‹ Commentaires sur CorneilleChapitre 115 sur 574 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

faire de nécessité vertu, faire ferme, faire brèche, faire halte, etc. ; toutes expressions bannies du vers héroïque.

Vers 46. Remettez en éclat la puissance absolue.

Comme on ne met rien en éclat, on n'y remet rien ; on donne de l'éclat ; on met en lumière, en évidence, en honneur, en son jour.

Vers 48 N'autorisez pas

De plus méchants que vous à la mettre plus bas.

Cette manière de s'exprimer n'est plus d'usage, et n'a jamais fait un bon effet. Remarquez que bas est un adverbe monosyllabe ; ne finissez jamais un vers par bas, a bas, plus bas, haut, plus haut.

Vers 58. Il est temps qu'en son ciel cet astre aille reluire.

Cette métaphore est vicieuse, en ce qu'elle suppose que cet astre de Laodice est descendu du ciel en terre.

Vers 63. Vous savez qu'il y faut quelque cérémonie.

Prusias veut aussi railler. Cette pièce est trop pleine de raillerie et d'ironie.

Vers 66. Elle est prête à partir sans plus grand équipage.

Ce dernier hémistiche est absolument du style de la comédie.

Vers 67. Je n'ai garde à son rang de faire un tel oulrage. Mais l'ambassadeur entre, il le faut écouter; Puis nous verrons quel ordre on doit y apporter.

Ce dernier vers est trop familier ; mais à quoi se rapporte cet ordre? A V ambassadeur, à l'outrage, ou à Véquipage?

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