FOUGÈRE MALE
mètres carrés son! très-commodes. Si chaque centimètre porte 2 milligrammes d'extrait, 2 millimètres suffisent pour obtenir le maximum de contraction en quelques minutes (Réveil). On peut également se servir des petites tablettes gélatineuses de Hart.
fève de s.nvr-iGXACE. Semence deYIgnatia amara, L. ; Strychnos Ignatii, Lamk. — LOGANTAGÉES.
Angl. Saint-Ignatius's /Jean.
La Fève de Saint- Ignace provient d'une liane des Philippines et de la Gochin chine. Elle se distingue de toutes les autres semences des Strychnos, qui sont plates et velues, par sa forme irrégulière et anguleuse. D'ailleurs elle leur ressemble exactement par sa composition et ses propriétés physiologiques (voy. Noix VOMIQUE). Seulement, Pelletier et Gaventou y ont constaté trois fois autant de Strychnine et beaucoup moins de Brucine que dans la Noix vomique. Aussi est-elle plus violemment toxique que cette dernière.
Néanmoins s:)n usage médical est très-borné. Elle entre dans la composition des Gouttes arriéres de Baumé, avec l'alcool, l'absinthe, le carbonate de potasse et la suie. En revanche, elle sert à la fabrication de la strychnine.
FIGUIER, Ficus carica, L. — MORÉES.
Angl. Fig-tree. — Ail. Feigenbaum.
Cet arbre, originaire de la Carie (Asie), exhale de son feuillage une odeur rafraîchissante. Ses feuilles rudes servaient à frotter la surface des hémorrhoïdes pour les faire saigner ; leur décoction était préconisée contre la colique. Le sur laiteux des rameaux passe pour guérir les plaies envenimées ; il est purgatif, et contient, d'après Geiger, du caoutchouc, une résine insoluble dans Féther, un principe odorant et quelques autres substances.
Mais le Figuier est surtout précieux par ses excellents fruits, qui servent à la nourriture de l'homme, et dont la médecine utilise les qualités adoucissantes, émollientes, dans les angines, les bronchites et les inflammations thoraciques. On en donne la décoction pour tisane et pour gargarisme. On en fait aussi des cataplasmes maturatifs. Dans les abcès des gencives une moitié de Figue est le seul cataplasme acceptable. Ce sont les Figues rin/çf 'tes et les Figues grasses qui sont employées de préférence pour ces usages. Les Figues entrent dans la composition de I' /; 'm jilùt rr diuclnjlon gouunê et dans le Mithridate.
FOUGÈRE MALE, Nephrodinm Filix-mas, Rich. : Polypodium Filix-
unis, L. — FOI GERES.
\ngl. Malr shii'ld Fc/'u. — Wànnliches Farrenkraut.
Composition. — Le rhizome de la Faugbre mâle contient, d'après Morin : huile volatile, huile Gxe 'stéarine et oléine), tannin, acide gallique el acide acétique, sucre cristallisante, amidon matière gélatineuse insoluble dans l'eau el l'alcool, Gbres ligneuses et cendres. Peschier a constaté, avec l'huile volatile, une résine brune, cl Batso a décrit un acide filicéigue el un alcali, la fil ici ne.
Les propriétés anthelminthiques résident dans Yhuile volatile.
Action physiologique. — Rien de bien évident chez l'homme. Pour lui, la racine de Fougère mâle est simplement âpre, astringente et nauséeuse, ou vomitive à forte dose. Il en est tout autrement envers les animaux inférieurs, pour lesquels les huiles essentielles sont souvent de violents poisons, témoin la Pyrèthre du Caucase. La racine de Fougère mâle produit sur les parasites nématoïdes une action puissamment toxique. C'est un véritable téniacide, plus efficace, selon Bremser et d'autres observateurs, contre le Bothriocéphale que contre le Ver solitaire.
