‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource] (volume 2)Chapitre 37 sur 276 · CBAÏV DE BRETAGNE. — V()V. RAIFORT SAUVAGE · texte numérisé non relu

CBAÏV DE BRETAGNE. — V()V. RAIFORT SAUVAGE

cresson DE fontaine, Nasturtium officinale, DC. — Crucifères. Angl. Water Cress. — AH. Brunnen Kresse.

Composition. — Cette plante cosmopolite, qu'on trouve dans les eaux vives des cinq parties du monde, contient, d'après Chatin, une huile essentielle sulfo-azotée analogue à celle des autres Crucifères, un extrait amer, de l'iode, du fer et des phosphates, etc.

L'huile essentielle très-anière et très-odorante donne aux plantes la saveur piquante. Contrairement à l'opinion reçue, Chatin soutient que le Cresson, non plus que les autres plantes de la famille, ne perd pas la presque totalité de son huilé volatile par la dessiccation. L'iode fixé par la potasse ne se perd pas davantage. Mais le principe huileux volatil peut se dissiper tout à fait par la coction prolongée.

Action physiologique. — Le Cresson produit dans la bouche une saveur piquante et amère, et dans l'estomac une chaleur plus ou moins marquée, selon la quantité ingérée. Il est stimulant, et Bobe-Moreau l'accuse d'avoir produit la rougeur de la face, des vertiges et de l'oppression. Les principes introduits dans la circulation sont ensuite éliminés par l'haleine, la peau et les urines, d'où la diurèse abondante parfois observée.

L'usage prolongé du Cresson détermine sur l'économie un effet altérant qui en fait l'un des meilleurs dépuratifs et antiscorbutiques.

CROTON-TIGLIUM. 95

Usages. — Le Cresson se mange habituellement en salade ou comme assaisonnement. C'est un aliment qui convient aux sujets lymphatiques, scorbutiques et goitreux. On le recommande aussi contre les maladies des voies urinaires, les calculs et contre les catarrhes chroniques des bronches.

Les médecins prescrivent encore le Suc et le Sirop de Cresson. En outre, le Cresson entre dans le Sirop antiscorbutique ; il faisait naguère partie de plusieurs préparations actuellement délaissées.

CRESSON de para, Spilanthes oleracea, L. — Composées ou Synanthérées-Sénécionidées.

Àngl. Speat leaved Spilanthes. — Ail. Falsche Fleckblume.

Composition. — Le Spilanthes oleracea, originaire de l'Amérique méridionale et subspontané en Provence, contient, d'après Lassaigne, une huile volatile odorante et acre, de la gomme, de i'extractif, de la cire, une matière colorante jaune, du sulfate de potasse et du chlorure de potassium. C'est à Yhuile essentielle qu'il doit ses propriétés énergiques.

Action physiologique et usages. — Le Cresson de Para possède une saveur poivrée, brûlante, qui excite la salivation d'abord, et ensuite l'action digestive de l'estomac, avec une sensation de chaleur marquée à la région épigastrique. Son action générale est stimulante. Il est usité comme condiment. On le conseille comme masticatoire etsialagogue, même comme hydragogue et vermifuge. C'est un excellent antiscorbutique, d'autant plus précieux, qu'il est à peu près le seul que produisent certaines contrées chaudes du globe.

On en prépare une alcoolature qui se prend à la dose de 10 à 30 grammes en potion, et en quantité plus forte sous forme de collutoire ou gargarisme. Il entre dans plusieurs compositions complexes.

CROTOX-TIGLIOI, Croton Tiglium, L. — EuPHORliïACÉES.

Angl. Purging Croton. — AU. Purgier Baum, purgier Holz.

Composition. — Celte Euphorbiacée arborescente de l'Inde et de l'extrême Orient fournit des semences dans lesquelles on a découvert : une huile fixe et de l'acide crotonique^ (Pelletier et Caventou), une huile volatile (Brandcs), une résine jaune-brune, de la stéarine, de la cire et quelques autres principes de moindre importance.

