RÉGENT, AU NOM DE MADAME D'AVERXE
AU SUJET d'une ceinture Qu'eLLE AVAIT DONNÉE A CE PRINCE
Août 1721.
Pour la mère des Amours Les Grâces autrefois firent une ceinture ; Un certain charme était caché dans sa tissure : Avec ce talisman la déesse était sûre
De se faire aimer toujours.
Eh! pourquoi n'est-il plus de semblable parure?
De la même manufacture Sortit un ceinturon pour l'amant de Vénus. Mars en sentit d'abord mille effets inconnus : Vénus, qui fit ce don, ne se vit pas trompée ; Aussi depuis ce temps le sexe est pour 1 epée. Les Grâces, qui pour vous travaillent de leur mieux, Ont fait un ceinturon sur le même modèle.
Que ne puis-je obtenir des dieux
La ceinture qui rend si belle,
Pour l'être toujours à vos yeux !