‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource] (volume 2)Chapitre 14 sur 276 · ANIS VERT OU ANIS · texte numérisé non relu

ANIS VERT OU ANIS

adynamiques ou de les relever à la suite de longues souffrances. Ei!e rend de services dans les dyspepsies atoniques, dans les fièvres intermittentes et rémittentes bilieuses des pays chauds, dans certaines fièvres continues de mauvais caractère, dans la débilité générale et dans les catarrhes des muqueuses. On en fait aussi des applications topiques sur les ulcères scorbutiques et putrides

Mode d'administration et doses. — L'écorce des Cusparia se donne en poudre à la dose de 2 à fi, jusqu'à 12 grammes par jour.

Les moines hispano-américains en font un extrait. En Europe, on l'emploie de préférence sous forme de teinture , & infusion ou de décoction : la première à la dose de k à 8 grammes, et la seconde à la dose de 30 à 60 grammes; la troisième étant réservée pour l'usage externe.

amis étoile — Voy. Badiane.

amis vert ou anis, Pimpinella Anisum, L. — Ombellifèril

ÀMMiNÉES.

Angl. Ânise, Aniseed. — Ail. Anis.

Le Pimpinella Anisum vient spontanément dans l'archipel grec et en Egypte.

Composition. — Ses semences contiennent de l'huile volatile, de la résine, de la stéarine et de la chlorophylle combinées, une huile grasse et nombre d'autres principes de moindre importance (Brandes et Keimann). L'huile volatile est même double (Cahours), l'une solide à la température ordinaire (stéaroptène), l'autre liquide (éléopîène); celle-ci trois fois plus abondante que l'autre.

Action physiologique. — Les Anis sont les semences d'Ombellifère les plus usitées parmi nous en raison de leurs qualités agréables autant qu'énergiques. Quand on les mâche, ils développent un goût fortement aromatique et chaud, qui excite la- sécrétion salivaire, et laisse à sa suite, au contact de l'air, une sensation de fraîcheur analogue à celle de la Menthe. Dans l'estomac ils ne produisent qu'une sensation de chaleur, et déterminent par action réflexe des contractions plus énergiques de la tunique musculaire, favorables au\ actes chimiques de la digestion et capables d'expulser les gaz qui se trouvent en excès dans fe ventricule et même dans le reste du tube digestif.

Absorbée, l'huile essentielle d'Anis porte l'excitation dans l'appareil circulatoire; le pouls devient plus fréquent et plus fort; la chaleur augmente, ainsi que le développement du réseau capillaire. Si la dose ^si forte, il survient du mai de tête. La sueur met fin à celtr fébricule artificielle. Quelquefois if y a accroissement de la diurèse.

L'huile volatile et la résine s'échappent par les voies respiratoires, la sueur, l'urine et le lait. On en reconnaît ie parfum dans cette dernière sécrétion, tandis que l'urine acquiert sous son influence une odeur désagréable, qui prouve que l'essence s'est en partie transformée dans la circulation sanguine.

En traversant ses voies d'élimination, l'huile volatile d'Anis produit des effets variables selon l'appareil : excitant l'activité sécrétoire des uns (glandes sudoripares ordinairement; reins quelquefois; mamelles peut-être); diminuant celles des autres (muqueuses en général, particulièrement celles des bronches et de l'appareil urinaire) .

Usages. — L'Anis sert à fabriquer une liqueur de table très-estimée, il entre comme condiment dans plusieurs mets.

En médecine, il est employé comme stimulant de la digestion dans la dyspepsie a tonique ou par défaut d'action de l'estomac; comme excitant de la contraclilité gastro-intestinale, afin d'expulser les gaz en excès; comme calmant des coliques flatulentes, surtout chez les enfants; comme correctif de l'action irritante des cathartiques. Enfin on l'a quelquefois administré dans le but d'activer et de modifier la sécrétion lactée, ou bien de réduire la quantité et de diminuer la purulence de l'expectoration.

Modes d'administration et doses. — On mâche et l'on avale quelquefois des anis en nature, ou ce qu'on nomme des anis couverts de Verdun ou de Flavigny, c'est-à-dire enveloppés d une couche de sucre.

Plus souvent on prend de Yinfusion d'anis ou de la teinture alcoolique (Anisette de Bordeaux, Crème d'Anis).

ANSÉRINE VERMIFUGE, Chenopodium anthelminthicum, L. — ChÉnopodacées.

Angl. Wormseed. — Ail. Wurmtreibender Gdnsefuss.

L' Ansérine vermifuge, assez voisine de Y Ambroisie du Mexique, est une plante des États-Unis d'Amérique, dont toutes les parties, mais principalement les semences, sont chargées d'une huile volatile à laquelle elles doivent une odeur balsamique et un goût piquant et aromatique.

Action physiologique. — Analogue à celle du Ch. ambrosioides ; elle s'en distingue cependant par une influence délétère sur les parasites intestinaux de l'homme. Le pouvoir vermifuge du Ch. anthelminthicum est en effet mis hors de doute par une longue expérience.

Usages. — Bien qu'elle soit stimulante et antispasmodique, l' Ansérine vermifuge n'est employée que pour chasser les Ascarides lombricoïdes. Ce sont les graines qui sont préférées, à cause de leur plus grande richesse en huile volatile.

On les prescrit en électuaire avec du sirop de sucre ou de la mélasse. Le suc de la plante se donne à la dose d'une cuillerée à soupe aux enfants, et de quatre à cinq cuillerées aux adultes. Enfin on administre la décoction d'une poignée de feuilles danfdu lait. V huile essentielle {wormseed oil), plus énergique, est administrée même contre le ténia.

akbsoisu:k, Arbutus Unedo, L. — Ericacées.

Angl. Arbute, Strawberry-tree. — Ail. Erdbeerbaum.

Les fruits de cet arbuste sont sphériques, hérissés et rouges, ce qui les fait

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