LIERRE TERRESTRE
■.iKKKE coiuniuiv, Hedera Hélix, L. — Araliacées. Angl. Common loy. — AU. Ephen, Eppich.
Le Lièvre couvre les rochers, les murailles et les troncs d'arbres. Il prend un a3croissement considérable dans les contrées méridionales, et laisse découler de ses troncs arborescents un suc résineux qui se concrète en grumeaux solides, opaques, d'un noir rougeâlre, sans saveur marquée, mais odorants, et répandant, quand ils brûlent, un parfum d'encens.
Composition. — La Gomme de Lierre ou Hédérine, renferme, selon Pelletier, de la gomme, de la résine, de l'acide malique et du ligneux. Il faut y ajouter une huile volatile.
Action physiologique. — La résine de Lierre est stimulante et tonique ; l'écorce participe de ces propriétés; les feuilles de la plante sont amères et nauséeuses; les baies sont austères, purgatives et vomitives.
Usages. — Modes d'administration et doses. — On fait un usage habituel des feuilles de Lierre pour le pansement des cautères, dans le but de les tenir humides et de préserver les linges de l'imbibition par le pus. Leur décoction a. été conseillée pour tonifier les ulcères sanieux et tuer les parasites; \em, pulpe, en cataplasme, est considérée commè fondante pour les engorgements laiteux froids.
Les paysans se servent quslquafois des baies pour se débarrasser de la lièvre intermittente. On les employait comme sudorifique dans la peste de Londres, La résine de Lierre est prescrite comme emménagogue et résolutive. Elle entre dans l'Onguent d'Allhœa et le Baume de Fioravanti.
LIERRE TERRESTRE, Glechoma hederacca, L. — Labiées. Angl. Groundivy. — AU. Gundelmann.
Le Liirre terrestre croît abondamment dans les lieux ombragés. Son odeur, très-forte, est peu agréable, sa saveur est chaude et araère. Cette plante active est stimulante à la fois et tonique comme les autres Labiées amères-aromatiques. Elle mérite d'être recommandée dans les affections catarrhales des muqueuses, principalement de celles des voies respiratoires pour lesqueUes, du reste, son emploi est vulgaire. Le Lierre terrestre agit comme tonique vasculaire et comme anlicatarrhal, ou quelquefois comme diurétique dans les affections des reins et des organes génito-urinaires II est stomachique, et cette propriété se trouve à un degré élevé dans les balles, ou pommes de Terréte, produites par un Diplolepis, et qui se mangent en Orient, ou le Lierre terrestre en porte plus souvent que dans nos climats. riodk(ue /^ec^eracea passe aussi pour vulnéraire, vermifuge et antipé-
^ On le donnait en poudre, en pilules ; on en administre encore le suc la aosede 30 à 60 grammes ; mais c'est Vinfusion théiforme qu'on emploie presque toujours (2 à 4 grammes dans 200 d'eau bouillante). Les anciennes préparations officinales, à l'exception peut-être du sirop, sont entièrement
MMAÇOM. — Voy. Escargot.
LIME noLCE ou LIMETTE, CUrus Limetla, Risse. — Aurantucées.
Angl. Bergamol Cilrus; sweeL Limon. — AU. Kleine susse Cilrone.
La Lime douce, ou Citron Bergamote, est une variété obtenue d'abord à Bergame, et maintenant cultivée dans le midi de l'Europe.
On extrait de son zeste une huile volatile verdâtre, remarquable par son odeur suave et par son poids spécifique énorme. Elle est isomère avec l'essence de citron G'^H*.
U essence de Bergamote entre dans la composition des parfums, et se donnait autrefois comme vermifuge, k la dose de 4 grammes.
LinioN. — Voy. Citronnier.
HIV, Linum usitatissimun, L. — Linacées. Angl. Common Flax. — AU. Flachs, Lein.
Le Lin est cultivé partout en Europe pour sa filasse, dont on fait de la toUe, et pour ses semences, qui servent à différents usages industriels ou médicaux.
La filasse (angl. Flax, ail. Flachs) est formée de ligneux à peu près pur. On la file pour en faire de la toile, qui, blanchie et usée,. est utilisée par le médecin et le chirurgien sous forme de compresses, de bandes et de charpie.
Les semences, ou graines de Lin (angl. Linseed, ail. Leinsamen), présentent à la surface de leur épicarpe une couche de cellules utriculaires dont les parois, absorbant une énorme quantité d'eau, se gonflent, deviennent gélatineuses, et constituent un mucilage tremblotant ou diffluent. Les amandes, au contraire, sont essentieUement oléagineuses.
Composition. — Les semences de Lin, analysées par L. Meyer, ont donné les résultats suivants : huile grasse, cire, résine moUe acre, matière résineuse, colorante, extractif jaune avec tannin et sels, extractif doux, acide malique, substances albuminoïdes, amidon, etc.
Le mucilage est formé de deux parties, l'une soluble dans 1 eau et semblable à l'Arabine, l'autre insoluble et probablement analogue a la Cellulose. U huile de Lin est éminemment siccative surtout en présence de la liiharge, c'est-k-dire oxydable et transformable en une matière solide, élastique, ayant l'apparence d'un vernis. Elle possède une odeur et un goût particuliers. L'alcool la dissout, mais elle est beaucoup plus soluble
dans l'éther. . . , ,
Action physiolosique. - Les semences de Lin .sont nutritives, émoilientes et adoucissantes. Bouillies entières, dans un nouet de linge quon exprime, elles donnent leur mucilage pour hijections et lavements emollients Ce même mucUage, sous le nom de Bandoline, sert à lisser et agglutiner les cheveux. Réduites en poudre ou farine, elles'font la base de
LOBÉLIE ENFLÉE. 215
cataplasmes émollients de l'usage le plus vulgaire et l'un des moyens habituels de la médication antiphlogistique. Emulsionnées dans l'eau, elles constituent une boisson réfrigérante, calmante et diurétique, utile dans les affections des voies urinaires.
L'huile de Lin, difficilement attaquable par les sucs digestifs, agit comme laxatif par l'intermédiaire d'une sorte d'indigestion. On s'en sert généralement pour tout autre chose. