BÉES
Angl. Agrimony, Liverwort. — AU. Odermennig.
V Aig remoine d'Eupator est une plante indigène qui possède des vertus astringentes et qu'on emploie assez souvent dans la médecine pepulaire contre les maux de gorge, sous forme de gargarisme, en décoction dans l'eau ou dans le vin. On utilise ces mêmes propriétés astringentes dans l'hématurie, la blennorrhagieet la leucorrhée, soit à l'intérieur, soit en applications topiques. Dans l'Amérique du Nord les habitants l'emploient contre la fièvre inflammatoire.
L'Aigremoine entre dans le Catholicon et Y Eau vulnéraire^
AIL, Allium sativum, L. — Liliacées.
Angl. Commonor cultivated Garlick. — AU. Knoblauch.
Composition. — La plupart des espèces du genre Allium sont abondamment pourvues, principalement dans le bulbe, d'une huile volatile sulfurée (C6H5S), Acre et pénétrante, à laquelle elles doivent leurs propriétés communes d'agents irritants et même vésicants. Au point de vue de l'énergie,
YAllium sativum tient la tête, mais il peut être suppléé par les A. Cœpa (oignon), A scalonicum (échalote), etc.
Action physiologique. — Les émanations du principe volatil des Allium picotent les yeux et font couler les larmes. En contact avec la muqueuse buccale, ce principe détermine une saveur acre et stimule la sécrétion saiivaire. Appliqué sur la peau, un cataplasme de pulpe d'Ail excite la rougeur, la cuisson, et détermine enfin un soulèvement épidermique comme ferait la canthaide ou le garou. Introduite dans le rectum, une gousse d'Ail irrite vivement la muqueuse et occasionne bientôt un mouvement fébrile intense C'était, dit- on, un procédé assez usité par les soldats pour simuler une lièvre éphémère, et obtenir une exemption de service. Le principe volatil de l'Ail est un excitant pour l'estomac; porté dans la circulation, il devient un stimulant diflusible très-puissant, et qui mérite, sous ce rapport, la réputation d alexipharmaque et d'alexithère, c'est-à-dire d'agent propre à combattre les effets hyposlhénisants des poisons et des venins.
L'essence d'Ail subit une modification dans la circulation sanguine, et la substance nouvelle qui prend naissance est douée d'une fétidité repoussante qui en décèle la présence dans l'haleine et la sueur.
Usages. — L'Ail est employé comme irritant local et révulsif; comme agent antiseptique, sur les morsures d'animaux venimeux, et en lavements pour tuer les oxyures.
On le prend à l'intérieur comme antiscorbutique et comme antidote des poisons dépressifs.
Les Hindous s'en servent pour combattre la fièvre intermittente. Celse le conseillait déjà dans ce but. Enfin, on le considère comme diurétique et comme anticalarrhal.
Il entre dans la composition du Vinaigre des quatre voleurs.
airelle myrtille, Vaccinium Myrtillus, L. — Ericacées. Angl. Whortleberries. — Ail. Heidelbeere.
Ce joli arbuste, commun dans nos contrées montueuses exemptes de calcaire, porte des baies d'un violet noir, qui sont rafraîchissantes, faiblement sucrées et légèrement astringentes. On en fait des confitures et un sirop usités dans la dysenterie. Cependant l'usage de ces fruits dispose à la diarrhée. II faut donc les éviter dans l'entérorrhée et cette forme de dérangement de corps où le froid provoque la supersécrétion intestinale et réveille les coliques. Mais les baies de Myrtille conviennent dans la diarrhée bilieuse, l'embarras gastrointestinal et l'entérite aiguë primitive ou secondaire.
ALCUIMILLE VULGAIRE, Alchemilla vvïgaris, L. — Rosacées-Sanguisorbées.
Angl. Leontopodium. — Ail. Lowenfuss.
Ainsi que tant d'autres Rosacées, le Pied-de-lion renferme du tannin et con-
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si i lue un astringent. On fait une décoction de ses feuilles ou de sa racine; on se servait autrefois de son extrait aqueux contre le relâchement du scrotum et des mamelles.
Pereira indique, sans doute par erreur, VA. arvensis comme servant aux mêmes usages, car cette espèce est trop petite pour qu'on ait. songé à la récolter.