Vacide Crotonique, l'un des principes actifs du Tigli, est un acide gras, volatil, solidifiable à — 5° centigrades, formant des sels avec les alcalis et les oxydes terreux.

p V huile volatile et la résine ont également une pari dans l'action irritante et purgative de l'huile de Croton. Celle-ci est solublc dans le** autres huiles fixes et volatiles, dans l'éther et dans l'alcool.

Action physiologique. — L'huile de Croton est un irritant acre des plus violents. Sa vapeur seule cause du picotement, de la rougeur, du larmoiement

et de l'inflammation des yeux. Appliquée sur la peau, elle détermine en quelques heures une vive irritation et une éruption dense de petites vésico-pustules. En très-petite quantité sur la langue, elle cause une cuisson extrême et une salivation prolongée. Introduite dans le tube digestif, elle occasionne d'abord une sensation d'âcreté dans le gosier et de chaleur dans l'estomac, avec des nausées parfois suivies de vomissements, puis des coliques, des tranchées et des évacuations alvines très-nombreuses, d'abord fécales, puis aqueuses, et souvent de la supersécrétion urinaire, pourvu que la dose soit d'une demi à deux gouttes. Il résulte quelquefois de cette dernière quantité une véritable superpurgation avec les symptômes cholériformes habituels. A dose plus forte, elle produit des accidents toxiques graves. On a vu survenir des convulsions et la mort en trois jours.

Il n'est pas invraisemblable que l'huile de Croton ne puisse être absorbée même par la peau, et parvenir dans le sang; mais les purgations observées à la suite de frictions sur la région abdominale ne sont probablement que des faits de coïncidence, et ne suffisent pas à démontrer rigoureusement le passage des principes drastiques dans le réseau sanguin du derme, et de là dans la circulation.

L'action des semences du Croton Tiglium ne diffère de celle de l'huile que par une intensité un peu moindre. Toutefois on a vu l'ingestion d'une seule graine fraîche devenir fatale, ce qui semble indiquer que l'huile volatile, alors plus abondante, puisqu'elle se transforme progressivement par oxydation en acide crotonique, est l'agent le plus actif des effets irritants et drastiques de 'huile de Tigli.

Substances synergiques, auxiliaires. — L'huile du Croton Pavana et du gros Pignon d'Inde (Jatropha Curcas), la résine du Tliapsia garganicay produisent les mêmes effets. L'huile de Ricin et d'autres purgatifs résineux sont les auxiliaires de l'huile de Croton.

Substances antagonistes. — Toutes les substances émollientes et narcotiques enchaînent un peu les effets irritants du Croton. Malgré cela, ou plutôt à cause de cela, l'addition des mucilagineux et des matières absorbantes inertes est utile, en ce qu'elle empêche l'action de l'huile de s'épuiser sur un seul point, et permet à l'irritation de se continuer le long du tube digestif au fur et à mesure que l'huile se dégage de son correctif.

A dose massive, les mucilagineux et les délayants serviraient à masquer plus complètement en même temps qu'à entraîner le drastique, et remédieraient à ses effets irritants.

Usages. — L'huile de Croton Tiglium est un drastique précieux par son énergie et par le petit volume sous lequel sa puissance s'exerce. Elle convient d'une part aux sujets indociles et difficiles, d'autre part à ceux dont la constipation, l'embarras ou l'occlusion de l'intestin sont accompagnés d'un état torpide du tube digestif, ou qui réclament d'abondantes évacuations pour se débarrasser d'une hydropisie, ou conjurer une hémorrhagie cérébrale, etc.

