‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource]Chapitre 244 sur 293 · TARTR'ATE DB POTASSE ET DÉ SO^UDE, SEL DE SEIG]\£TTE · texte numérisé non relu

TARTR'ATE DB POTASSE ET DÉ SO^UDE, SEL DE SEIG]\£TTE

Tartras potassico-sodicus.

Angl. Tartarised 'Soda, JVatron tartarizatum. — AU.' Natro-Kali tartarievm, Tartarus natronatus, Natron-Weinstein:

Le Sel polychreste: de Seignetle ou de la Rachèlle(KO,T<laiOCPWO^'>-\-8B.O), ttès-soluble dans l'eau chaude^ se dissout dans 2 1/2 parties d'eau froide. D'une saveur amèrej il possède d'ailleurs les mêmes propriétés, sert aux mêmes usages et se donne aux mêmes doses que le Tartrate de Potasse.

TAllTHATE DE POTASSE ET D'AIVTIIHOINE , TAUTBE STIBIÉ,

ÉMÉTIQUE, Tariras slibico-polassicus.

Angl. Tarirate of Anlimony and Potash, Emelic or slibiated Tariar. — Ail. Stibio-Kali larlaricum, Weinsleinsaures Antimon Kali.

Le Tartrale de, Potasse d d'Antimoine (KO.SbO'CH'O'^.aHO) cristallise en octaèdres rhombiques devenant opaques au contact de l'air. Il est insoluble dans l'alcool et se dissout faiblement dans l'eau ; sa solution rougit le papier de tournesol. j

Action physiologique. — Le Tartre stibié, d'un goût d'abord un peu douceâtre, puis styptique et métallique, provoque, à la dose minime de 1 centigramme, la nausée, l'horripilation, l'afflux de la salive, ainsi que des mucosités buccales ; la sécrétion exagérée de l'estomac, des intestins et des glandes annexes, notamment du pancréas et du foie. 2 ou 3, et à plus forte raison 5 centigrammes, exagèrent ces phénomènes, bientôt suivis de vomissements composés d'abord des matières alimentaires ou autres préalablement contenues dans l'estomac, puis de mucosités presque pures, et enfin, le plus ordinairement, d'un mélange de mucus et de bile jaunâtre, rarement verdâlre, à moins qu'elle n'ait séjourné quelque temps au milieu du liquide acide des premières voies. Des selles diarrhéiques ne tardent pas à suivre les évacuations par les voies supérieures, et présentent en premier lieu les matières fécales simplement délayées dans les liquides versés par la muqueuse digestive; en second lieu, ces mêmes liquides colorés par une petite quantité de matières alvines et par la bile; enfin, si l'effet cathartique est excessif, une sorte de sérosité presque incolore, coagulable par la chaleur et surtout par l'acide nitrique, et tenant en suspension des flocons d'épithélium ou d'une substance protéique amorphe, grisâtre, semblable à la matière riziforme des selles cholériques.

Cette débâcle est naturellement accompagnée des phénomènes généraux, sympathiques, qui se lient physiologiquement aux troubles analogues des organes digestifs, indépendamment de toute spécialité de causes occasionnelles : ce sont la pâleur et le refroidissement de la périphérie cutanée, parfois précédés par une élévation momentanée de la température (Th. Ackermann, Duméril et Demarquay, Pécholier, etc.); l'irrégularité d'abord, puis le ralentissement du pouls, la dépression du système nerveux et du pouvoir musculaire, la prostration morale. A ces phénomènes se joignent parfois, quand l'action est toxique, l'anxiété épigastrique, la cyanose, l'anurie, l'aphonie et les crampes. Cet ensemble symptomatique constitue le choléra stibié.

Cependant de tels désordres fonctionnels ne se produisent habituellement qu'à la suite de l'administration de doses fortes, de 20 à 50 centigrammes et au delà; ou bien avec des doses plus modérées, de 5 à 10 centigrammes, mais seulement chez des sujets prédisposés et placés au ^milieu de circonstances saisonnières ou cosmiques favorables à ce genre d'accidents.

Sous une forme massive ou en solution concentrée, le Tartrate antimonié

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