‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource]Chapitre 36 sur 293 · CAROTTE · texte numérisé non relu

CAROTTE

CAPiLLAïKE DU CAiXADA, AtUantumpedatum^ L. — Fougères, Angl. Maidenhair..— AU. Frauenhaar.

Le Capillaire du Canada renferme des acides tannique et gallique, un extraclif amer et une huile volatile.

Il donne une infusion plus amère et plus aromatique que son congénère européen. Aussi lui accorde-t-on la préférence pour là fabrication du Sirop de Capillaire, employé comme adoucissant, béchique et légèrement sudorifique, contre les rhumes et les afiections catarrhales. On le prend aussi en infasion théiforme.

CAPILLAIRE DE MOi\TPELLlER , Adiantum Cajoillus-Vene^Hs^ L. — Fougères.

Angl. Lady's hair. — AU. Venus-Haar.

Cette espèce sert aux mêmes usages que la précédente.

CARDAMOME DE CEYLAW OU GRA^D CARDAMOME, EkUaria

Major, Smith. — Amomacées.

Angl. Grealer o-r Ceijlan Eleltaria. — Ail. Kardamomen.

Les graines du Cardamome de Ceylan renferment , selon Neumann , une forte proportion d'huile volatile, un extrait résineux et un extrait aqueux. Elles sont extrêmement aromatiques et jouissent des propriétés médicales qui appartiennent aux substances de cette sorte. Ce stimulant diffusible n'est pas employé seul, mais il entre dans la confection de la Thériaque et du Diascordium.

CARDAMOME DU MALARAR , PETIT et MOYE]\, Eleltaria Cardaincmum, Maton. — Amomacées.

Angl. True or officinal Cardamon. — AU. Kleine Kardamomen.

Composition. — Trommsdorff a trouvé dans le pelil Cardamome : huile essentieUe, huile fixe , sel de potasse (malale ?) uni à une matière colorante, fécule, mucilage azoté, phosphate de chaux, matière colorante jaune et fibre ligneuse.

Le Cardamome du Malabar offre les mêmes propriétés organoleptiques que le précédent, avec une composition analogue et des indications thérapeutiques semblables. On l'emploie fréquemment dans l'Inde comme stomachique, carminatif, stimulant, etc. Il entre aussi dans un grand nombre de confections, notamment le Diascordium et la Thériaque; mais de plus il fait la base de la Teinture de Cardamome et de la Teinture de Cardamome composée, usitées en Angleterre.

CAROTTE, Daucus Carota, L„ — Ombsllifères-Daucinées. Angl. Carrot. — AU. Mohrrilbe.

^ La racifie du Daucus Carota renferme beaucoup de sucre de canne, de la fécule, une matière colorante jaune soluble dans les huiles et l'alcool, de l'acide malique et des sels de chaux et de magnésie.

C'est un aliment agréable et de facile digestion qu'on a vanté contre difl'érentes affections diathésiques, où il n'agit sans doute qu'à titre d'aliment végétal, et contre Les vers, qu'il ne moleste guère. La racine de Carotte sauvage aurait dans ce cas des vertus plus marquées. On conseille la racine de Carotte en cataplasme sur les cancers ulcérés: toute autre substance pulpeuse aurait la même qualité sédative. Enfin la décoction de Carotte est un remède populaire contre la jaunisse, à cause de son analogie décodeur avec la maladie.

Les semences de Carotte ont des vertus plus réelles qu'elles doivent à leur huile essentielle et h la présence du tannin et d'un principe amer probablement résineux. Elles font partie des Quatre semences chaudes mineures, et jouissent des propriétés de celles des autres Ombellifères aromatiques. On les mêle parfois à la bière; on les prend en infusion et en décoction comme stimulant diftusible, tonique, diurétique, emménagogue et antihystérique.

CAROUBIER, Ceralonia Siliqua, L. — Légumineuses-Césalpiniées.

