‹ Commentaires thérapeutiques du Codex medicamentarius, ou, Histoire de l'action physiologique et des effets thérapeutiques des médicaments inscrits dans la Pharmacopée française [electronic resource]Chapitre 47 sur 293 · COQUE DU LEVANT · texte numérisé non relu

COQUE DU LEVANT

gation des fausses-membranes ou bien en favorise l'élimination. Archambault, J. Bergeron comptent un certain nombre de succès dont la proportion relative est trop faible pour démontrer l'efficacité du moyen proposé par Trideau.

Modes d'administration et doses. — Le Gopahu s'administre par la bouche et par le rectum.

Malgré son odeur et son goût désagréables, quelques personnes le pre- •naient sur du sucre ou bien en suspension dans un grand verre d'eau. Plus souvent il était avalé sous forme à'émulsion. On a préparé aussi un sirop et des pilules de Copahu. Tous ces moyens sont abandonnés depuis qu'on sait incarcérer cette substance nauséabonde dans des capsules gélatineuses, ou la dissimuler sous une écorce de sucre. Pour la solidifier on associe la térébenthine de Gopahu à la magnésie calcinée.

Les capsules de Copahu, de diverses sortes, se donnent au nombre de 6 à 20 par jour dans la blennorrhagie. Il en est de même des dragées dites de Copahine-Mège, qui communiquent moins d'odeur aux urines et à l'haleine.

Le Copahu se prescrit encore assez souvent sous forme d'opiat, associé à une quantité double de poudre de Gubèbes. La dose du mélange est de 8 à 24 grammes par jour en plusieurs doses. Nous conseillons la résine molle unie à de la réglisse à la dose de 4 à 8 ou 12 grammes au maximum, par jour, en bols de 50 centigrammes. Lorsque la résine est dure nous la faisons mélanger avec de la glycérine afin d'en assurer l'absorption.

COQUE DU LEVAixT, Aîiamirta Coccuîus, Arnott ; Menispermum Cocculus, L..Gârtn. — Ménispermacées.

Angl. Cocculus Indiens, Levant Nul. — Ail. Fischkôrner.

GoMPOSiTiON. — La Coque du Levant ou des pêcheurs, fournie par un arbuste de la côte de Malabar et de l'archipel voisin, a été analysée d'abord par Boullay, puis par Pelletier et Gouerbe, qui ont trouvé dans la semence, de la Picroloxine^ de la résine, un acide gras, une matière odorante, et dans la Goque, de la Ménispermine, de la Paramènispermine, une substance alcahne jaune, de l'acide hypopicrotoxique, de la cire, sans compter les principes pour ainsi dire communs à toutes les matières végétales.

Picroloxine (Boullay), G'»H*»0\ se rapproche beaucoup des alcaloïdes sans en avoir toutes les propriétés. Ainsi, elle est cristallisée en aiguilles ou filaments et soluble dans l'acide acétique ; elle jouit de propriétés toxiques énergiques; mais d'un autre côté, elle ne forme pas de sels avec les acides et se dissout généralement dans les alcalis. Elle se dissout aussi dans un tiers de son poids d'alcool, dans une proportion un peu plus forte d'éther et dans 150 parties d'eau froide.

La. Ménisperm ine est un alcaloïde véritable, soluble dans l'alcool et l'éther, mais non dans l'eau, et qui pourtant ne jouit pas de vertus délétères comme lapicrotoxine, qui est neutre.