CUBËBE OU POIVKE-A-QUELE. 97

On y a fréquemment recours dans la colique de plomb; niais elle est contreindiquée dans les cas d'irritation gastro-intestinale, non-seulement parce qu'elle exaspère cet état morbide, mais encore parce que, dans ces conditions, elle peut être inefficace. Il est à remarquer, en effet, qu'en pareille circonstance les drastiques peuvent n'amener aucune évacuation, tandis que les purgatifs doux, les eaux salines par exemple, donnent de bons résultats : ce qu'on peut expliquer en disant qu'une simple hypérémie favorise l'hypercrinie, tandis que l'inflammation aiguë s'accompagne d'abord d'une diminution sécrétoire et spécialement de la sécheresse des muqueuses.

L'huile de Groton est aussi l'un des agents les plus employés de la méthode révulsive, cxlerne, parce que ses effets sont sûrs, quand elle est de bonne qualité, et qu'ils sont obtenus sans douleurs vives. On utilise principalement ses qualités irritantes dans les inflammations peu aiguës des bronches et du parenchyme pulmonaire, les névralgies et le rhumatisme. Nous ne parlons pas de son action contre-irritante interne, parce que l'huile de Groton ne jouit pas, sous ce rapport, de propriétés qui ne soient communes à tous les purgatifs drastiques.

Modes d'administration et doses. — A l'intérieur, l'huile de Croton- Tiglium se donne à la dose de 1 à 2 gouttes en pilules ou en dissolution dans une huile douce, ou dans de l'huile de ricin. En ajoutant une ou deux gouttes d'huile de Croton k 30 grammes d'huile d'amandes douces, on obtient une espèce d'huile de Ricin artificielle. On en fait aussi une sorte de savon [crotonate de soude), en la combinant avec partie égale de carbonate de soude, ou moitié de son poids de lessive des savonniers. Enfin, on prépare une teinture dans la proportion d'une goutte d'huile pour 2 grammes d'alcool (Soubeiran).

A l'extérieur, l'huile de Croton-Tiglium s'emploie pure, étalée sur le milieu d'un emplâtre de sparadrap de diachylum, dont on fait adhérer les bords à la région sur laquelle on veut déterminer l'éruption. Ou bien on l'associe en proportion convenable à un véhicule approprié, tel que l'huile d'olive, l'essence de térébenthine, le Uniment savonneux, etc.

CUBÈBE ou POJVRE-A-QLEI'E, Cubeba o/ficinarum, Miq. ; Piper Cubeba, L. — PiPÉRACÉES.

Angl. Cubeb Pepper. — Ail. Kubebc, Scliwindel-Korner.

Composition. — Les fruits du Cubeba officinarum de Java, ou Cubèbes, contiennent une huile volatile, deux résines, du cubébin, de l'extractif et des matières salines.

Vhuile essentielle, plus légère que l'eau, reproduit l'odeur du Cubèbe, ainsi que sa saveur chaude, aromatique et amère.

Des deux résines, Tune est liquide, acre, analogue pour le goùl et l'odeur au baume de Copahu : l'autre solide, brune et acre, insoluble dans l'éther.

Le Cubébin, semblable au pipérin et incristal lisable, est uni à la résine.

GUBLER. 7

Dans cet état, il est soluble dans l'éther, l'alcool, les huiles fixes et l'acide acétique, mais non dans l'essence de térébenthine.

Action physiologique. — Pris en quantité modérée, le Cubèbe excite l'estomac, augmente l'appétit et active la digestion. A dose plus forte, surtout si l'estomac est irrité, il occasionne une cuisson pénible, des nausées et des vomissements, des coliques et le dévoiement. Ses effets généraux sont l'augmentation de la température et la soif, parfois de la céphalalgie, des mouvements convulsifs ou de la paralysie partielle.

Les principes volatils résinoïdes du Cubèbe, préalablement admis dans le sang, s'échappent par la respiration en réduisant la sécrétion bronchique : par la sueur et îa matière sébacée de la peau, en déterminant quelquefois un exanthème semblable à celui du Copahu : par l'urine, en augmentant la diurèse. Mais il peut également résulter, de doses excessives, des ardeurs d'urines et d'autres symptômes de congestion et d'irritation de l'appareil uro-génital : douleurs lombaires, hématurie, etc. Les urines, chargées des principes résineux du Gubèbe, offrent les mêmes caractères chimiques que lorsqu'elles charrient la résine de Copahu (voy. ce mot).

