Charles de Gonzague, mort en
2. Claude de Lorraine, duc d'Aumale, troisième tils de Claude de Lorraine, duc de Guise, fut nommé général de la cavalerie, à la création de cette charge en 1S49. Il prit une part active aux guerres civiles sous les ordres du duc d'Anjou et fut tué au siège de la Rochelle en 1373. (Pinard, Chronol. militaire^ t. I, p. 248.)
3. Louis de Bourbon, prince de Condé, né en 1530, frère cadet du roi de Navarre et du comte d'Enghien, devint, sous le règne de Charles IX, le chef du parti huguenot. Fait prisonnier à la bataille de Moncontour, il fut lâchement assassiné par un gentilhomme du duc d'Anjou. Secousse a publié sous le titre de Mémoires de Condé une précieuse collection de pièces sur l'histoire de la guerre civile, de 1559 à 1365. (3 vol. in-4'', 1743.)
de MomorencyS qu'aujourd'huy est inareschal de France, filz aisné de monsieur le connestable; monsieur le conte de Cliarny et son frère', monsieur de La Rochefocquau', et grand suytte de noblesse avecques eux , tellement qu'il y a\oict trois compaignies de gens de pied logés dens Quier, que monsieur le maresclial feust constrainct de les desloger pour loger les princes et sieurs de leur suytte. Je croy qu'il n'y a telle noblesse au monde que la Françoise, ny plus prompte à mettre le pied à l'estrier pour le service de son prince : mais il la fault employer lorsqu'elle est en ceste bonne dévotion*.
i . François de Montmorency, capitaine de cent hommes d'armes en 1551, prit part aux guerres d'Italie, à la défense de Metz, en 1352, et de Théronne, en 15S3. En loo7, il épousa la duchesse de Castro, veuve d'Horace Farneze, fille naturelle du roi Henri H, et devint maréchal de France. Gouverneur de Paris sous le règne de Charles IX, sa modération l'empêcha de se mêler aux guerres civiles. Il mourut en 15"9. — On conserve à la Bibliothèque impériale plusieurs recueils de sa correspondance (f. fr., vol. 3184, 3183, 3204, 3207, etc.).
2. Léonor Chabot, comte de Charny et de Buzançois, fils de l'amiral de Brion, capitaine de cinquante lances le 2 nov, lSb7. Lieutenant du roi en Bourgogne en 1572, il empêcha le massacre des hnguenots organisé par quelques fanatiques à l'exemple de celui de Paris. (D'Aubigné, Hist. unii>., 1626, in-fol, p. 560.) Il mourut en août 1 597, dans un âge fort avancé (P. Ans, t. IV, p. 572). — Son frère, François Chabot, marquis de Mirebeau, guidon de la compagnie du duc d'Aumale en 1558, servit longtemps sous ses ordres (P. Ans, t. IV, p. 573).
3. François, comte de la Rochefoucault, beau-frère du pi'ince de Condé, lieutenant du duc de Guise en 1555, gouverneur de Champagne. Sous Charles IX, il embrassa le parti huguenot et combattit les troupes royales à Dreux, à Saint-Denis et à ]\Ioncontour. Il périt à la Saint-Barthélémy.
4. Brissac, par une lettre du 26 sept. 1551, adressée au ducc^c
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Au bout de quelques jours qu'ilz feurent arrivés, monsieur le maresclial dressa une entreprinse pour aller prendre le chasteau de Lans', qui pourtoict grand domage sur le chemin de Suzeà Thurin, à cause d'une valée qu'il y a despuis Lans jusques au grand chemin; et les soldats dudict Lans estoinct presque tous les jours là , ayant ung petit chasteau à moytié chemin pour leur retraicte. Monsieur le mareschal m'envoya quérir à Monqualier, où je ra'estois faict appourter dens une litière, six sepmaines après que je me feuz ainsi afoulé. Je me fiz monter sur ung petit muUet, et avec une extrême douleur j'arrivay à Quier, et tous les jours m'elTorçois peu à peu de cheminer. Voilà le succès de la prise de Quier et de Sainct Damian; et ast'eure je veois escripre la prinse de Lans.
Monsieur le mareschal et tout le camp marcha droict à Lans, et y estoinct tous les princes et seigneurs susnommés ; et, pource qu'il en y a aujourd'liuy qui m'ayment et aultres qui me haïssent, je veux approcher de la véritté selon la souvenance que Dieu m'en a donné , affin que ceux qui me haïssent ne me puissent reprendre à la vérité, et que les aultres qui ni'ayment prennent plaisir à liie ce que j'ay faict, et se
Guise, nous donne la date de l'arrivée au camp du renfort conduit par ces jeunes princes (Bibl. imp., coll. Gaignières, vol. 323, fol. 143). Voyez aussi dans la Correspondance de Monluc la lettre du l"nov. 1531.
\. Lanzo, petite ville du Piémont, sur la Sture.EUe fut prise le 28 janvier 4332. On trouve à la Bibliothèque impériale trois lettres du maréchal de Brissac au roi, en date du 10 février, du 28 février et du 29 mars de la même année, qui recouunandent au roi le choix du capitaine de Lans et le payement de la garnison (coll. Gaij^n., vol. 2786, fol. 49, 71 et 94, copie).
souvenir de moy : car je veois bien que les historiens en parlent maigrement. Monsieur le maresclial se mist devant avecques tout le camp, et me bailla à conduire l'artillerie avec cinq enseignes de gens de pied et les commissaires d'icelle, qu'estoinct messieurs de Caillac et Duno', qui aussi s'estoinct trouvés à la prinse de Quier. Ledict sieur arriva l'endemain qu'il feust party de Quier à Lans, sur le midy ; et nous, avecques l'artillerie, arrivasmes à l'entrée de la nuict. Le bourg de Lans est grand et cloz de mauvaises murailles ; monsieur le maresclial se logea à ung mil près dudict Lans, en ung aultre bourg, et aux environs de luy la gendarmerie et cavalerie. Tous les princes et seigneurs volsirent estre logés au bourg de Lans , ensemble quelques compaignies de François et Ytaliens , et mesmement monsieur de Bonivet et sa compaignie coronelle. Or à leur arrivée, ilz allarent au pied de la montaigne à main droicte, sortant du bourg; que le sergent majour avoict desjà gaigné le haut d'icelle montaigne, dernier le cliasteau, tout à l'entour duquel sont grandz présupices, et espéciallement sur le dernier, par là où il failloict que monsieur le maresclial allast recognoistre. Et n'y a rien que ne soit présepice, sauf le devant du cliasteau qui respond à la ville; il y a deux bolvertz^ assés grandz, et la porte dudict cliasteau entre deux. Et mettre l'artillerie là, ce n'estoict que perdre temps; et de la mettre du cousté de là où nous venions, il failloict mettre la bouche du
1. Le capitaine Duno, d'une famille noble de Normandie, fut tué au siège de Vulpiano, en 1555. {Mémoires de duFillars, liv. VI.)