Usages. — La racine de Fougère mâle n'est prescrite que comme téniafuge, mais on emploie assez fréquemment ses frondes pour en composer des sommiers sur lesquels on couche les enfants faibles et rachitiques, ou ceux qu'on veut préserver des affections vermine uses.
Modes d'administration et doses. — Le rhizome du Nephrodium Filix-mas s'administre sous forme de poudre, de décoction aqueuse et extrait éthéré.
La poudre récemment préparée se donne à la dose de 2 à h grammes. L'huile, ou plutôt l'oléo-résine impure, extraite, selon la méthode de Peschier, des bourgeons qui terminent les tiges souterraines, et désignée sous les noms ({'Huile de Fougère de Peschier, d'Extrait éthéré ou Baume de Fougère, se donne à la dose de k grammes par jour, en quatre prises, à un quart d'heure de distance. Trousseau et Pidoux font répéter la dose deux jours de suite, après une journée de diète lactée ; puis ils administrent 50 grammes de sirop d'éther, et une demi heure plus tard, un looch additionné de trois gouttes d'huile de Croton-Tiglium.
Le remède de madame Nouffer se compose de k à 6 grammes de poudre prise à jeun, dans 125 à 180 grammes d'eau, et suivie d'un bol purgatif composé de 60 centigrammes de Galomel, d'autant de Scammonée, et de 30 centigrammes de Gomme-gutte.
Le professeur Albers débute par un purgatif salin, après trois jours de diète rigoureuse ; donne le matin deux fois lgI ,50 d'extrait, à une heure de distance, et termine, deux heures plus tard, par l'administration d'une dose purgative d'huile de Ricin.
Au fond, c'est toujours la même méthode, qui peut se réduire à ces trois termes : 1° vider autant que possible les intestins ; 2° y introduire l'agent téniacide ; 3° provoquer l'expulsion violente du parasite, dès qu'il a pu subir l'influence toxique du remède.
Le Sirop d'éther, que Trousseau et Pidoux font entrer, dans ce qu'ils veulent bien appeler leur formule empirique, a pour effet de dissoudre l'extrait, et d'en rendre les résultats plus rapides et plus intenses. Il serait avantageusement remplacé par les perles d'éther.
FRAMBOISIER. 123 fragox ÉPINEUX ou petit-houx, Ruscus aculeatus, L. — ASPARA-
GINÉES.
Angl. Knee Holly or Butcher's broom. — AU. M dusedornbusch.
La racine, tige souterraine ou rhizome du Petit-Houx, est au nombre des Racines apéritives mineures et fait partie du Sirop des Cinq racines. C'est un diurétique utile et fort anciennement employé dans les maladies des voies urinaires, l'anurie et l'hydropisie. Les baies rouges de cette plante entrent dans V Electuaire bénédict laxatif.
fraisier, Fragaria vesca, L. — Rosacées-Dryadées. Angl. Strawberry bush. — AU. Erdbeerepflanz.
Le Fî^aisier indigène est usité pour ses fruits et ses racines. Les premiers, recherchés sur nos tables pour leur parfum délicieux, jouissent en même temps de propriétés rafraîchissantes et relâchantes, redoutables pour certains estomacs atones, mais utiles aux sujets pléthoriques et constipés, aux fébricilants, surtout lorsqu'ils sont affectés d'embarras ou de fièvre gastrique. Prises en grande quantité, les Fraises alcalisent les urines par la transformation de leurs sels alcalins à acides organiques en carbonates de potasse et de soude. Gesner et Linné en ont vanté, avec raison, les bons effets dans la gravelle et la goutte. Une cure de fraises équivaudrait à une cure de raisin contre ces deux manifestations de la dialhèse urique et contre une disposition analogue : la gravelle biliaire et les affections hépatiques qui en sont l'accompagnement.
