SCÈNE VII ET DERNIÈRE
Versdern.Pour la dernière fois, adieu, seigneur. — Hélas!
Je n'ai rien à dire de ce cinquième acte, sinon que c'est en son genre un chef-d'œuvre, et qu'en le relisant avec des yeux sévères, je suis encore étonné qu'on ait pu tirer des choses si touchantes d'une situation qui est toujours la même; qu'on ait trouvé encore de quoi attendrir, quand on paraît avoir tout dit ; que même tout paraisse neuf dans ce dernier acte, qui n'est que le résumé des quatre précédents : le mérite est égal à la difficulté, et cette difficulté est extrême. On peut être un peu choqué qu'une pièce finisse par un hèlas ! Il fallait être sûr de s'être rendu maître du cœur des spectateurs pour oser finir ainsi.
Voilà, sans contredit, la plus faible des tragédies de Racine