LIVRE VII
lui prit ou tua beaucoup de monde. Le reste s'enfuit et se dispersa dans les cités.
IX. Le lendemain, Vercingélorix convoque l'assemblée : il y expose « Qu'il n'a point entrepris cette guerre pour son intérêt, mais pour la liberté commune : puisqu'il faut céder à la fortune, on peut disposer de lui, soit qu'on veuille apaiser les Romains par sa mort, soit qu'on préfère de le livrer vivant ». Sur cela, l'on députe vers César. 11 ordonne de remettre les armes et de représenter les chefs, et va se placer dans le retranchement, en avant du camp. Là, on amène les chefs, on livre Vercingétorix, on met bas les armes. César se réserve les Eduens et les Arvernes, en vue de s'en servir pour regagner leurs cités. Quant aux autres prisonniers, chaque soldat en eut un à titre de butin.
César ensuite va chez les Éduens qui se soumettent : il y reçoit des députés des Arvernes, qui offrent d'en passer par ce qu'il ordonnera : il exige un grand nombre d'otages, et rend aux deux peuples environ vingt mille prisonniers. Il envoie ensuite chez les Séquaniens T. Labiénus, ayant sous ses ordres M. Sempronius Rutilus, avec deux légions et de la cavalerie ; C. Fabius et L. Minucius Basilus chez les Rémois, afin qu'ils n'aient rien à craindre du voisinage des Bellovaques ; C. Antistius chez les Ambivarètes, T. Sextius chez Jes Bituriges et C. Caninius chez les Butènes, chacun avec une légion; et place dans Matisco et dans Cabillon, villes des Éduens sur la Saône, Q. TuUius
Cicéron et P. Sulpicius pour veiller aux vivres. Luimême, il se décide à passer l'hiver à Bibracte.
D'après les dépêches de César, concernant cette campagne, on ordonna vingt jours de supplications à Rome.
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