Angl. Carob-tree, John's bread. — AU. Joliannisbroadbaum.

Les" gousses de cette Légumineuse, indigène dans le midi de la France et de l'Europe, renferment, à leur maturité, autour des graines, une sorte de miel noirâtre d'une saveur sucrée et fraîche. Cette substance, analogue à la pulpe de Casse, est aussi laxalive, et convient dans les rhumes, les embarras gastriques, la nèvre de ce nom, la fièvre bilieuse et les phlogoses intestmales, maladies fréquentes dans les contrées de l'Europe et de l'Afrique où croît le Ceratonia Siliqua.

• C4RKAG.'VHEEî«, CARRAGÉErV', OU MOLSSE PERLÉE, FuCUS CrispUS,

L.; Chondrus polymorphus, Lamx. — Algues-Fucacées. Angl. Irish Moss. Ail. Irlàndisch Moos.

Composition — Le Chondrus crispus, abondant sur nos rochers maritimes est en grande partie formé d'une gelée végétale, analogue à la pectine et nommé Carra^ahèenine. Il renferme aussi de l'amidon, de l'acide oxahque, des combinaisons de soufre, de chlore, de brôme et d'iode (Feuchtwanger, Sarphati, Grosse), sans compter d'autres substances minérales : phosphore,

potasse, chaux, etc.

Usages — La Mousse perlée est une substance nutritive, réparatrice pour le système nerveux, pouvant agir comme fondante et résolutive à la manière des composés iodo-bromurés, mais ayant surtout des qualités émollientes et adoucissantes qui la rendent utile dans l'angine glanduleuse et les autres inflammations du vestibule commun aux voies d.gestives et respiratoires, principalement dans celles qui se rattachent à la diathèse tuberculeuse. On l'emploie également dans certaines diarrhées dysentériformes, la scrofule externe ou interne, le rachitisme, les maladies des reins et de la vessie. Dans certains pays on en prépare des gelées, sorbets et blanc-manger

En médecine, on l^dministre sous forme de gelée et de décocuon, ou bien associée au chocolat et au cocoa. Les succédanés du mucilage de Fucus cns-

CASCARILLE OFFICINALE.

pus sont ceux des semences de Coings, de Psyllium, de Lin, et plus «particulièrement celui du Geliclium cornèum. Cette Algue ubiquiste, répandue dans tout l'Océan, à peu près sûus toutes les latitudes, fournit une abondante gelée qui solidilie une énorme proportion (200 parties) d'eau (Payen), Après avoir été en apparence épuisé par l'ébullition, son tissu traité par le jus de citron peut fournir encore des quantités considérables de matière gélatineuse, ainsi que je l'ai vérifié plusieurs fois. Cette algue sert dans les îles de la Sonde (d'où le nom de Mousse de Ceylan) et aussi à Maurice et à la Réunion pour préparer des sorbets diversement aromatisés et fort goûtés dans ces climats brûlants,

CARTHAME, Carlhamus Unclorius, L. — Composées ou Synanthérées-Gynarées.

Angl. Safflower or baslard Saffron. — Ail. Safflor, Spindelkraut Les fleurs de cette belle Carduacée des Indes sont employées dans la teinture. Elles renferment deux matières colorantes, l'une rouge, l'autre jaune, de l'extractif, de l'albumine et des sels nombreux. La première se nomme Carlhamine, ou huile carthamique. Leur couleur rouge mêlée à du talc constitue le rouge végétal usité comme cosmétique. Les fruits fournissent une huile que les indigènes trouvent bonne conire les rhumatismes, les paralysies, k'S ulcères de njauvaise nature. La graine entière, employée dès la plus haute antiquité comme purgatif, sert encore au même usage en Orieut. On l'administrait autrefois dans le même but sous forme d'émulsion, à la dose de 8 grammes dans 1 20 grammes d'eau.

