‹ Commentaires sur CorneilleChapitre 317 sur 574 · Le 28 novembre · texte numérisé non relu

Le 28 novembre

Racine passa de Timitat^'on de Tacite à celle de Tibulle. Il se tira d'un très-mauvais pas/par un effort de l'art, et par la magie enchanteresse de ce style q4i*-^t^--été-éûîTTrë-qn*rîiii.

Jamais on n'a mieux senti quel est le mérite de la difficulté surmontée. Cette difficulté était extrême, le fond ne semblait fournir que deux ou trois scènes, et il fallait faire cinq actes.

On ne donnera qu'un léger commentaire sur la tragédie de Corneille; il faut avouer qu'elle n'en mérite pas. On en fera sur celle de Racine, que nous donnons avant la Bérénice de Corneille. Les lecteurs doivent sentir qu'on ne cherche qu'à leur être utile : ce n'est ni pour Corneille ni pour Racine qu'on écrit ; c'est pour leur art, et pour les amateurs de cet art si difficile.

On ne doit pas se passionner pour un nom. Qu'importe qui soit l'auteur de la Bérénice qu'on lit avec plaisir, et celui de la Bérénice qu'on ne lit plus? C'est l'ouvrage, et non la personne, qui intéresse la postérité. Tout esprit de parti doit céder au désir de s'instruire.

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