COPAHU
On peut employer avec avantage la teinture alcoolique, qui tient en dissolution l'élatérine et la résine. L'élatérine elle-même a été prescrite par Golding Bird, soit en poudre associée à du bicarbonate de potasse, soit en solution alcoolique, a la dose relativement forte de 3 à 6 milligrammes ("ïV ^ 6 de grain anglais).
coxsoiiDE (gkai\de), Symphytum officinale, L. — Borraginées. Angl. Greal Consound, Consound comfrey. — Ail. Beimvell, Scliivcrtsxourz.
La racine de cette Aspérifoliée, L., indigène, fournit avec une minime proportion d'un tannin précipitant en gris les sels de fer (Derlon) un mucilage visqueux et tenace, abondant, auquel elle doit des propriétés émoUientes. Rien ne ressemble moins, on le voit, à l'idée que les anciens se faisaient des vertus astringentes, consolidantes [Symphytum Consolida) et vulnéraires qu'ils attribuaient à la grande Consoude. Néanmoins la routine est si puissante, qu'on emploie beaucoup encore le sirop de Consoude dans les potions hémostatiques, et que la grande Consoude entre dans quelques compositions estimées vulnéraires, telles que le Baume, de Fioravanti.
coiPAHU. Résine des Copaïfera officinalis, C. guyanensis, C. Langsdorffû, etc. — Légumineuses c^sAUPiNi^r
Angl. Copahu Balsam, Copaïva Balsmr Ail. Copahu Balsam, Copaïva Bulsam.
Composition. - La térébenthine Copaïfera, arbres du Brésil, de la Colombie et de la Guyane, est composée d'huile volatile, de résine jaune sombre (acide copaïvique), de résine brune, molle, ei d'eau. Les résines comme le démontrent les analyses de Gerber, se forment peu à ^eu axl dépens de 1 essence qui s'oxyde.
L'huile volatile rectifiée est incolore, d'une odeur aromatique spéciale d un gout acre. Elle est soluble dans l'alcool, le sulfure de carbone et en' toute proportion dans l'éther sulfurique. Sa formule est celle de l'essence de térébenthine, C^^H*". -^^^cuot;
I^aeide Copawique est une résine cristallisable, soluble dans l'alcool, lether, les huiles fixes et volatiles, formant des sels avec les bases et isomère avec 1 acide p.nique. La résine visqueuse est indifiérente ; ses dissolvants sont les mêmes que pour la précédente.
Action physiologique. - A dose un peu forte, le Copahu produit dans 1 e. tomac une sensation de chaleur, assez souvent des envies de vomir parfois des vomissements, presque toujours des éructations ramenant lodeu;
uer e di ?" "''^"^T^^-- ^^P-^-^ l'-tomac ne tarde pas à s'habituer et digère ensuite plus complètement des quantités modérées de Co-
Cu l'ern?; r^^r-'^", relativement trop considérable, il en
0 a x l^ '/'PP?^^' indigestions et la diarrhée. Ces phénomènes iocaux prennent une plus grande intensité lorsque la massa ingérée est plus
100 SUBSTANCES TIRÉES DES VÉGÉTAUX OU DES ANIMAUX, copieuse encore ; les évacuations alvines sont alors et plus répétées et plus abondantes, et accompagnées de coliques, comme dans une véritable purgation. Plus le Copahu révolte les organes digestifs, plus il est rapidement expulsé et moins il est absorbé; de là un balancement naturel entre les effets topiques et les effets éloignés ou diffusés du médicament.
Parvenu dans la circulation le Baunw de Copahu accélère et renforce les mouvements du cœur, élève la température <lu corps, et produit de la céphalalgie congestive. Puis, ses principes sont éliminés par différents émonctoires : l'huile volatile est entraînée par la respiration et la sueur, et communique à l'haleine, principalement, une odeur accusatrice plus redoutée de celui qui l'exhale que de ceux qui la flairent; la résine passe surtout dans les urines, qui, plus hautes en couleur, d'un goût amer, dit-on, sentent également' mauvais et présentent une altération de composition fort remarquable Traitées par l'acide azotique, elles se troublent comme si elles étaient albumineuses ; mais le précipité diffère de l'albumine par sa légèreté par l'absence de furfures distincts, à plus forte raison de grumeaux ou de flocons, et par sa solubilité dans l'éther et l'alcool qui éclaircissent la liqueur (Gubler). Ainsi le prétendu précipité albumineux des urmes copahifères n'est, très-habituellement, qu'un précipité résmeux. Il arrive cependant, mais d'une manière très-exceptionnelle, que le Copahu aetermme l'albuminurie par irritation rénale et même l'hématurie. Sans a er jusque-la, il occasionne souvent de la chaleur et de la titillation dans 1 urethre saan (Kœnig) avant et après la miction. L'élimination, par les unnes, de la LjeuS partie de la résine copaivique et d'une certaine proportion d essence modiBée, explique suffisamment les effets prédominants du Copahu ur a muqueuse de l'appareil génito-urinaire et son action diurétique à faibles
^"lc passage de l'huile volatile dans les glandes sudoripares, et de la résine pr^bab ement dans le. glandes sébacées de la peau appelle aussi de ce cô e des nhénomèWs d'irritation qui se traduisent par de l'erythem , de la ro- • sé 1? de "urticaire, de la miliaire rouge, une éruption scarlalxniforme : exanthèmes variés que Judd réduit à deux formes : l'éruption de petites tabès p^rpres isJll pmiceous patch éruption), et l'éruption Populeuse (patireruption). Tandis que ces complications s'observent vers la periph r.e !" tanée Ïs passe quefque chose d'analogue du côté des voies respiratoicar'l s m ladeslccusent parfois de la chaleur dans les bronchas, une
l^père onnression et de la toux sèche (Gubler). ^ tu dSitive, l'action prochaine ou éloignée du Copahu est calquée celt de substances aromatiques et balsamiques en général; «e'^lemen t el
porte davantage sur l'appareil génito-urinaire, peut-être P-de Copahu se transforme plus que d'autres par oxydation dans le san„ 1 •„-r,t nnr là Tilus aptc k passer par les reins.
Coparse pL"' le cSbèbe, le Maùco, le Kawa-tova, o. P,„cr