COCA
La Civette est un stimulant diflusible, antispasmodique et aphrodisiaque, qu'on employait jadis comme le musc dans l'hypochondrie, l'hystérie, la frigidité, les coliques infantiles et d'autres cas morbides, à la dose de 25 à 50 centigrammes en pilules ou en potion.
CfcOPORTE DES CAVES, Oniscus Asellus. — Crustacés -Isopodes. Angl. Woodlousc. — Ail. Kelleriourm.
Ce Grustacé est à peu près inerte, et rien ne justifie son antique réputation. S'il est diurétique, ce qui n'est pas impossible, il le doit aux sels qu'il entraîne à la surface de son corps ou qu'il y introduit avec ses aliments, aux chlorures et surtout aux nitrates qu'il rencontre sur les parois des caves et . dans les lieux humides et sombres autour des habitations. Aucune spécialisé d'action ne le signale par conséquent à l'attention du thérapeutiste, et la mention qu'en fait le Codex prouve simplement à quel point nous sommes esclaves de la tradition.
coc\^ Enjthroxylum Coca, Lamk. — Eryphroxylées. Angl. Coca. — Ali. Koka.
Composition. — L'Erythroxylum Coca est un arbrisseau spontané dans l'Amérique du Sud et cultivé en grand dans la Bolivie. Ses leuillef?, appelées Coca, ont donné plusieurs alcaloïdes dont le plus important est la Cocaïne (Neimann), peu soluble dans l'eau, soluble dans l'alcool et l'éther. Les alcalis en dégagent une autre base liquide, volatile, Yhygrine, qui se dissout immédiatement dans l'alcool amylique. La Cocaïne cristallise en aiguilles, est peu soluble dans l'eau, se dissout bien dans l'alcool et l'éther et se convertit en acide benzoïque par l'action de la chaleur en présence du tannin, ce qui explique (Posada-Arango) l'odeur agréable de la feuille récente immergée dans l'eau chaude.
Action physiologique. — Les feuilles de Coca exhalent une odeur qui, sans être aussi suave, rappelle cependant celle du thé» Leur saveur àmère, légèrement astringente, laisse un peu de chaleur et d'âpreté dans la gorge; elle excite la sécrétion salivaire. A ces effets succéderait un peu d'anesthésie des muqueuses digestives (Gazeau). La Goc^i produit une excitaton légère avec tendance à l'insomnie. Sous ce rapport, c'est un diminutif du thé et du café. Tenue dans la bouche, mâchée et déglutie peu. à peu, la Coca tient lieu d'aliments plus massifs pendant deux ou trois jours, mais elle n'en remplit pas exactement le rôle. On se contente généralement, depuis Schultz et Boeker, de dire que c'est un médicament d'épargne sans trop savoir ce que cela signifie. Il nous semble que cette substance et quelques autres analogues : la théine, la caféine, la théobromine, apportent au système nerveux la force dont elles sont chargées à la manière d'un fulminate, avec cette différence toutefois qu'elles ne la cèdent que lentement et non tout d'an coup. Il en résulte que momentanément les matières combustibles sont inutiles, et que le mouvement de dénutrition peut être retardé ; mais la rénovation des
tissus ne saurait être longtemps suspendue, malgré l'intervention des aliments dynamophores, et bientôt se fait sentir la nécessité des aliments respiratoires et plastiques. Posada-Aran^^o va même jusqu'à dire que la Goca constitue une simple distraction et n'a de réelles que ses propriétés stimulantes. De son côté Gazeau tendrait à l'aire douter des vertus de cette plante comme anti-déperditeur puisqu'il a constaté après son administration l'augmentation de l'excrétion de l'urée. Néanmoins la plupart des expérimentateurs s'accordent pour rapprocher la Goca du thé et du café. Son alcaloïde serait moins toxique que la caféine et agirait sur la moelle à la manière de la strychnine. Elle produirait en même temps la mydriase (Lippmann). Moreno y Maïz, à qui l'on doit une bonne thèse sur ce sujet, a même constaté des accidents convulsifs à la suite des hautes doses. A dose moindre il a^obtenu seulement l'excitation de la sensibilité, la dilatation pupillaire et l'incoordination motrice. Selon cet auteur la Goca augmente la tension artérielle mais moins que le café. Gependant Jolyet trouve que la Cocaïne diminue la molilité des grenouilles, leur fait perdre le pouvoir coordinateur et la sensibilité.
Usages. — Outre sa puissance alibile , corroborante, la Coca possède, dit-on, la propriété de conserveries dents, de guérir les stomatites aphtheuse et scorbutique. On l'emploie contre le rhumatisme et la fièvre intermittente. Nous pensons qu'elle serait éminemment utile pour soutenir les. forces chez les sujets qu'une affection des organes digestifs a jetés dans le marasme, ou dont le système nerveux est épuisé par toute autre cause.
Modes d'administration et doses. — La poudre de Coca se donne a la dose de 2 grammes répétée quatre k huit fois par jour. Gmbertà proposé un élixvr et un sirop. Le sulfats de Cocaïne, plus souvent employé, se donne a la dose de 50 centigrammes à 2 grammes.
COCHEÎV1LI.E, Coccus Cacii, L. — Insectes-Hémiptères.
Anal Cochineal Insect or Cocheneel. - Ail. Scharlachwurm.
La Cochenille n'apoint de propriétés médicales; seulement sa matière colorante rouge ou carmin est employée en pharmacie pour communiquer une couleur agréable à diverses préparations contenant des substances actives. C'est dans ce but qu'on prépare un Sirop et une Teinture de Cochenille. '
COCHLÉAUIA, Cochlearia officinalis, L. — Crucifères. Anel. Common Scurmj-grass. — Ail. LuffelUraut.
l^B Cran officinal croît dans les deux hémisphères, au milieu des rochers maritimes et sur les montagnes.
Composition. - Son suc donne à l'analyse : huile volatile identique avec ppIIp de Raifort (voy. ce mot), et par conséquent sulfurée; résine amere, tcar amer, om'me, fécu/ê verte et albumine végétale, chlorhydr.e et sulfate d'ammoniaque, nitrate et sulfate de chaux (Braconnot). E. Derlon croit que l'essence n'est pas préformée.