Les substances synergiques et auxiliaires, aussi bien que les antagonistes, sont les mêmes pour le Cubèbe que pour le Copahu.

Usages. -— On voit d'après cela que le Poivre- à- queue mérite d'être employé aussi bien dans les catarrhes des voies respiratoires que dans ceux de la vessie ou de Purèthre. Cependant le Cubèbe est généralement réservé aux mêmes usages que le Copahu, dont il partage les actions et les indications (voy. ce mot). On l'emploie encore comme carminatif ou stimulant de l'atonie gastro-intestinale, et dans le rhumatisme. Il est doublement utile contre les arthrites blennorrhagiques.

Enfin, les Indiens le font servir à stimuler l'ardeur génitale ; les anciens le donnaient contre la migraine, et les modernes le conseillent, avec quelque raison, dans certaines affections cérébrales, caractérisées par des symptômes congestifs : céphalée, éblouissements, vertiges, titubation (Debout). Le docteur Deiters se loue de son emploi dans l'incontinence d'urine par atonie du col vésical, ou liée à la présence des vers intestinaux.

Modes d'a^iinistration et doses. — Les fruits du Cubèbe se donnent à la dose de 8 à 16 grammes par jour, en poudre, délayée dans de l'eau ou sous forme ftêlectuaire, avec quantité suffisante de sirop, ou enfin associée au baume de Copahu, sous forme (Vopiat mou.

On en prépare un extrait oléo-résineux (Dublanc) et un extrait fluide ou essence concentrée, qui est le produit de la dissolution de l'extrait olêo-résineux dans l'alcool. Le premier se donne en émulsion, pilules ou capsules, à la dose de 30 centigrammes à k grammes ; le second s'administre, aux mêmes doses, en émulsion avec du mucilage de gomme arabique. La teinture est peu employée.

Le Cubèbe fait partie de la Poudre anglaise antïgonofrkcique.

CURARE, OUKARt, WOURAL1 OU YYOORARA.

CLXILAWAN. — Voy. CANNELLE GIROFLÉE.

CEHIN, Çuminum Cyminum, L. — Ombellifères-Cuminées. Angl. Officinal Cumin. — AU. Kûmmel.

Cette Ombellifère d'Égypte et d'Ethiopie, cultivée au Sénégal, doit ses qualités aromatiques et stimulantes à une huile essentielle, d'une odeur rebutante et d'un goût très-acre, mais d'une grande puissance comme stomachique, carmi natif et sudorifique .

Les semences de Cumin, qui font partie des Quatre semences chaudes, entrent comme condiment dans les pâtisseries, et se donnent, à la dose de 2 à h grammes, en infusion dans 500 grammes d'eau. On en applique, en sachets ou en cataplasmes, sur les engorgements froids. Elles entrent dans la composition de ['Emplâtre de Cumin.

curaçao. — Voy. Bigaradier.

curare, OURARI, WOURALI ou woorara. Poison en partie formé parle suc du Strychnos toxifera, Ben th. — Strychnées. Angl. Curari. — AU. Curari.

Composition. — Roulin, Boussingault et Pelletier n'ont pu parvenir à découvrir dans le Curare un alcali cristallisable. La Curarine de Petroz n'est autre que l'extrait amer, incristallisable, mais alcalin et pouvant se combiner avec les acides, soluble dans l'eau et l'alcool, précipitablc par la noix de galle, que les précédents chimistes avaient obtenu à un état de moindre pureté.

