Et le stérile lionncur d'un i4oge impuissant, etc
Il se plaint que les éloges du public n'ont pas contribué à sa fortune. « Mais à présent que le grand Fouquet, héros magnanime, répand l'éclat de sa propre bonté sur l'endurcissement de l'oisiveté de l'auteur, il lui serait honteux d'affermir son silence contre cette douce violence. » Que dire sur de tels vers? Plaindre la faiblesse de l'esprit humain, et admirer les beaux morceaux de Cinna. {Note de Voltaire.)
^- Que tes regards bénins, etc.
On est fâché des regards bénins et de la claire vision, et que, dans le temps qu il fait de si étranges vers, il dise qu'il se sent encore la main qui crayonna l'àme du grand Pompée, (/d.)
Quclfiue nom favori, etc.
Il eût fallu que ces noms favoris eussent été célébrés par des vers tels que ceux des Iloraces et de Cinna. [Id.)
Soil qu'il faille ternir ceux d'Énée et d'Achille Par un noble attentat sur Homère et Virgile; Soit qu'il faille obscurcir par un dernier effort Ceux que j'ai sur la scène affranchis de la mort; Tu me verras le même, et je te ferai dire, Si jamais pleinement ta grande âme m'inspire, Que dix lustres et plus n'ont pas tout emporté Cet assemblage heureux de force et de clarté, Ces prestiges secrets de l'aimable imposture Qu'à l'envi m'ont prêtés et l'art et la nature.
N'attends pas toutefois que j'ose m'enhardir i, Ou jusqu'à te dépeindre, ou jusqu'à t'applaudir; Ce seroit présumer que, d'une seule vue, J'aurois vu de ton cœur la plus vaste étendue; Qu'un moment sufïiroit à mes débiles yeux Pour démêler en toi ces dons brillants des cieux, De qui l'inépuisable et perçante lumière, Sitôt que tu parois, fait baisser la paupière. J'ai déjà vu beaucoup en ce moment heureux: Je t'ai vu magnanime, affable^ généreux ; Et, ce qu'on voit à peine après dix ans dexcuses. Je t'ai vu tout d'un coup libéral pour les muses. Mais pour te voir entier, il faudroit un loisir Que tes délassements daignassent me choisir. C'est lors que je verrois la saine politique Soutenir par tes soins la fortune publique ; Ton zèle infatigable à servir ton grand roi, Ta force et ta prudence à régir ton emploi ; C'est lors que je verrois ton courage intrépide Unir la vigilance et la vertu solide - ; Je verrois cet illustre et haut discernement, Qui te met au-dessus de tant d'accablement; Et tout ce dont l'aspect d'un astre salutaire Pour le bonheur des lis t'a fait dépositaire.