Action physiologique. — La partie active, c'est-à-dire l'amande, est

104 SUBSTANCES TIRÉES DES VÉGÉTAUX OU DES ANIMAUX, inodore et amère; 30 à 50 centigrammes de cette substance causent des nausées et des vomissements. A dose toxique, elle agit principalement sur les muscles volontaires, probablement par l'intermédiaire de la moelle, et détermine latitubalion, le tremblement, l'insensibilité et des convulsions tétaniques analogues à celles de la strychnine , avec cette différence (Cayrade) qu'elles ne sont pas bornées ou du moins presque limitées aux extenseurs et qu'elles immobilisent le corps dans l'attitude où il a été surpris par l'action toxique. En sorte qu'on peut dire la strychnine tétanisante, et la picrotoccine'; catalepsiante (Gubler), car ce dernier principe agit exactement comme le fruit, avec une intensité plus grande. En outre, la picrotoxine ralentit notablement les mouvements du cœur. Elle tue un chien à la dose de 60 centigrammes.

Substances synergiques, auxiliaires. - La "Coque du Levant a pour analogues et pour auxiliaires les poisons convulsivants, et particulièrement

ceux des Strychnos. ■,«•.. j .

Substances antagonistes. - Ce sont celles qui. contrarient les effets des alcaloïdes des Strychnées. Hahnemann prétend, sans qu'on sache pourquoi, que le camphre est l'antidote de la Coque du Levant.

Usages - Malgré ses propriétés énergiques et spéciales, la semence de YAnamirta Cocculus n'a pas d'usage médical à l'intérieur. La picrotoxine mériterait cependant d'être essayée dans certaines affections nerveuses notamment dans la chorée. Actuellement on n'emploie la Coque du Levant sou forme à'onguent que pour détruire les poux ou contre le porrigo invétéré (Jaeger).

co«LEi.iCOT, Papaver Rhœas, L. - Papavéracées. Angl. Commonred or corn Poppy. - AIL Klatsch-Rosen, wMer Mohn Cette fleur, d'une couleur ponceau éclatante, renferme, selon Riflard deux matières colorantes, l'une jaune et l'autre rouge que Meer appel acides rhéadimque et erratique, et auxquelles il ajoute de ^a chaux de cérine, de la résine, de l'albumine, de la gomme et de 1 amidon. Mais cet analyse par trop insuffisante n'exphque ni l'odeur particuhère, m les pro Tiriétés légèrement narcotiques du CogueZiCO/.

^ D anr s Navier, l'usage prolongé des pétales du Papaver Rhœas chez 1 chien détermine une coloration bleue rougeâtre de la muqueuse gastrique.

Le Coquelicot fait partie des Quatre fleurs pectorales, et se prend en inii sion. On en prépare également un Sirop.

toQLELOiiRDE. - Voy. Anémone Pulsatille.

couAii. «ES JAKDir^s. - Voy. Piment des jardins.

COKML ROMiE, Isis nobilis, Pallas; Corallium rubrum, Lamk. ■ Zoophytes-Rayonnés.

CORNE DE CERF. 105 Angl. Red Qoral. — AH. Rothe Korallc.

Ce magnifique polypier passait autrefois pour avoir des propriétés absorbantes incomparables ; mais on sait aujourd'hui qu'il n'est pas supérieur à la craie, et l'on n'utilise plus en médecine les déchets de cette pierre précieuse, dont on se contente de faire quelquefois une poudre dentifrice facile à falsifier.

COBiArvDRE, Coviandrum sativum, L. — Ombellifères-Coriandrées.

Angl. Officinal Cor iander. — AU. Koriandersarnen.

La Coriandre, spontanée en France et. dans le sud de l'Europe, possède toutes les propriétés physiologiques et médicinales des Ombellifères aromatiques, et les doit, comme elles, à une huile volatile. (Voy. Anis.)

On emploie la semence en infusion, et l'huile volatile jaune par gouttes sur du sucre ou dans une potion.

La Coriandre servait particulièrement à masquer le goût du Séné dans la médecine noire, et comme antipériodique contre la fièvre quarte.' Elle est bien peu employée maintenant.

C0Ri\'E DE CERF. AndouiUers du bois de Cerf [Cervus Elaphus, L.). — Mammifè r es-Ruminants .

Angl. Hartshorn. — Ail. Hirschliorn.