ACTION physiologique. — Le Curare peut être ingéré impunément dans les voies digestives, exemptes d'excoriations ou d'ulcérations, parce que l'estomac intact le digère sans doute, et ne l'absorbe pas sans avoir anéanti ses propriétés toxiques. Il est au contraire absorbé sans altération par la muqueuse rectale ou bronchique, ainsi que par les solutions de continuité de la peau et des tissus profondément situés. Parvenu dans la circulation, ce poison n'exerce aucune influence sur le cœur, ni sur les actes importants qui s'accomplissent dans les globules ; il respecte également les centres nerveux, les nerfs de sentiment jet l'irritabilité musculaire. Son action se concentre sur les filets nerveux moteurs, dont il détruit, de la périphérie vers le centre, l'aptitude à exciter la contraction musculaire (Cl. Bernard, Martin-Magron, Vulpian, etc.),- ou, si l'on veut, la conductibilité pour le courant nerveux exodique. La paralysie motrice due au Curare est donc semblable à celle qui suit les maladies aiguës, et à laquelle on a donné le nom de paralysie asthénique diffuse des convalescents (Gubler).

SUBSTANCES SYNERGIQUES, AUXILIAIRES. — Bien que le Strychnos toxifera passe pour fournir les principaux éléments actifs du Curare, celui-ci possède cependant une action fort différente de celle des plantes de la famille

100 SUBSTANCES TIRÈtS DES VÉGÉTAUX OU DES ANIMAUX.

des Strychnées, et la strychnine ou la brucine sont loin d'être les auxiliaires de la Curarine, dont elles passent, au contraire, pour les antagonistes. Cette particularité, et quelques autres, semblent donner raison à ceux qui prétendent que le Curare doit sa principale activité à des venins ou à des poisons végétaux, fournis par d'autres espèces que celles de la famille des Strychnées.

Substances antagonistes. — Les antagonistes dynamiques seraient, selon plusieurs physiologistes, les alcaloïdes des Strychnées, auxquels, d'après les traditions populaires, confirmées par une expérience de Roulin, il faudrait ajouter le sel marin et quelques autres substances. Mais le sel nous paraît agir topiquement sur le poison ou sur la partie blessée, et non par antagonisme dynamique ou antidotisme véritable.

Usages. — Vella, de Turin, a traité avec succès un tétanique par des injections sous-cutanées de Curare. Mais cette expérience, répétée en France et ailleurs, n'a presque jamais réussi (Manec, Follin, Gintrac). Jusqu'à plus ample informé, on n'est donc pas autorisé à considérer le Curare comme un spécifique du tétanos, ni comme l'antidote de la strychnine. Le Curare a été aussi employé contre l'hydrophobie, l'épilepsic et les spasmes de la face.

Modes d'administration et doses. — L'ingestion dans les voies supérieures est illusoire. On ne peut donc introduire le Curare que par le rectum, ou par les méthodes endermique et hypodermique. Mais l'absorption par la muqueuse rectale est peu certaine ; restent, en conséquence, les voies périphériques.

C'est aux injections hypodermiques, avec la seringue de Pravaz ou de Lùer, qu'on a recours ordinairement. Il est prudent de n'injecter à la fois qu'wtt milligramme de Curare, en dissolution dans l'eau distillée. L'opération peut être répétée plusieurs fois dans la journée.

CURCAS, Curcas purgans, Adanson; Jalropha Curcas, L. — Euphor- BIACÉES.

Angl. Physic Nut. — Ail. Barbados Nussbaum, grosser Wunderbaum.

Composition. — Les semences du Jatropha Curcas, originaire des Indes orientales et transporté par les nègres en Amérique, contiennent, d'après Soubeiran, une huile fixe, une résine acre particulière, une matière sucrée, de la gomme, un acide gras, de l'émulsine (?), un acide libre et des sels.

V huile de Curcas, ou huile infernale, se distingue par sa faible solubilité dans l'alcool.

Action physiologique. — Les gros pignons d'Inde causent une sensation de brûlure dans la bouche et dans l'estomac, des nausées, des vomissements, des évacuations alvines, quelquefois une superpurgation, avec transpiration excessive, prostration, étourdissements et délire.

En frictions sur la peau, l'huile de Curcas détermine une irritation moins vive que celle du Croton Tiglium.

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