SOUFRE
d'hydrogène. Il ne faut pas la confondrer non Y>lns- a.y<ec Y oxygénons acraled Water de Searle, qui n'est autre qu'une solution de proloxyde d'azote, et ■ qu'on emploie d'ailleurs auxm&mes usages. L'Eau oxygénée peut remplacer
l'eau potable aux repas. , , \
Enfin s'il est démontré que certaines substances suroxygenées peuvent fournirune portion de leur- oxygènes on les prescrira suivant les modes et les doses app.opriés à chacune d'elles. Déjà, sans, songer k cette action, Sampson administre le permanganate de potasse aux diabétiques, a la dose de 10 à 20 centigrammes. De mou côté, j'ai donné plusieurs fois le chlorate de poîasse on de sonde à la dose de 4, &, S grammes par jour, comme modificaîeuT des^ actes chimiques de l'hématose. Mais l'expérience n estpas suffisante pour décider de la valeur de ces moyens».
SOflTRE, Sulfur.
Angl. Sulphur or Brimstone. — AU. Sckwefel.
ÉTAT NATUREL. - Le Soufre est très-répandu dans la nature état libre ou combiné. Natif, il se montre dans les solfatares, au voisinage des volcans. Sous forme d'acide sulfureux, il s'exhale aussi des terrains volcaniques, et quelques eaux des mêmes contrées renferment de l'acide sulfurique. Combiné avec l'hydrogène, il se dégage d'un grand nombre de substances orgamques en décomposition et de certaine» eaux minérales, dites, k cause de cela, sulfureuses, e« dans lesquelles il se montre également à Félat de sulfures alcalins ou terreux. Telles sont les eaux de Baréges, de Bonnes, de Cauterets, de Ghalles, de Luchon, de¥ernet-les-Bains,d'Aixen Savoie. d'Aix-la-Chapelle, d'Enghien, de Pierrefonds, etc. D'autres espèces d'eaux minérales: en offrent de moindres proportions ne' jouant qu'un, rôle secondaire dans leurs propriétés médicinales. L'eau de pluie contient de l'acide sulfurique combiné avec l'ammoniaque. Enfin, le Soufre existe sous divers états dans les plantes et les animaux, notamment dans certaines huiles essentielles, dans l'albumine et l'oxyde cystique, l'un des principes immédiats de l'urine.
Outre le Soufre natif jaune pâle, cristallin, que tout le monde connaît, l'art produit, à l'aide de la chaleur, un Soufre mou et amorphe, de couleur brune, prenant, lorsqu'on le chauffe, ia consistance du caoutchouc ou de la
Le Soufre précipité par la voie humide, ou Magistère de Soufre^ me semtile, par sa mollesse et sa ductilité, approcher de l'état allotropique- du Soufre amorphe, lequel est probablement -favorable k la. dissolution du métalloïde;
Action physiologique. — Le Soufre en nature et parfaitement bien: purifi'é, étant insoluble et insipide, n'exerce, dit-on, aucun effet topique suc les organes avec lesquels il se trouve en contact. Toutefois, lorsqu'il est délayé dans un liquide alcalin, le Soufre très-divisé ne tarde pas à setrans- Jormer partiellement en Sulfure de sodium ou de potassium, et par conséquent'k se dissoudre. C'est ce qui a lieu dans la cavité buccale jpu contact de-lai salive, dans le duodénum en' présence de la bile et du suc pancréatique,
ainsi que dans lès cavités séreuses, sur les plaies exhalant de la sérosité ou du pus alcalin. Il est cependant vraisemblable que la transformation du soufre en sulfure alcalin n'est pas indispensable à sa dissolution et à son absorption. Ce métalloïde peut sans doute se dissoudre dans les matières albuminoïdes et notamment dans les mucus quelle que soit la réaction chimique de ces substances. Dès lors il est apte à stimuler localement les tissus, et consécutivement à pénétrer dans la circulation.
Cette action, simplement excitante pour l'homme et les animaux qui s'en rapprochent, devient nocive et toxique pour les êtres bas placés dans l'échelle, tels que les Arachnides et les Vers intestinaux. Une fois parvenu dans lé sang, le Soufre, agissant à la manière des stimulants diffusibles, fouette la circulation, élève la température, Iluxionneles viscères, va j usqu'à déterminer des hémorrhagies, cause de la céphalalgie, parfois des étourdissements, accroît la transpiration cutanée, et produit, quand la dose est forte et longtemps continuée, ^ un véritable mouvement fébrile. Cette fièvre est accompagnée d'un éruption érythémateuse, miliaire ou vésico-pustuleuse, pouvant revêtir encore d'autres formes anatomiques en" rapport avec l'intensité de là cause et la constitution du sujet. Cet exanthème est connu dans les stations thermales sous le nom de poussée.
L'action se fait aussi sentir du côté du tégument interne, spécialement vers la muqueuse des voies respiratoires. Il en résulte pour cette dernière une légère phlogose, voire des hémoptysies, si la prédisposition existe, et pour le canal digestif une congestion également active qui se traduit par de la diarrhée et quelquefois par le développement d'hémorrhoïdes.
A la longue, le Soufre semble pouvoir modifier profondément la nutrition, l'état anatomique des tissus, et conséquemment leur mode de fonctionnement. On peut attribuer cette action altérante à l'intégration d'un plus grand nombre de molécules du métalloïde dans le plasma organique et les éléments histologiques qui seraient polysulfurés. (Gubler).
Sous une forme massive, le Soufre, porté dans l'estomac, agit comme purgatif doux, et, si la dose est exagérée, il détermine une gastro-entérite (Œsterlen), ou plutôt une entéro-colite (Gubler), par cette raison que la modification chimique, indispensable à l'action du corps simple, n'a lieu que dans la longueur de l'intestin grêle, au contact du mucus et des sécrétions alcalines des glandes annexes.
L'action stimulante ou irritante exercée par le Soufre sur la peau et la muqueuse respiratoire s'explique par le passage de ce principe à travers les appareils sécréteurs de ces deux téguments. Le Soufre, en effet, se métamorphose dans la circulation : d'une part en acide sulfurique, puis en sulfates qui passent dans les urines, et d'autre part, en hydrogène sulfuré qui, de même que les autres substances volatiles, s'échappe par les poumons et par les glandes sudoripares. Au reste, il se pourrait que le Soufre arrivât à l'émonc-, toire cutané sous une autre forme : celle, par exemple, d'une essence sulfurée. Toujours est-il que les malades exhalent une odeur manifestement