‹ Commentaires et lettresChapitre 42 sur 96 · Cavain, chemin creux ; voyez Duangec, v° cava · texte numérisé non relu

Cavain, chemin creux ; voyez Duangec, v° cava

leurs lances droictes qui ne bougeoinct; et viz aussyle cappitaine Ascanio sur ung petit cheval griz, qui faizoict mettre ses picquiers dens le cavain tous de reng, puis alloict courant aux charrettes, pour les fere ranger près du bout du dict cavain là où ilz esloinct ; et de là couroict au bagaige, le faizant demeurer derrière, puis aux gens à cheval. Et cogneuz bien, à la diligence de ce cappitaine, que c'estoict ung brave homme ; et me mist à deviner ce qu'il adviendroict de nostre combat, me mettant lors en dobte, pour le bon oitlre de ce chef. Si est ce que la volonté ne me changea jamais. Et pendent que le cappitaine Ascanio dressoict son combat, je dressois le mien, et prins la harcquebuzerie, la baillant au cappitaine Gavarret, qu'estoict à cheval •, et nottés que la leur estoict sur le hault du cavain tirant à nous. Je prins les trois cappitaines avecques les picquiers et deffendiz aux harcquebuziers ne tirer jamais, qu'ilz ne feussent de la longueur de quatre picques, et au cappitaine Gavarret qu'il fist tenir cest ordre; ce qu'il fist. Dizaussy au cappitaine Mons qu'il me prestast vingt cinq selades pour m'ayder à thuer les ennemis, car d'ung jour, encores qu'ilz eussent eu ung bras attaché, à peine les eussions-nous sçeu thuer, et le demeurant pourroict combatre leur cavalerie, encores que feussent plus fortz que les nostres; àquoy il s'accorda, et bailla vingt cinq salades au jeune Tilladet qui à présent est seigneur de Sainct Orenx * et au cappitaine Ydron , cheval légier de ladicte compai-

i. Bernard de Tilladet, seigneur de Saint-Orens, d'une famille noble de Gascogne, colonel de la légion de Guyenne en 1569 Voyez le livre V des Commentaires.

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gnie, lesquelz sontencoresen vie, et l)eaucoup d'aultres qu'estoinct en ceste trouppe.

Toutes iioz trouppes niarcharent en ung coup droict à eux. Et, comme je pensois que leur liarcquebuzerie se jecteroict dens le cavain quant ilz verroint approcher la nostre teste baissée, ce feust au contraire; car elle marcha droict à la nostre, et tout en ung coup se tirarent de plus près que de quatre picques. J'avois dict aux nostres que, dez qu'ilz auroint tiré, missent la main aux espées sans s'amuser plus à recharger et leur courussent suz , ce qu'ilz firent. Je coreuz avec noz picquiers par le bout du cavain, et nous jectames à coup perdu parmy eux. Ydron et Tilladet chargarent monsieur de la Trinitat et le rompirent. Noz liarcquebuziers et les leurs se jectarent dens le cavain; toustefois les nostres demeurarent maistres. Et nous picquiers avions abandonné noz picques et estions aux espées; et ainsin, combatant courageusement et thuant, arrivâmes tous aux charettes, comme aussi fist le cappitaine Mons , lesquelles furent ranversees et tous leurs gens en fuytte vers deux maisons qu'il y avoict bas en la plaine. Et porsnivionstousjours nostre victoire, et les gens à cheval thuant parmy eux, bien peu en arrivarent aux maisons, où on en sauva quelques ungz, mais des aultres fort peu; lesquelz encores estoinct si blessé que, je croy fermement , ne firent pas grand fruict. Nostre cavalerie pourtoict en ce temps-là de grandz cotellas trenchans pour coupper les bras maillés et destrancher lesmorions : qu'oncques à ma vie je ne viz donner si grandz coupz. Quant à leur cavalerie, tous furent prins s'en fuyans droict à Fossan, sauf monsieur de la Trinitat, luy cinquiesme.

qu'avoiiict meilleurs chevaulx que les aultres. Le june Tilladet les suyvist, luy troisiesme, jusques à deux harcquebuzades dudict Fossan, et print ung qui sauvoict l'ung des drapeaulx ; car l'enseigne qui l'apportoict l'avoict jecté sur le col de celluy qui amennoict son cheval. Incontinent après nous acheminâmes les charettes et les bagaiges, et failleust retourner par le mesmes chemin qu'ilz estoinct venuz, droict à Marennes, de tant (jue lesdictes charrettes ne pouvoinct passer par aullre lieu. Et pour lorsjeviz ung si grand désordre en nostre faict que, si vingt sellades des ennemys feussent tournées à nous, ilz nous eussent deffaictz, pource que les soldatz à pied et à cheval esloinct si chargés de bagaiges et des chevaulx qu'ilz avoinct gaignés, qu'il ne feust possible au cappitaine Mons de relier uneseulle sellade auprès de luy, ni moy deux harcquebuziers, de sorte que laissâmes les mortz sans estre reserchés et fouillés : dont les vilains de Marennes incontinent après y vindrent et les despoilharent, lesquelz despuis nous ont dict plusieurs foys y avoir gai^né plus de quatre mil escuz; car il n'y avoict que trois ou quatre jours que ces deux compaignies avoint prins monstre pour trois mois. Souvent le butin est cause de la perte ; voilà pourquoy les cappitaines doibvent prendre garde, mesmement lors qu'ilz sçavent des garnisons voisines qui peuvent venir à eux : il est malaisé d'y pourveoir, car l'avarice du soldat est telle qu'il crevé souvent soubz le faix, ne voulant prendre aucune raison en payement.