L'ÀlclrimilIe vulgaire a passé à tort en Suède pour être l'antidote du Raphanus Raphanistrum, accusé de produire une intoxication désignée sous le nom de raphanie, et qui n'est peut-être que l'ergoiisme.
alcornoque, Boivdichia virgiliokles, Humb. et BonpI. — Légumineuses-Gassiées.
Dans l'écorce d'Alcomoque, on doit distinguer deux médicaments : 1° les couches externes, rougeatres, contiennent du tannin et sont astringentes; 2° les couches internes, chargées d'une gomme-résine jaune, analogue à celle du Cambogia Gutta et teignant la salive en jaune, ont la vertu émétique.
Les Indiens de l'Amérique du Sud, qui administrent l'Aleornoque à doses massives, paraissent en retirer parfois de bans effets dans les maladies de poitrine. Mais en Europe on n'a rien observé de semblable; et ce médicament est complètement abandonné depuis quarante ans.
Ai/MtÉKE^GE, Phipalis Alkekengi, L. — Solanacées. Angi. Winter cherry. — Ail. JvdènMrsche.
Le Coqueret est franchement amer dans ses organes de végétation, sucré et acide dans ses fruits, qui sont des baies d'un rouge orangé, comestibles et servies sur les tables en Angleterre et dans les pays allemands.
L'amertume est due, au moins en partie, à une matière résinoïde, la ph y saline (Dessaigne et Chautard).
Les parties douées d'amertume sont indiquées dans les cas où se donnent les amers dépuratifs, et spécialement le Solarium Dulcamara, qui est de la même famille. Les baies, au contraire, sont diurétiques. La plante entière peut être administrée avec avantage lorsque l'indication de pousser aux urines se ren contre chez des sujets cachectiques. D'après les observations de Cazin, il semble que Y Alkvkenge agisse un peu à la manière du sulfate de quinine. Gendron avait déjà cru y voir un succédané de ce médicament héroïque, mais ses espérances ont été déçues.
En définitive, le Coqueret n'est usité qu'en qualité de diurétique, principalement dans la gravelle, la goutte et les hydropisies. Il doit à la couleur de ses fruits d'avoir été conseillé contre la jaunisse à l'instar de la tisane de carotte ou de garance. Ses organes de végétation s'administrent en poudre à la dose de h à 20 grammes; les baies en infusion ou en pulpe, celle-ci à la dose de 30 à 60 grammes. On les mange également en nature, et l'on préparc avec la plante un vin qui en reproduit assez bien les qualités diurétiques.
ALLELUIA. — VOV. SURELLE.
amjaiise:, Sisymbrium A Maria, Encll.; Erysimum Alliaria, L. — Crucifères.
Angl. Sauce alone. — Ail. Knobelauchkraut.
Cette Crucifère, commune dans les lieux ombragés, doit son odeur à une huile essentielle analogue à celle de l'ail, ou sulfure d'allyle. Il en résulte une étroite analogie d'action entre les deux plantes. Mêmes effets irritants locaux, même stimulation générale, mêmes modifications des sécrétions qui entraînent l'essence altérée.
Aussi YAlliaire a-t-elle été employée comme excitant, rubéfiant, antiscorbutiijiie, anticatarrhal, antiseptique et vermifuge.
ALOÈS socotrin. Fourni par YAloe socotrina, Lamk, DC. A. Barbade ou de la Jamaïque, Aloevulgaris et A. sinuata, Lamk, DC. ; Et A. du Cap, Aloe ferox, Lamk^ A. horrida, A. spicata, Thunb. , et A. linguceformis, L., fam. des LiliacÉes.
Angl. Aloes. — Ail. Aloe.
Outre ces variétés, il en existe un grand nombre d'autres dans la matière, médicale, notamment VAloès hépatique etYAloès caballin, autrement dit fétide, réservé pour la médecine vétérinaire.
Composition. — VAloès renferme un principe amer et une résine de couleur puce (Braconnot). Il faut y joindre un peu d'albumine, et, d'après Trommsdoriï, une trace d'acide gallique.
Le principe amer {aloïne, Smith; aloésine, Pfaff; matière saponacée, TrommsdorlT) est une substance quaternaire azotée, brune, amère, trèssoluble dans l'eau, insoluble dans l'éther et l'alcool pur.
