villes de province nous ont fourni des indications bienveillantes. Plusieurs autres savants nous ont aidé de leurs conseils, entre autres M. Servois, notre commissaire responsable, et M. Ludovic Lalanne. Nous nous plaisons à proclamer ce que nous devons à leur expérience, et nous les prions d'agréer l'assurance de notre gratitude.