La composition chimique de cette substance est mal connue, et l'on ignore à quel principe elle doit ses effets purgatifs.

CARVI, Carwni Carvi, L. — Ombellifères-Amminées. Angl. Common Caraioay. — AU. Kûmmel.

Le Carvi, commun dans nos montagnes subalpines et sur les collines du nord de l'Europe, offre, en général, la composition et les propriétés des Ombellifères aromatiques (voy. Anis). Les Allemands et les Anglais font une grande consommation de ses semences dans leurs sauces et leurs pâtisseries. La liqueur dite Huile de Vénus leur doit son arôme. Celle qui porte le nom de Kûmmel dans le nord de l'Europe, paraît contenir du Carvi et du Cumin.

En médecine, ces graines servent aux mêmes usages que celles d'Anis, elles font partie des Quatre semences chaudes majeures.

Par la -distillation, elles donnent V huile volatile de Carvi, qui se prend à la dose de 1 à 10 gouttes. On emploie aussi l'eau et la leiniure de Carvi.

CASCARILLE OFFICINALE, Crolon Elutcria, Swartz, Clutia Elu- Icria, L. — Euphorbiacéks. i Angl. Seaside Balsam or Sxoeet-wood. — Ail. Cascarille Rigide. Composition. — Le Croton d'Éleuthère, l'une des Antilles, fournit une

78 SUBSTANCES TIRÉES DES VÉGÉTAUX OU DES ANIMAUX, écoroe médicinale d'une odeur agréable, d'un goût piquant et chaud, dans laquelle la chimie démontre deux huiles volatiles, une résine amère, de la gomme et une substance amère, de l'oxyde de cuivre (Meissner), et une matière voisine des alcaloïdes végétaux : la Cascarilline de Brandes.

Action physiologique. — La Cascarille est un amer aromatique, c'est-à-dire un tonique stimulant exempt d'astringence. Mêlée avec le tabac à fumer, elle passe pour causer des étourdissements et de l'intoxication.

Usages. — Cette écorce rend des services dans les affections asthéniques du tube digestif et de l'organisme tout entier. Elle convient dans les diarrhées chroniques, le catarrhe pulmonaire, la fièvre hectique, les hémorrhagies passives. On l'a donnée comme anthelminthique et antipériodique. Elle s'est montrée utile, en effet, contre les fièvres intermittentes, sans avoir l'efficacité du Quinquina , dont elle augmenterait la puissance (Ahbert).

La poudre de Cascarille se donne à la dose de 60 centigr. à 2 grammes. On en prépare extemporanément une infusion; les préparations officmales sont le Vin, le Sirop et la Teinture alcoolique.

CASSE OFFicmALE, Cassia Fistula, L. — Légumineuses-Cassiées.

Angl. Pudding pipe tree or purging Cassia. — AIL Kassie.

Le Cassier, ou Canéficier, originaire de l'Ethiopie, donne dénormes gousses cylindriques, connues sous le nom de Ca^se m bâtons, lesquelles renferment entre leurs fausses cloisons une pulpe noire, sucrée, fade, un peu nauséeuse, quoique assez agréable, dont voici la composition d apres Vauquelin et Henry : sucre, gomme, matière analogue au tanmn, gluten, matière colorante soluble dans l'éther. , , , (

ACTION PHYSIOLOGIQUE. - Selon la dose, la pulpe de Casse est un laxatii doux ou un vrai purgatif. La manne semblerait, au dire de Valhsmeri, en exalter la puissance calhartique ; mais, les effets plus marques sont en raison

Ta^ssÏ^fuTraffLllent dans les affections inffammatoires et fébriles, spécialement dans les fièvres rémittentes biheuses des pays chauds e dSs la fièvre gastrique de ces climats. Son goût agréable la rend precieus,

dans la médecine des enfants. „ , -, ^ t a a

Modes d'administration et doses. - Cette pulpe se donne a la dose d 30 à 60 grammes pour purger un adulte. A un jeune enfant on en donn

"^Ltcaltlréparée, c'est-à-dire purifiée, se prescrit à doses moins élevées La confection de Casse se donne à la dose de 8 à 30 grammes. La Casse associée à l'huile d'amandes douces constitue la Marmelade d

Tronchin.