La résine, au contraire, se dissout dans l'alcool, l'éther et les solutions alcalines.
Enfin, ce que Trommsdoriï a pris pour de l'acide gallique constitue un principe spécial : V acide aloésique.
V aloïne, substance cristallisable, retirée par les frères Smith, représenterait suivant eux les propriétés de l'Aloès avec une puissance quatre ou cinq fois plus grande. Toutefois Ed. Robiquet et Vigla pensent que l'action purgative réside dans les produits de sa transformation.
Action physiologique. — Les Aloès possèdent tous une saveur amère plus ou moins nauséeuse et une odeur douceâtre ou forte et désagréable. Quand on en laisse se dissoudre clans la bouche avant d'avaler, l'impression sur les premières voies est suivie d'un sentiment de dégoût et d'horripilation.
Parvenu dans l'estomac, l'Aloès agit à peu près comme font les amers et ouvre l'appétit. Ultérieurement il produit des effets purgatifs offrant quelques particularités qui les distinguent. D'abord ces effets sont très-longs à se montrer : cinq ou six heures chez l'homme, quinze à vingt chez le cheval. Ensuite
ALOÈS SOCOTRIN. 9
ils se caractérisent par l'évacuation d'une grande quantité de bile. Enfin ils s'accompagnent d'une irritation marquée et d'une fluxion sanguine de la fin de l'intestin.
Ces phénomènes sont diversement interprétés. Wedekind, dont l'opinion prévaut actuellement, suppose que pour déterminer ses effets cathartiques, l'aloès doit être préalablement absorbé et porté dans le foie, dont il excite alors la sécrétion.
Il s'appuie sur la lenteur des résultats, soit qu'on administre le médicament par la bouche ou par le rectum; sur la manifestation de deux pui gâtions successives lorsqu'on associe l'aioès à un sel neutre; sur l'absence d'effets quand la bile fait défaut dans l'intestin, chez les ictériques; sur l'existence du maximum d'action chez les sujets bilieux et sur la possibilité d'obtenir les effets purgatifs par une application topique en dehors des voies digestives. Ces circonstances comportent d'autres interprétations.
En premier lieu, si les selles se font attendre, cela peut tenir à la lenteur avec laquelle se font les réactions (sécrétion et contraction réflexes) de l'appareil biliaire à la suite des impressions faites sur l'orifice inférieur du canal cholédoque et la muqueuse du voisinage. En second lieu, il est difficile de comprendre que l'absorption de l'Aloès puisse s'effectuer en présence du sulfate de soucie, qui excite rapidement l'hypercrinie intestinale et l'expulsion des matières alvines; mais si, dans ces conditions, deux purgations s'observent réellement, on peut les expliquer aussi bien par un effort naturel de la glande hépatique à la suite de toute purgation, ou par la présence dans le duodénum d'une certaine proportion d'aloès, qui n'a pas été entraîné en même temps que le flot séreux provoqué par le sel neutre. Troisièmement, l'inefficacité de l'Aloès, quandles voies biliaires sont oblitérées, prouve simplement que le flux bilieux a sa part, une part peut-être prépondérante dans l'irritation intestinale d'où dépendent l'hypercrinie et l'expulsion réitérée des fèces, ou bien que la bile est un dissolvant utile au principe résinoïde de l'aloès. Dès lors il est facile de comprendre pourquoi les polycholiques sont mieux purgés que les autres. Quant à la possibilité d'obtenir des effets purgatifs par une absorption effectuée à l'extérieur du corps, elle s'accorde aussi bien avec la manière de voir exposée ici qu'avec la théorie de Wedekind, car le même fait s'observe pour le tartre stibié dont personne ne songe cependant à contester l'action locale et directe sur l'estomac.
