A M. FABRY
10 mars 1773, à Ferne}-.
Monsieur, le dernier ouragan ayant fait beaucoup de mal à l'église et à la maison presbytériale de Ferney, j'ai demandé un devis des réparations au maçon et au charpentier, et, suivant l'estimation qui sera réglée, fl paraît nécessaire que tous ceux qui demeurent dans la paroisse, soit catholiques, soit protestants, et tous ceux qui ont du bien dans la paroisse, soient taxés proportionnellement. Les seigneurs de la paroisse donneront l'exemple et porteront le plus lourd fardeau.
Je suppose aussi qu'il faut une ordonnance pour mettre la chose en règle, et c'est sur quoi^ monsieur, je demande votre avis.
Je suppose aussi qu'il faut faire régler la demande exorbitante du maçon et du charpentier par quelque architecte. M. Racle serait très-propre à régler les prix. Je vous envoie le devis, qui se monte à plus de trois mille deux cents livres. Je vous prie de vouloir bien me le renvoyer et de me donner votre décision.
J'ai l'honneur d'être avec un attachement respectueux, monsieur, votre
très-humble et très-obéissant serviteur.
Voltaire.