‹ Commentaires sur CorneilleChapitre 55 sur 574 · ACTE V, SCENE V · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE V

Vers 33. Ah ! c'en est îrop enfin, et ma gloire blessée Dépouille un vieux respect où je l'avois forcée.

Je ne sais si Héraclius, dans l'incertitude où il est de sa naissance, doit répondre avec tant d'indignation et de mépris à un empereur qui est peut-être son père. Cette scène d'ailleurs fait un grand effet, quoique la perplexité où est le spectateur n'ait point augmenté ; mais c'est beaucoup que, dans un tel sujet, elle soit toujours entretenue ; c'est un très-grand art d'y être parvenu, et c'est une grande ressource de génie. Martian fait seulement un personnage froid dans la scène : il n'y parle qu'une fois, et est un personnage purement passif.

Vers 67. J'accepte en sa faveur ses parents pour les miens, etc.

Toute cette tirade est véritablement tragique : voilà de la force, du pathétique, et de beaux vers.

Vers 80. . . . Donne-m'en pour marque un véritable effet; cela n'est pas français.

Vers 81 . Ne laisse plus de place à la supercherie.

Jamais ce mot ne doit entrer dans la tragédie.

Vers 88. J'aurois pour cette honte un cœur assez léger !

Cela n'est pas français. Un cœur léger pour une honte ! Et cette légèreté consisterait à épouser son frère. Cette scène ne finit pas heureusement.

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