Et ce faict nous retirâmes à Savillan, où trouvâmes que deux vilains avoinct donné l'alarme à monsieur de Termes, ayant pourté nouvelles que nous estions tous

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deffaictz, lequel trouvâmes demy désespéré; mais après il eut une des plus grandz joyes qu'il eust jamais. 11 y avoict bon marché de besoigne, car il s'i gaigna plus de quarante putains des Allemandz, et plus de vingt des Espaignolz. Geste vilenie feust en partie cause de leur désordre, ^ous voulsimes fere mettre tout au butin et trouvâmes que n'estions que cent quarante cinq hommes et cincjuante chevaulx, et me priarent tous que chescun se tinse avec ce qu'il avoict gaigné, et qu'il me feroinct ung présent, pource que je ne m'estoisamuzé à pilher ; ce que je leur accordiz, voyant tout le monde content : et me donnarent six cens escuz, comme firent aussi les gens à cheval au cappitaine Mons, mais je ne sçaurois dire combien. Voilà ce que nous fîmes ceste journée à la eue de leur camp. Il ne moreust sur le lieu, de noz gens, qu'ung soldat du cappitaine Baron; et cinq ou six blessés, et ung mien corporal, lesquelz tous guérirent. Il y a prou de gens de cheval et de gens de pied en vie qui se trouvarent à ce combat, lesquelz, lorsqu'ilz liront ce livre, ne me desmentiront poinct; et ne sçaurois dire, dont je m'estonne, si monsieur de Caillac s'y trouva, ou si monsieur de Termes le retint avecques luy ; mais, s'il n'y s'i trouva, il estoict dens Saviilan, et luy en soviendra.

Or l'entreprinse qu'avoict le marcquis de Gouast se monstra bien tost, car c'estoict pour s'aller jecter dens Carignan*, et là fere ung fort et y laisser une bonne trouppe de gens de pied, comme il fist. Et le jour que

1 . Carigrian, ville forte du Piémont, avec le titre de principauté. Elle fut prise après la bataille de Cerisolles et ses fortifications furent rasées.

je fiz ceste deffaicte, il campa à ung village près Carmaigiiolle \ à main droicte du chemin de Reconis audict Carmaignolle ; ne me somient du nom. Et à la minuict il envoya la plus part de sa cavalerie passer le Po à Lombriaze, où ung heure ou deux paravant y estoinct passés deux chevalz légiers de monsieur de Termes qui s'estoinct trouvés au combat, et c'estoinct desrobés avecques leur butin, craignant que l'on leur y fist mettre au bloc; et advertirent monsieur d'Aussun et le seigneur Franciscou Bernardin ^ qu'estoinct à Carignan,lesquelz monsieur deBoutièresy avoict envoyés expressément pour le desmanteller, luy souvennant que monsieur de Termes et ledict seigneur Franciscou luy avoinct dict quatre mois paravant que le marcquis feroit cella, et s'en empareroict pour la fortifier, qui seroict choze fort préjudiciable au service du Roy. Je n'aurois que fere d'escripre cecy s'il n'estoict pour monstrer aux junes cappitaines qui liront ce livre, qu'ilz n'attendent jamais fere leur retraicte à la teste d'ung camp, s'ilz ne sont assés fortz pour donner la bataille. Mais, comme ces chevaulx légiers eurent parlé à monsieur d'Aussun, et dict la deffaicte que nous

1 . Carmagnolle, ville forte, avec le titre de comté , située près des rives du Pô.

2. Francisque Bernardin de Vimercat, d'une famille noble du Milanais, surintendant des finances et fortifications en Piémont, capitaine d'une compagnie de chevau-légers. (P. Morigio, Nobilta di Milano, in-4°, 1S9S, p. 226.) Il servit la France en Italie sous les règnes de François I'"' et surtout de Henri II. On voit par une lettre adressée par lui à Brissac le il avril 1SS3 qu'il était alors gouverneur de Quier. (Bibl. imp. coll. Gaignières, vol 2787, fol. 55, copie.) Son fils, Scipion de Vimercat, servit également la France sous les ordres de Brissac.

