SCÈNE III
Vers 2. Quelque effort que je fasse à lire dans son âme, Je n'en vois que l'effet que je m'étois promis.
Cela n'est pas français ; on a de la peine a lire, on fait effort pour lire, et Veffet d'un effort n'a pas un sens assez clair.
Vers 4. Je trouve trop d'un frère, et vous trop peu d'un fils.
Elle ne fait là que répéter ce que Phocas a dit au quatrième acte ; et cette antithèse de trop et de trop peu est souvent répétée.
Ver? 6. Il tient en ma faveur leur naissance couverte.
Le ciel qui tient une naissance couverte! Ce n'est p'as le mot propre. Couvert ne veut pas dire incertain, obscur.
Vers 18. En crois-tu mes soupirs? En croiras-tu mes larmes?
Il y a ici une remarque importante à faire pour toute la tragédie : c'est qu'il ne faut jamais faire en aucun cas ni soupirer , hi pleurer ceux dont les larmes ne font soupirer ni pleurer per- I Isonne. Pour peu qu'on connaisse le cœur humain, on sent bien /que les soupirs et les larmes d'un Phocas ressemblent à la voix /du loup berger.
Vers 25. C'est me l'ôter assez (son fils) que ne vouloir plus l'être.
— C'est vous le rendre assez que le faire connoître.
— C'est me l'ôter assez que me le supposer.
— C'est vous le rendre assez que vous désabuser.
Ces répétitions, ôter assez, rendre assez, font une espèce de jeu de mots et de symétrie, qui, n'ajoutant rien à la situation, peuvent faire languir.
Vers 31 . Fais vivre Iléraclius sous l'un ou l'autre sort. On ne peut dire vivre sous un sort.