y a OEdipe dans la copie. C'est une faute évidente
Défense de transporter des espèces, comme si on les transportait pour rien : c'est faire hausser le change contre nous.
Les sommes qu'il saisissait lui appartenaient : il en saisit une fois pour cinquante mille écus.
Il en coûta trente-deux millions de ce temps-là au roi pour acheter les Ligueurs. Est-ce là vaincre et pardonner ? Il n'en coûta rien après la Fronde.
Sully croyait à l'astrologie.
Billet de M'»« d'Entragues déchiré : a Je crois que vous êtes fou. — Plût à Dieu que je fusse le seul! »
Cardinal de Médicis. — Celui qui était chargé de le représenter dit : (( Depuis que je me suis fait traiter de la v , etc. »
A l'inventaire de M. Couet, fameux directeur, le crieur disait : (( OEuvresde Brantôme! Je dois avertir que les deux tomes des Femmes galantes sont un peu usés. »
Pour le Siècle de Louis XIV.
Après les véritables grands hommes, on peut compter une foule de beaux esprits et de littérateurs, qui ne répandirent pas de nouvelles lumières, mais qui conservèrent le feu sacré. Les mauvais livres furent moins mauvais, parce que le siècle passé fut le précepteur du suivant.
Les ouvrages galants, les chansons, les épigrammes, furent, pour les Corneille et les Bossuet, ce que sont nos belles tabatières et nos étuis de côté pour les Girardon et les Bouchardon.
Corneille honore son siècle, malgré tous ses mauvais ouvrages, comme Homère le sien, malgré ses défauts.
Henri IV eût été perdu s'il avait eu un premier ministre; Louis XIII, s'il n'en avait point eu; Louis XIV, affermi, pouvait en choisir un, ou s'en passer.
Qui le croirait? Les carrosses ont contribué à la tranquillité de Paris. Quand on allait à cheval, on était armé en guerre : les querelles étaient plus aisées à faire et à vider. Le carrosse rend tranquille.
On sert les rois d'Espagne et d'Angleterre à genoux; et moi aussi, quand on me déchausse, quand on me donne un lavement.
Les soldats se mettent à genoux quand ils tirent : apparemment pour demander pardon du meurtre.
Les protestants de la Silésie proposèrent au roi de Prusse d'égorger les catholiques. « Mais si eux, vous? — Oh! cela est bien différent : notre religion est la véritable. »
Leibnitz, près d'être jeté dans la mer, tire un chapelet, a Oh ! il n'est pas juste de le noyer, puisqu'il n'est pas hérétique, j)
Richelieu.
André Duchesne avait d'abord dans ses recherches fait la généalogie de la maison de Richelieu, qui descendait d'un bâtard d'un évêque de Poitiers (sous Louis XI) et d'une fille d'un apothicaire, nommée Genouillac, famille fort étendue à Poitiers.
Quand le cardinal de Richelieu fut rentré au Conseil, en 162^, Duchesne fit une autre généalogie : il fit descendre le cardinal d'une Laval, mais il fut détrompé. Il voulut se rétracter, mais le cardinal l'en empêcha.
Le cardinal de Richelieu était fils de François Duplessis de Richelieu, roué en effigie cà Châtellerault pour avoir assassiné le sieur de Mouzon.
Il est faux que ce François de Richelieu ait été envoyé à Cracovie par Charles IX, comme le dit Aubery.
François de Richelieu, ayant eu peine à obtenir des lettres d'abolition de Henri III, se maria avec Suzanne de La Porte, fille de François de La Porte, avocat.
Il eut trois fils : Henri, tué en duel ; Alphonse, le chartreux, et le cardinal Armand-Jean. Celui-ci, étant à l'académie, était faible et hargneux, hautain, querelleur. On lui conseilla de se faire prêtre, de peur d'être lue.
Françoise, sœur du cardinal, mariée d'abord à Jean de Pimpeau, devenue veuve, se fit faire un enfant par Vignerot, joueur de luth, fils d'un garde-chasse, et l'épousa; il acheta la terre de Pontcourlay.
La fille de ce René de Vignerot, nommée Marie, fut mariée au sieur de Combalet, neveu du connétable de Luyncs. Elle fut duchesse d'Aiguillon femelles et n'eut point d'enfants. C'était celle dont le cardinal était amoureux.