Ce n'est pas à dire pour cela que l'Aloès ne puisse s'absorber par la muqueuse intestinale, ni circuler dans le foie dont il activerait la sécrétion. Il est au contraire conforme à l\ma!o"«£a(lm<>ltn> que les choses se passent ainsi, puisque l'Aloès est une substaiM^sinqïtk assez rapprochée de celles qui filtrent dans la composition de la bUe^^^Hn^nt ce procédé est probablement exceptionnel.
jNous avons dit que l'abondance du flux biliaire est un autre caractère de la purgation aloétique. Cette abondance s'explique également bien dans les deux
manières de voir, soit qu'on admette l'irritation duodénalc et cholédoque avec la cholirrhée réflexe (Gubler), soit qu'on fasse intervenir l'absorption préalable et le transport dans le parenchyme hépatique (Wedekind). Reste la fluxion de la fin de l'intestin.
On peut l'attribuer à l'action directe de l'Aloès sur la muqueuse rectale, à celle de la bile sur la même région; ou bien la considérer comme une manifestation de la stase veineuse du foie avec retentissement sur les veines mésaraïques. Suivant toute apparence, ces trois causes se réunissent pour produire le phénomène. H faut encore y joindre la prédisposition du sujet aux congestions hémorrhoïdales. Cette congestion de la fin de l'intestin et de l'appareil uro -génital a pour conséquence l'irritai ion de ce dernier système organique et l'excitation génésique. Il en peut résulter encore des hémorrhagies vésieales et la ménorrhagie ou des épistaxis utérines.
L'absorption de l'Aloès étant nécessairement inverse de son action purgative,
11 ne doit en pénétrer que très peu dans les racines de la veine porte, et l'élimination doit avoir lieu directement par la glande hépatique, sans qu'aucune portion, arrivée dans la circulation générale, puisse exciter le rein. Cependant la diurèse s'est montrée quelquefois accrue à la suite d'un purgatif aloétique.
Quand l'Aloès est administré à doses assez fortes pour devenir énergiquement purgatif, il donne lieu indirectement à la faiblesse, au ralentissement du pouls et à l'abaissement de la température que produit toute spoliation de môme valeur. Contrairement à l'assertion de Giacomini, l'Aloès n'est clone pas un hyposthénisant direct.
Substances auxiliaires et synergiques. — Les autres résines ou gommes-résines purgatives, principalement la gomme-gutte , le calomel, qui provoque également le flux de bile, sont des auxiliaires souvent associés à l'Aloès dans les nombreuses formules dont il est l'objet.
Les alcalins sont adjuvants en ce sens qu'ils favorisent la solution des substances résineuses; les aromatiques parce qu'ils empêchent les coliques.
Substances antagonistes, incompatibles. — Les narcotiques contrarient les effets de l'Aloès comme ceux de tous les purgatifs; les acides ne sont pas favorables à son action.
Usages. — L'Aloès, à petites doses, est employé comme apéritif et stomachique dans l'anorexie et la dyspepsie liées à l'atonie stomacale et à la pénurie de la sécrétion biliaire.
A doses plus fortes, il est très-fréquemment usité comme purgatif. On doit le préférer à d'autres chez ks sujets phlegmatiques dont la muqueuse digestive est torpide, la tunique musculaire atone, et lorsqu'on veut faire couler la bile, déterminer l'effort menstruel ou l'activer; enfin, pousser aux hémorrhoïdes et les rendre fluentes.
Il est contre-indiqué toutes les fois qu'il existe de l'entéro-colitc, de l'hépatite, des varices du col vésical et des hématuries, des méfrorrhagies congestives avec tendance à l'avortement, ou bien quand on n'a aucun intérêt à provoquer
A LOi- S SOCOTRIN. il
un flux hémorrhoïdal et qu'on craint d'exaspérer des hémorrhoïdes enflammées.
11 est superflu de faire remarquer, après trousseau et Pidoux, que ï'Aloès ne crée pas des hémorrhoïdes de toutes pièces, et que, sans la disposition organique préalable, il donnerait plutôt un flux dysentérique qu'un bourrelet variqueux de la veine mésaraïque inférieure. Ce purgatif n'engendre pas davantage un ovule, il ne fait que décider ia congestion sanguine, la rupture de la vésicule de Graaf et l'hémorrhagie utérine qui signale la dernière phase de l'ovulation spontanée. Toutefois Ï'Aloès à doses faibles et répétées peut, en maintenant l'bypérémie des veines et de l'appareil génital interne, favoriser la nutrition et la maturation de l'ovule prédestiné; de même que la phlegmasie chronique d'une articulation ou du squelette d'un membre occasionne le développement luxuriant du système pileux de la région.