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avions faict, il luy print envye, comme il avoict le cœur en bon lieu, de fere quelque choze avant se retirer. Ledict seigneur Franciscou ayant entendeu par lesdictz deux chevalx légiers où estoict l'ennemy, il jugea qu'au poinct du jour ilz les auroinct sur les bras et prioict instement monsieur d'Aussun de se retirer; ce que ledict sieur ne volsist jamais fere. Et, ainsi qu'il feust jour, virent le marcquis de Gouast, toute l'enfanterie et partie de gens à cheval , qui marchoinct au long de la rivière. Ledict marcquis s'avança et fîst parler à monsieur d'Aussun, l'amuzant toujours; le seigneur Franciscou luy crioyt que le marcquis ne faizoict cela que pour les amuzer, mais il n'en volsist jamais rien croire (on ne peult fuir son malheur) jusques à ce que deux chevaulx légiers qu'il avoict envoyé sur le chemin de Lombrias luy firent le rapport de la véritté; mais c'estoict trop tard, car la plus grand part de leur cavalerie estoict passée. 11 n'y avoict que deux bateaux ; mais ilz estoinct grandz et avoinct commensé passer une heure après minuict. Alors monsieur d'Aussun dict au seigneur Franciscou Bernardin qu'il se retirast jusques auprès du pont des Loges, et que là il fisse haltou, ce qu'il fisl. De gens de pied, il n'avoit que le cavalier Absal * avec sa compaignie seuUe; et luy dict qu'il s'en allast le petit pas après le seigneur Franciscou, et qu'il fisse souvent

i. Le cavalier Absal ou Assal, capitaine italien au service du roi. TJne montre du 31 mai tS37 nous apprend qu'il commandait à Quier une nombreuse garnison. (Bibl. imp. f. fr. vol. 3120, fol. -189.) Peu de temps après, peut-être à la suite de cette montre, Assal convaincu d'avoir enflé le nombre de ses hommes d'armes sur les états de sa compagnie pour toucher une plus grosse paye.

haltou pour le secourir s'il en avoict besoiiig ; ce qu'il fist. Et tout à ung coup arrivarent cinquante ou soixante chevaulx des ennemis attacquer l'esoaramoiche. Bien est vray que oultre sa compaignie et celle du sieur Franciscou, il avoict trente salades de la compaignie de monsieur de Termes que le vieux Tilladet commandoicî; et estoinct partis d'avec monsieur de Termes, il avoict sept ou huict jours, par le commandement de monsieur de Boutières et prière qu'il luy fist de les y envoyer : ce que ledict sieur regretoict bien, pour ne les avoir à l'heure qu'il attendoict le siège. Ledict sieur d'Aussun commença à fere sa retraicte, et mit ses gens en trois trouppes. L'ennemyle suyvoict toujours de près. Son lieutennent, qui s'appelloict Ihèronim Magrin, mennoict la première trouppe : et aucunesfois les ennemis le mennoinct jusques à la trouppe que mennoict monsieur d'Aussun; autresfois ledict Ihèronim rechargeoict les ennemis, auxquelz arrivoict tousjours force gens. Et comme ilz se virent plus fortz, chargearent le cappitaine Ihèronim à toute bride, et le r'amenarent dens la trouppe de monsieur d'Aussun, lequel fist une cargue, et r'amenna lesdictz ennemis jusques dens leur grand trouppe, laquelle chargea ledict sieur d'Aussun, et le r'amennarent sur les bras du cappitaine Tilladet. Une aultre trouppe d'ennemys qui vennoict encores au galop, outre ceux-là, chargea ledict Tilladet, qui s'estoict avancé pour secourir monsieur d'Aussun :

fut dégradé et condamné à mort. Le roi, en raison de ses services passés, lui fit grâce de la vie. (Du Bellay, édit. du Pant. litt.^ p. 683.) Il reprit du service et obtint même une pension du roi. (F. fr. vol. 3096, fol. 4S.)

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de sorte que l'eniiemy estoict plus fort de gens à chenal quatre foys plus que les nostres. Et tousjours leur arrivoict raffrechissement en mesmes heure qu'ilz passiont la rivière, de sorte que tout ala en désordre et en routte; et feust pourté par terre monsieur d'Aussun, son lieutennent, et plus de cinquante chevaulx prisonniers, le cappilaine Tilladet prins deux fois, et recouvert de ses compaignons, qu'en trouppe sarrés tornarenl vizage jusques au pont des Loges. Le seigneur Franciscou Bernardin, qui estoict en bataille auprès du pont, vist venir sur ses bras tout ce désordre ; et voyant qu'il n'estoict soufizent avec sa trouppe d'y remédier, print party et passa le pont, et là fist teste : qui feust cause que beaucoup de gens des nostres se sauvarentencores, et quitournoinct vizaige, sur sa faveur, au bout dudict pont.