CASSIA L1CI.EA, LauTUS cassio, L. - Celte grosse Cannelle ne diffèi Jre dè la Cannell'e de Ceylan que par une momdre activité, et sert au mêmes usages. - Yoy. Malâbathrum.

CÉDRATIER DE MÉDIE. 79

CASTORÊiiM. Produit sécrété par le Casior Fiber^ L, — Mammifères- Rongeurs.

Angl. Castorèum. — Ail. Bibergeil.

De même que le musc et la civette ou l'hyraceum, le Casiorêum est fourni par deux poches qui accompaguent les organes génitaux du Castor (Angl. Becmi\ Ail. Biber; c'est l'ancien mot français Bièvre).

Composition. — Les Castoréums de Canada et de Russie, différents à quelques égards, renferment cependant tous deux une huile volatile, de la résine, de la Castorine, des matières albuminoïdes, de l'osmazôme, du carbonate de chaux et d'autres substances.

L'huile volatile a l'odeur du Castorèum et un goût amer, âcre. La Castorine est une substance grasse, cristalline, non saponifiable. La résine dérive sans doute de l'huile volatile dont elle rappelle les propriétés.

Action physiologique. — Le Castorèum est réputé stimulant et antispasmodique, quoique les expériences sur l'homme sain le montrent bien peu actif. Ses principes odorants passent néanmoins dans la circulation, et de là dans les urines, où leur odeur les fait reconnaître. Les menstrues à l'aide desquels on dissout le^'Castoréum, et les médicaments auquels on l'associe, ont sans doute une large part dans les résultats thérapeutiques.

Substances synergiques. Civette, hyraceum, musc, ambre, substances végétales à odeur de musc, plantes aromatiques-fétides, valériane, Asa-fœtida etc., etc.

Usages. — Le Castoréam était en grande réputation pour modérer les troubles nerveux qu'on supposait liés à un désordre utérin. Il est un peu délaissé maintenant, à cause de son insuffisance et de son. prix élevé.

Modes d'administration et doses. — Cette substance se donnô en pilules ou bols à la dose de 50 centigr., à l gramme, répétée, s'il y a lieu, plusieurs fois par jour.

La Teinture de Castorèum se donne à la dose de 4 à 12 grammes. Il en est de même de la Teinture de Castorèum ammoniacale qui est plus active.

CATAIRE, Nepela Cataria, L. — Labiées.

Angl. Catmint. — Ail. Katzenkraut, Katzenmûnze.

Cette Labiée fétide est certainement active; l'action aphrodisiaque qu'elle exerce sur les chats le prouve suffisamment. Outre les vertus toniques excitantes des Labiées, elle possède des propriétés analogues à celles de là Valériane. Cependant elle est complètement négligée parmi nous.

Les sommités fleuries de cette plante se donnaient à la dose de 8 grammes en infusion.

CÉDRATIER DE MÉDIE, Citrus medica, L.; Citrus Cedra, Gall. - Aurantiacées.

Angl. Citron oree. — AU. Cilronenbaum.

Le zeste du Cédrat fournit en abondance une huile volatile très-fragrante,

rappelant l'odeur de la rose et fort usitée dans la parfumerie. Elle est identique à celle du Citron ou Limon (Dumas) ; ses effets physiologiques sont analogues également à ceux de cette dernière essence. Elle entre dans la composition de plusieurs liqueurs.

Le suc de Cédrat sert à composer des rafraîchissements.

CÉDROIV, Simaba Cedron, Planchon. — Rutacées-Simaroubées.