En qualité de drastique et peut être par une action spéciale, Ï'Aloès exerce, dans certaines conditions, une action vermifuge contre les ascarides lombricoïdes, et mieux encore contre les oxyures, lorsqu'il est porté directement dans le rectum.
L'action topique de l'aloès était autrefois mise à contribution pour tonifier les ulcères et les surfaces muqueuses enflammées et affectées de suppuration,
Maintenant, les effets directs et immédiats de Ï'Aloès peuvent être recherchés pour des objets différents et au milieu de circonstances diverses, ce qui multiplie singulièrement le nombre des conditions morbides où son emploi peut être avantageux. Ainsi ï'Aloès est indiqué dans la multitude des cas où les purgatifs sont utiles. L'hypercrinie bilieuse et muqueuse, la fluxion sanguine qu'il détermine, détournent une autre fluxion ou tarissent un catarrhe sur un autre point. De cette façon, les aloétiques, dont l'action primitive est assez simple, deviennent, dans les mains du tacticien habile, les instruments efficaces de la révulsion, de la dérivation et de plusieurs autres médications qui, bien qu'armées du même moyen, sont cependant distinctes, et par le but qu'elles se proposent, et par le procédé à l'aide duquel elles s'efforcent de l'atteindre.
Modes d'administration et doses. — Entièrement soluble dans l'alcool, Ï'Aloès s'administre quelquefois en teinture vineuse ou alcoolique. Plus souvent on le donne en pilules. On le prescrit à des doses variables de 5 centigrammes à 1 gramme, pur ou associé à d'autres agents synergiques ou adjuvants. Les doses les plus faibles conviennent lorsqu'on veut simplement exciter l'appétit et stimuler les fonctions digestives. Il faut augmenter la masse quand on veut obtenir les effets purgatifs ou fluxionnants.
i° Comme apéritif et stomachique l'aloès peut être donné sous forme de :
Pilules ante ciàum, ou grains de vie. — (iliaque pilule de 20 centigrammes contient environ 10 centigrammes d'aloès , 5 centigrammes d'extrait de quinquina, une proportion trois fois moindre de cannelle, environ 2 centigrammes, le reste étant représenté par du sirop d'absinthe.
Pilules ou grains de santé du docteur Franck. — On suppose que la
pilule de 10 centigrammes était, en majeure partie, formée d'aloès. Dans la formule généralement suivie, chaque pilule contient de 3 à k centigrammes d'aloès et de résine de jalap, et à peine 1 centigramme de rhubarbe avec du sirop d'absinthe.
2° Comme purgatif il convient de donner :
Pilules cVAnderson ou écossaises. — Chaque pilule de 20 centigrammes contient environ 8 centigrammes d'aloès, autant de gomme-gutte ; le reste en essence d'anis et sirop de sucre. Deux à six pilules.
Pilules hydragogues de Bontins modifiées. — Elles sont également de 20 centigrammes, et renferment parties égales d'aloès, de gomme-gutte et de gomme ammoniaque. Deux à six.
Lavement d'aloès (Clark). Poudre d'aloès, 5 grammes; décoction d'avoine, ,300 grammes.
Contre les ascarides et pour provoquer les hémorrhoïdes. 3° Comme emménagogue l'Aloès entre dans trois préparations principales :
Pilules de Ru fus. — Elles sont de 20 centigrammes, dont 10 centigrammes d'aloès, 5 centigrammes de myrrhe et 25 milligrammes de safran ; <le plus, du sirop d'absinthe.
De cinq à dix comme purgatif emménagogue.
Elixir de propriété de Paracelse. — Ce n'est, pour ainsi dire, qu'une teinture alcoolique faite avec la masse pilulaire de Rufus.
Pilules d'aloès et de fer (Pereira). — Chaque pilule, d'environ 32 centigrammes , contient approximativement 6 centigrammes de sulfate de fer, h centigrammes d'aloès barbade, et le reste en poudre aromatique et conserve de roses rouges. De une à trois pilules comme emménagogue dans l'aménorrhée atonique, cîilorolique.
On prescrit encore l'Aloès en collyre, injection, lotion et pommade.
amandes A.MÈRES. Semences de V Amygdalus communis, var. amara,