La racine de Fraisier donne une décoction d'un beau rouge qui noircit fortement la solution d'un persel de fer. La présence du tannin explique, nonseulement ses qualités toniques et astringentes, comme cela est généralement admis, mais encore, selon moi, ses propriétés diurétiques et apéritives; car les astringents sont les meilleurs auxiliaires des stimulants spéciaux de la sécrétion rénale, lorsque les reins, trop fortement hypérémiés, ne laissent exsuder qu'une faible proportion d'eau. Le tannin parvient sans doute jusque dans l'urine, car la matière colorante rouge, qui l'accompagne dans la plante, donne à cette sécrétion une teinte rosée caractéristique (Mérat et de Lens).
La racine de Fraisier se donne contre la dysurie, la blennorrhagie, en décoction, à la dose de 30 grammes dans un litre d'eau.
File entre dans la plupart des tisanes dites apéritives.
FRAMBOISIER; RubuS idœus, L. — ROSACÉES-DRYADÉES.
Angl. Raspberry bush. — Ail. Himbeere.
La Fnnn fmi air r ot un arbrisseau qui croît spontanément dans les régions montagneuses do la France, et dont le fruit suave sert à parfumer le vin, le vinaigre, le sirop, les glaces ei les sorbets, auxquels il communique, en même temps, une magnifique couleur pourpre.
('/est l'un dos Quatre fruits rnu <//■*, Les Framboises sont légèrement acides et conséquemmenl rafraîchissantes. On les emploie sous différentes formes :
en tisane, en gargarisme, contre les angines inflammatoires, les fièvres, le scorbut et les maladies où prédomîne la diathèse hémorrhagique.
Les feuilles de Framboisier servent aux mêmes usages que celles de Ronce.
FRAXITCELEE ou DICTAME EI^NC, Dictamnus albus, L. — Ruta- CÉES-DIOSMÉES.
Angl. bastard Dittany. — Ail. iveisser Diptam.
La racine du Dictame blanc, qui croît dans les montagnes du midi de la France et d'une partie de l'Europe, renferme une huile volatile, une résine, un extractif amer, et probablement de la gomme. C'est un tonique aromatique qui passe pour un excellent antispasmodique, diurétique et emménagogue.
On en donnait autrefois l'écorce en poudre, en infusion ou en teinture dans les fièvres intermittentes, l'hystérie, l'épilepsie et d'autres névroses; dans l'aménorrhée, la chlorose, contre les vers, etc. Elle entrait dans un certain nombre de préparations officinales. Actuellement ce médicament serait tout à fait abandonné s'il ne faisait partie de la composition du Baume de Fioravanti.
frêne éeeyé, Fraxinus excelsior, L. — Oléacées. Angl. Ash-tree. — Al!. Eschenbaum.
Deux parties de cet arbre indigène sont employées en médecine : les feuilles et l'écorce des jeunes rameaux. Vécorce, qui sembla mériter jadis le titre ambitieux de Quinquina d'Europe, est maintenant inusitée, bien que, comme amer et astringent^ elle ne soit pas à dédaigner. Les feuilles, au contraire, ont acquis récemment une faveur nouvelle. Elles sont amères et jouissent de propriétés purgatives qui en font un bon succédané du Séné, avec l'avantage de ne pas produire autant de coliques. C'est peut-être à cette action cathartique que la décoction de feuilles de Frêne doit en majeure partie son efficacité contre les affections goutteuses et arthritiques. Cependant elle agit sans doute aussi par l'amertume de son principe actif, la Fraxine ou Fraxinine, découvert par Mandet dans le feuillage et l'écorce, et classé parmi les glucosides.
Fucus ciêb&ps:**. — Voy. Carragaheen.
FUCUS YÊSICULEUX. — Voy. VARECH.
F u M etek re , Fumaria officinnlis, L. — Fumariackes. Angl. Fumitory. — Ail. gemeine Erdraucli.
L'espèce linnéenne, décomposée en plusieurs autres par les descripteurs modernes, vient communément dans toutes les cultures. Elle est inodore, mais très-amère, et le suc abondant qu'on exprime de la plante entière laisse se former à la surface d'abondants cristaux de malate de chaux (Barbier). On donne ce suclx la dose de 60 à 200 grammes par jour dans la scrofule et snr