Or le cavalier Absal, qui avoict prins ung peu à main gauche, se retiroict le pas, et souvent faizoict haltou ; que feust occazion qu'il ne peut gaigner le pont; car une partie des ennemis, se voyans la victoire, coururent à luy, qui avait veu toute nostre cavalerie desfaicte et en routte. Chescun peult juger quel courage luy ny ses gens pouvoinct avoir ; lesquelz feurent tous taillés en pièces, le drappeau prins, et il se sauva sur ung petit cheval.

Voilà la routte qu'eust monsieur d'Aussun, plus pour une superbe de vouloir fere quelque choze grande, que non pour faute de cœur ny de conduicte ; car en premier lieu il rangea bien ses trois trouppes, que toutes trois combatirent et sa personne mesmes, ayant esté prins, tenant l'espée sanglante au poing, et en terre, car son cheval estoict mort. Et s'il se feust

voullu contenter de raison , jamais ne feusse entré en disputte avec le seigneur Franciscou Bernardin ; car il avoict faict ce que bon cappitaine pouvoict fere, tant de sa personne que de sa conduicte. Le Roy, après la délivrance dudict seigneur d'Aussun, les appoincta, par ce que le seigneur Franciscou le fit appeller pour luy réparer le tort qu'il luy avoict faict, ayant dict au marquis de Gouast et ailleurs qu'il l'avoict abandonné au besoing. Ledict seigneur d'Aussun le rendit satisfaict et l'ung et l'aultre avoinct bien faict leur debvoir ; mais, si ledict seigneur d'Aussun eust prins le conseil dudict seigneur Franciscou, il n'eustpas esté deffaict. Il n'estoict pas raisonnable qu'il se perdist aussi, ne pouvant réparer sa faute d'avoir tant temporisé à fere sa retraicte à la teste d'une armée. Et si je voulois mettre encores d'aultres exemples de ceux qui veullent combatre à la teste d'ung camp se retirant, je le pourrois bien fere : tesmoingz Mauchane^, où monsieur le maresclial de Strossy^ perdist la bataille, non par faulte de cœur, car il y feust fort blessé, ny à faulte de conduicte, car il avoict aussi bien rengé ses gens pour sa retraicte droict à Luzignan qu'homme eust sceu fere. Le seigneur Mariou de Saincte Flour^, qui

1. Marciano, village de Toscane, où Strozzi fut battu par le marquis de Marignan en 1554. Voyez le livre III des Commentaires.

2. Pierre Strozzi, Florentin, cousin de la reine Catherine de Médicis, capitaine général des galères, colonel de l'infanterie française, puis maréchal de France, lieutenant général du roi en Savoie partage avec B, de Monluc la gloire de la défense de Sienne. Il mourut en Io58, au siège de Thionville. (Forquevaulx, p. 369.)

3. Marioul de Santa-Fior, Florentin. Voyez le livre III des Commentaires.

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me perdist presque toute ma cavalerie auprès de Piance ', en volsist fere de mesmes à la teste d'uiig camp. Celle de monsieur le marcquis de Salusse, à la descente du prince de Navarre au royaulme de Naples, que j'ay cy-devant escript et prou d'aultres qui seroinct longues à recompter. Plusieurs sans considération tombent en ces fautes, comme j'ay cy-devant escript, et en pourrois escripre d'aultres. Je vous prie, cappilaines mes compaignons, ne mespriser mon conseil ; car, puis que tant de vaîUantz et saiges se sont trouves mal de ces retraictes, on n'en peult espérer rien de bon. Il fault vouloir ce qu'on peult et ce qu'on doibt, et non pas à la tête d'une armée attaquer vostre ennemy et entreprendre vostre retraicle.

Le marcquis de Gouast passa le pont l'heure mesmes avecques tout son camp, et se mist dens Carignan, où il désigna ung fort et y enferma le bourg, et l'eust bien tost faict, pour ce que les fossés qui enfermoinct ledict bourg et la ville luy aydarent beaucoup ; et y laissa deux mil Espaignolz et deux mil Allemandz et le seigneur Pierre Collone^ pour chef. Que à la vérité fist une bonne eslection, et ne trompa personne de la bonne oppinion que l'on avoict de luy ; car c'estoict ung homme qui avoict beaucoup d'entendement et de valeur. Laissant à Carmagnolle Cézar de Naples^ avec

1 . Pienza, ville de Toscane dans la province de Sienne. On trouvera dans le IV* livre des Commentaires le récit de la défaite essuyée en 4 557 par Marioul de Santa-Fior.

2. Pirrhus Colonne (Pirro Colona), capitaine italien, avait été gouverneur de Savillan. En i 544 il reçut de l'empereur le marquisat de IMortara.

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