^ La Corne de Cerf, tant vantée jadis, passe maintenant pour inerte, ou peu s'en faut. Au premier abord, cette production semble n'avoir pas d'autres propriétés que les os, auxquels elle ressemble tant par sa structure et sa composition chimique. Comme eux, le bois de Cerf est formé d'une substance animale transformable en gélatine et incrustée de carbonate et de phosphate de chaux (Mérat-Guillot), mais il est privé de matière grasse, ce qui constitue une supériorité réelle quand il s'agit de combattre des affections intestinales. Sa râpure, falsifiée souvent par celle d'os de bœuf, sert à préparer par décoction une boisson adoucissante et une gelée qui entre dans le blanc-manger. Galcmée et porphyrisée, la Corne de Cerf, formée en trochisques, est mise dans la décoction blo.nche de Sydenham, si fréquemment prescrite, même de nos jours, contre l'entérite, la diarrhée, la dysenterie. On en obtient encore

eau dtsullec de Cornichons ou l'esprit volatil de Corne de Cerf, liquide huileux, ammoniacal, autrefois usité à la dose de 10 à 30 gouttes comme tonique, antispasmodique, sudorifique, etc., et avec lequel on préparait la liqueur de tome de Cerf succmée; enfin une huile empyreumalique analogue ou plutôt Identique avec celle de Dippel, substance azotée très-complexe, renfermant ïuatre huiles fahfiables, plus de la créosote. L'huile animale de Dippel, obtenue de la Corne de Cerf, est stimulante et antispasmodique ; elle agit localement comme tonique et astringent. On l'a employée en applications topiques dans la gangrène, la teigne, etc. A l'intérieur, on s'en est servi pour olilir ^"^'ï'^" d'épilepsie et pour chasser le ver

coT»\. Duvet de /a semence des CoLonniers {Gossifpiwn herbaceuv,, G. arboreum, G. îndicum, etc.) — Malvacées.

And. Common Collon. — AU. Baumwolh:.

La substance filamenteuse qui protège les graines des Go.sy/nmn plantes originaires de l'Asie, n'est autre que du ligneux ayant pour formule

^^E^leTst inerte, tandis que les graines, au dire du docteur Davis, réussissent en infusion théilorme contre les fièvres intermittentes qm ont résisté au

sulfate de quinine. ^„i„ri lo r,rp-

A l'extérieur, le Coton est emplo-yé de plusieurs mamere , maigre le pre iueé populaire, qui le fait considérer comme irritant pour es plaies Un en fait queCefoi des compresses et assez souvent des bandes pour 1 usage chkurlal Plus souvenï on l'emploie sous forme à'ouaU comme moyen t corn ression fort usité en chirurgie et pour couvrir les surfac^ erysipelateuses ou atteintes de brûlures, afin de les protéger contre 1 -'^'^^ Mais la ouate, s'imbibant mal, ne pouvait remplacer la charpie de Im

■4 c "qu:, pendant le siège de Paris, à l'Académie de médecine et

sa légèreté spécifique, un peu moindre toutetois que ceiie ae

absorbante et de celle qui reste imperméable, il "'^ P;

réaliser des pansements perfectionnés l-'l"»'^ ' , .^'l^ye,

tracée d'a,ance et dont il ne f^''"^''^^'''J''':^ '''Z °'ZZ"iJ'.ni<:.

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Cr, rio Ipis soustraire aux atteintes aes lermeui» amputations, afin de sou ra ^^^^^^^^^^ . ^.^^^^^^

C rdiuva" tXs que l'épanouissement du moignon ton circonstances fi""^^^^^^^^^^ p,r les fibrilles de cellulose, ou b.e

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A. O-érl", ™l.aris.e par ^1^:^:;'^,^^!;^^^ et . r'«t:;Toy»";°e Ora'rt:rc,ué dln^ où trois cas de tétanos ch.

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