SCÈNE II
Vers 17. Et des morts de son rang les ombres immortelles Servent souvent aux dieux de truchements fidèles.
C'est toujours le même défaut d'intérêt et de chaleur qui règne dans toutes ces scènes. C'est une chose bien singulière que l'obstination de Dircé à vouloir mourir de sang-froid, sans nécessité et par vanité. Mon père a parlé obscurément, mais un mort de son rang est un truchement des dieux. Cela ressemble à cette dame qui disait que Dieu y regarde à deux fois quand il s'agit de damner une femme de qualité.
Vers 38. Agissez en amante aussi bien qu'en princesse.
Jocaste conseille à Dircé de s'enfuir avec Thésée, et de s'aller marier où elle voudra. Elle ajoute que l'amour est un doux maître. Le conseil n'est pas mauvais en temps de peste ; mais cela tient un peu trop de la farce.
Vers 43. Je n'ose demander si de pareils avis
Portent des sentiments que vous ayez suivis, etc.
La réponse de Dircé est d'une insolence révoltante. Des avis (jul portent des sentiments, hien juger des eJioses, du san;j sueè dans un flanc, et toutes ces expressions vicieuses, sont de faibles défauts en comparaison de cette indécence intolérable aveclaquelle cette Dircé parle à sa mère. Toute cette scène est aussi odieuse et aussi mal faite qu'inutile.