SCENE I
Yers 5. Il y va de sa vie, et la juste colère
Oiî jettent cet amant les mépris de la mère,
Yeut punir sur le sang de ce fils innocent
La dureté d'un cœur si peu reconnoissant.
C'est à vous d'y penser; tout le choix qu'on vous donne,
C'est d'accepter pour lui la mort ou la couronne.
Son sort est en vos mains : aimer, ou dédaigner,
Le va faire périr, ou le faire régner.
Ces vers forment absolument la même situation que celle (VAndromaque, Il est évident que Racine a tiré son or de cette fange. xMais, ce que Racine n'eût jamais fait, Corneille introduit Rodelinde proposant à Grimoakl d'égorger le fils qu'elle a de son mari vaincu par ce même Grimoald ; elle prétend qu'elle l'aidera dans ce crime, et cela dans l'espérance de rendre Grimoald odieux à ses peuples. Cette seule atrocité absurde aurait suffi pour faire tomber une pièce d'ailleurs passablement faite ; mais le rôle du mari de Rodelinde est si révoltant et si ennuyeux à la fois, et tout le reste est si mal inventé, si mal conduit et si mal écrit, ([u'il est inutile de remarquer un défaut dans une pièce qui n'est remplie que de défauts. Mais, me dira-t-on, vous faites un com-
\. Andromaque, acte I*""", scène iv.