Plusieurs espèces du genre, les Simaba ferruginea, S. Columbo et S. humilis, ont été signalées comme utiles dans les dyspepsies et les fièvres. Récemment le Simaba Cedron a été introduit dans la pratique par Hoolher et Rayer. Les expériences de ce dernier observateur démonirent Teificacité des semences (cotylédons) de Cédron comme tonique et antipériodique, à la dose de 50 centigr. k 1 gramme par jour. En quantité plus forte, elles donnent des nausées et dérangent le corps.

CENTAURÉE (petite), Erythrsea Cenlaurium, Pers. — Gentianées.

Angl. Lesser Centaury.' — AIL Tausendgiildenkraul, Fieberkraut.

La petite Centaurée, qui éraaille les pelouses des bois, est l'un de nos meilleurs amers. Sa saveur très-austère est exempte d'astringence, ce qui dénote l'absence du tannin. Aussi les sommités fleuries de la plante ont-elles des propriétés toniques très-franches sans avoir l'inconvénient d'amener la constipation Méhu a retiré de l'extrait aqueux des sommités une substance cristallisable, rougissant à l'air, à laquelle il a donné le nom d' Erylhrocen-

taurine. ■ ^ u- f^,.f;

La petite Centaurée est usitée vulgairement comme stomachique, tortifiante antigoutteuse et même vermifuge. C'est le fébrifuge indigène le plus e i vogue après la grande Gentiane. Ses sommités fleuries se prennent en de coction à la dose de 15 à 30 grammes dans 500 grammes d eau. L extrait s prescrit à la dose de 2 à 4 grammes. Elle entre dans le Baume vulnéraire Y Esprit carminatifde.Sylvius, la Thériaque, etc.

CEî^TAURÉE (grande), Ceutaurea Cenlaurium, L. - Composées g Synanthérées-Cynarées.

Anel Greater Cenlaury, coinmon Rliapontic. ^

L^ qrande Centaurée est une plante inusitée qui pourrait être substituée d'autres Cvnarocéphales amères et toniques, comme le Chardon-benil {Cer taurea benedicta) ou la Chausse-tra^e [Cent. Calcitrava), dont on se sert fo L dans le traitement de la débilité et des fièvres intermittentes. Elle de probablement, ainsi que ces dernières, son action tonique à la présence ( Cnicin.

CERFEiiiE CULTIVÉ OU OFFicir^AL, Anthriscus Cerefolium, Hoffm ^caudix Cerefolium, L. - Ombellifères-Scandicinées. AnlGarden Chervil. - AU. Kerbel, GartenlMraut.

CÉVADILLE.

Le Chcerophyllum sativum, d'un arôme agréable, d'une saveur un peu amère et piquante, est un des condiments les plus usuels chez les Européens. On en peut extraire une huile essentielle jaune (Thomson), qui se perd en partie par la coction, ce qui doit faire préférer l'infusion des feuilles pour l'usage médical. Le Cerfeuil est un calmant résolutif, utile en fomentations dans les blépharites et les conjonctivites (Gubler), dans les contusions, les excoriations de la peau, les engorgements ganglionnaires aigus et ceux des mamelles. On le prend à l'intérieur comme diurétique, emménagoeue. Il peut calmer un peu les douleurs hémorrhoïdales et l'éréthis me de l'appareil respiratoire chez les phthisiques. Ses usages divers rappellent ceux de la PÉel-t landrie et de la Ciguë.

CERISIER CLXTivÉ OU GRiOTTiEB, Ccrasus caproïiiana, DG. — Rosacées-Amygdalées.

Angl. Cherry-tree. — Ail. Kirschenbaum.

