César IMagyi, connu aous le nom de César de Naples, con
quelques enseignes d'Italiens , du nombre desquelz ne me souvient, et deux mil Alemandz •, et à Reconis, quatre enseignes d'Espaignolz, c'est à sçavoir, Louys Quicliadou , don Johan de Guibaro % Mandosse, et Aguillare^; la cavalerie à Pingues à Vinu et Vigon '; puis s'en alla à Milan, après avoir renvoyé le demeurant de son camp à Quier*, et monsieur de Savoie retiré à Verceil.
Quelque temps après, monsieur de Termes menna une entreprinse, qui ne feust jamais descouverte qu'à monsieur de Boutières et à moy, non pas mesme à monsieur de Tez, qui estoict colonel. Il y avoict ung mercliant de Barges^, grand amy et serviteur de mon-
dottiere italien , successivement au service des Vénitiens, du duc d'Urbin, du pape et de l'empereur. Il devint gouverneur de Vulpian, mestre de camp, gouverneur de Pavie et général de l'artillerie impériale, (Luca contile. Historia di fatti di Cesare Maggi da Napnli, 1565, in-8°, Milan.)
1. Don Juan de Guevare, d'une illustre famille d'origine napolitaine (Imhoff. Généal. Eisp. p. 87) qui comptait en 1530, un Pierre de Guevare, grand seneschal des royaumes de Naples et de Sicile. (Bib. imp. f. fr. vol, 74^4. Nécrol. de Franchomme, ann. 1 530.)
2. Le marquis d'Aguilar, capitaine et diplomate au service de l'empereur ; on peut voir dans une lettre de l'évêque de Limoges au iT)i, en date du 28 mars 1540 {Mém. de Ribiers, t. I, p. 508), le récit d'une délicate mission confiée au sieur d'Aguilar auprès de la duchesse de Parme, fille naturelle de l'empereur, qui prouve à quel degré il possédait la confiance de son maître.