‹ Commentaires sur CorneilleChapitre 564 sur 574 · A M. FABRY · texte numérisé non relu

A M. FABRY

12 février 1772, à Ferney.

Le vieux malade, monsieur, avait toujours pensé que M, le duc d' Aiguillon était surintendant des postes, et il ne l'est point. On me mande que M. d'Ogny aura la plus grande influence dans cette affaire. Il me semble

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qu'un mémoire envoyé par monsieur l'intendant serait bien nécessaire dans ces circonstances. Je ne doute pas que M. Joly de Fieury ne soit convaincu de vos raisons et ne les fasse valoir dans le conseil. 11 me semble que la poste serait mieux à Meyrin que partout ailleurs, puisque c'est le chemin du courrier, et que Meyrin est au milieu du pays. Cet endroit est d'autant plus convenable qu'il y a une brigade établie.

Notre grand malheur, c'est que la petite fourmilière de Genève a pour agent dans Paris un homme à qui ses richesses, son esprit et ses amis, donnent une très-grande considération, et que nous n'avons personne qui nous soutienne. Ce petit coin de terre est entièrement abandonné. 11 a même été longtemps ignoré, et j'ai vu un maréchal de France qui ne savait pas que le pays de Gex fût en France.

Je ne vois encore une fois que M. de Fieury qu'on puisse opposer h M. Necker. Peut-être cette affaire ne sera décidée que quand M. le duc d'Aiguillon aura la surintendance des postes.

Si M. Fabry avait le temps de venir causer un moment avec le vieux malade, il lui expliquerait plus au long ses sentiments; vous ne doutez pa?^ monsieur, de ceux avec lesquels ce vieux bonhomme vous est dévoué pour le reste de sa vie.

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