ACTE V, SCÈNE DERNIÈRE
qui sont restées au théâtre. Ce n'est pas môme une tragédie . mais que de beautés de détail, et quel charme inexprimable règne presque toujours dans la diction ! Pardonnons à Corneille de n'avoir jamais connu ni cette pureté ni cette élégance ; mais ftDmment se peut-il faire que personne depuis Racine n'ait approché de ce style enchanteur? Est-ce un don de la nature? Estce le fruit d'un travail assidu? C'est l'effet de l'un et de l'autre. Il n'est pas étonnant que personne ne soit arrivé à ce point de, perfection ; mais il l'est que le public ait depuis applaudi aved transport à des pièces qui à peine étaient écrites en françaisj dans lesquelles il n'y avait ni connaissance du cœur humain, ni bon sens, ni poésie : c'est que des situations séduisent, c'est que^ le goût est très-rare. Il en a été de même dans d'autres arts. En vain on a devant les yeux des Raphaël, des Titien, des Paul Véronèse ; des peintres médiocres usurpent après eux de la réputation, et il n'y a que les connaisseurs qui fixent à la longue lel mérite des ouvrages.
REMARQUES
SUR