Le Franc de Pompignan, auteur d'une tragédie de Zoraïde
LK TRILMVirxAT.
Ce co?nfnencefHent doit être tourné d'une façon plus claire; il semble que vous ne deviez pas être accusé parce que vous avez fait peu de progrès dans, etc.
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Non.
LE TRIUMVIRAT
A'e citez point des païens.
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Si fait.
LE TRIUMVIRAT
« Les calomniateurs savent bien que cette accusation d'irréligion, difficile à réfuter comme à prouver, porte toujours un coup bien dange-
examinant ces vers sur les prêtres païens :
Les prêtres ne sont point ce qu'un vain
[peuple pense,
Notre crédulité fait toute leur science ;
dit en propres mots : Voilà la confession de foi d'un athée.
Un autre, en critiquant ce vers que Henri le Grand, non encore converti, dit à la reine Elisabeth dans la lienriade :
Je ne décide point entre Genève et
[Rome, etc.
assure avec zèle qu'il faut me brûler. Les ennemis dont j'ai déjà parlé n'ont cessé de m'imputer des écrits où je n'ai point de part, et des sentiments qui ne sont point les miens.
On a fait tout ce qu'on a pu pour me rendre odieux, pour me perdre, comme si on avait quelque poste considérable à me disputer. A^
On sait que cette accusation est l'ordinaire et le dernier refuge des calomniateurs. Dois-je m'en plaindre après tout, moi qui, ayant partagé mes études entre les belles-lettres et la pliilosophie, y ai fait si peu de progrès? Dois-je accuser ma destinée, quand les plus grands hommes ont essuyé encore plus d'injustice?
Ne s'est-il pas trouvé des pédants qui ont osé accuser les Cicéron et les Pline d'athéisme? Presque tous ceux qui sous Léon X et sous François P"" ont retiré la chrétienté de la barbarie, n'ont-ils pas eu la même injure à repousser? Comment l'ignorance et la superstition ont-elles traité le grand Galilée? Avec quelle fureur absurde n'a-t-on pas crié à l'athée contre Bayle, ce modèle de raison et
1. Cette lettre A a été posée ici par le triumvirat, et l'on en verra ci-après la raison.
veux. C'est imputer à un homme une maladie cachée et déshonorante. Comment pourra-t-il s'en laver aux yeux des hommes qui ne pénètrent pas dans l'intérieure »
Placez cette phrase excellente à la lettre A, où elle était.
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Non, parce que ce serait répéter de Morbis artificwn, maladie incurable : et que d'ailleurs on croit trouver les marques de cette maladie dans mes ouvrages. .
LE TRIUMVIRAT
Noire avis serait qu'outre le chapitre de r existence de Dieu de M. Locke, vous fissiez mention des autres qui suivent sur la religion, comme aussi de son livre du Christianisme raisonnable.
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Non, car c'est un mauvais livre :
il voulait laver la tête d'un âne.
de probité, ce Baylequi, seul, a bien réfuté Spinosa ?
Descartes n'a-t-il pas soutenu un procès contre un misérable philosophe et un indigne calomniateur nommé Voetius, qui osa l'accuser de nier un Dieu ? Que dis-je? n^ai-je pas entendu des Français qui, ne connaissant du grand Newton que le nom, ont reproché l'athéisme au premier philosophe de l'univers, à ce génie sublime à qui Dieu est aussi indispensablement nécessaire dans son admirable système que le ressort d'une montre l'est à un horloger? Mais aussi ces mêmes personnes assuraient que Newton met les couleurs dans les rayons de la lumière, et non dans nous-mêmes. Voilà comment et par qui on est jugé. N'a-t-on pas , en France, imprimé la même calomnie contre Locke? Les misérables qui débitent ces sottises ne savaient pas que le chapitre de l'existence de Dieu, dans VEssai sur V Entendement humai7i, est le plus beau chapitre de ce livre et le chef-d'œuvre de la raison.
Enfin, en dernier lieu, l'évêque de Cloine ^ a fait un ouvrage intitulé Al-