Les Cerises appelées Griottes ou Cerises de Montmorency s,& distinguent par leur chair fondante et acide. Elles sont faciles à digérer, rafraîchissantes, et, comme les acidulés en général, elles répriment la^tendance à la formation spontanée des acides dans l'estomac. Seulement elles possèdent à un degré plus élevé que, la plupart des autres fruits (Mialhe) le pouvoir d'alcaliser les urines en raison de la combûstion plus facile, par l'oxygène du sang, des acides végétaux qu'elles renferment à l'état de sels alcalins. A un état de maturité parfaite, les Cfîrisessont accordées comme' aliment aux sujets qui entrent en convalescence et à ceux mêmes qui souffrent d'une phlegmasie ou d'une pyrexie.

Le Sirop de cerises en dissolution dans l'eau est fréquemment prescrit comme rafraîchissant et tempérant dans le cours des maladies aiguës fénies.

Les queues (pédoncules) de Cerises doivent leurs effets diurétiques au tannin qu'elles renferment. On en boit la décoction aux repas ou dans les intervalles. «.

CÉTÉUACH OU MORADILLE, Ccieracli officinarum,hG. ; Asplenium Ceterach, L. — Fougères.

Angl. Spleenwort. — AU. Milzkraut.

Les Arabes emploient cette Fougère dans les maladies des voies urinaires. On la dit utile dans la gravelle, la dysurie, la colique néphrétique, et, par suite, dans les affections vésicales. Elle est presque abandonnée.

CÉTii\E. — Voy. Blanc de Baleine.

CÉVADILLE, Veratrum officinale, Schlecht; — Golchicacées. Angl. Spike ^floioered, Âsagrxa, Indian causlic Barbey. — AU. LausekravI, Mcxikanischer Lausesamen.

Gubler, 2* ôdition. , 6

La Ccvadille croît dans les Andes mexicaines , au voisinage de Véra- Gruz

Composition. - L'analyse de ses semences par Pelletier et Caventou a donné : matière grasse composée d'oléine, stéarine et acide cévadique; cire, supergallate de Yéralrinc, matière colorante jaune, plus les éléments ordinaires des tissus végétaux et des cendres. On y signale aussi une résine ralrin de GouerbeUt une gomme-résine. acide cévadique o^x sabad^U^que est un acide grasi cristallin, fusible et volatil, d'une odeur d acide buty-

" LaVcVafrme est un alcaloïde végétal (voy. -Yératrine). La Sabadilline n'en serai? qTune modification insoluble dans l'éther par suite de sa combindson av c\ne résine à l'état de résinate double de sou e et de vératrme

cependant d'autres pensent que c'est un alcaloïde bien défim. ^ Ac'oN PHYSIOLOGIQUE. - De même que ses congénères , les Yeralrum amZe'vZde, le V. officvnale est un poison acre et irritant. Introduit par 'a b uche, il occasionne nne sensation de brûlure douloureuse qu. se pr pardu gosier Jusqu'à l'estomac, provoque la nausée , le vomissement, la pu^Ldon puis es convulsions, le délire et même la mort Appliquée sur la f la iévadille détermine un picotement pénible. Sur la région precor- Se' le ramène-la force des contractions cardiaques. Après - -^g merné d quelques jours, elle occasionne une sensation de chaleur et de ourlmetnent vers la périphérie cutanée et parfois une éruption. La vio- . î:rd" ^^^^^ est telle,'qû'on l'a vu, en applications externes, produire

-tpa:u:s^-d'affectrons vermineuses^ dans lesq^ljes la

irr- :i:5tf!

.Humatismesch^^^,^^^^^

tions nerveuses. Mais la bevaai F i, ^^^^^^

f:,:rinX-e:VM., ? .ados» a. > centlp...» .épétée plusieurs fois dans les vingt-quatre heures.

CHAM/EDRTS. - Voy. GeRMANDRÉE.

CHAM/El'ITYS. — Voy IVETTE.

CHABDO^ Cnicas bcncdiclus, Gœrtn.; Gentaurea benedicta, L.

It;' ie d^^dide fa France et de l'Europe, doit son épi.hete aux

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