‹ Commentaires sur CorneilleChapitre 67 sur 574 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

Andromède était un si beau sujet dopera que, trente -deux ans après Corneille, Quinault le traita sous le titre de Persée. Ce drame lyrique de Quinault fut, comme tout ce qui sortait alors de sa plume, tendre, ingénieux, facile. On retenait par cœur presque tous les couplets, on les citait, on les chantait, on en faisait mille applications. Ils soutenaient la musique de Lulli, qui n'était qu'une déclamation notée, appropriée avec une extrême intelligence au caractère de la langue : ce récitatif est si beau qu'en paraissant la chose du monde la plus aisée il n'a pu être imité par personne. Il fallait les rers de Quinault pour faire valoir le récitatif de Lulli, qui demandait des acteurs plutôt que des chanteurs. Enfin Quinault fut sans contredit, malgré ses ennemis et malgré Coileau, au nombre des grands hommes qui illustrèrent le siècle éternellement mémorable de Louis XIV.

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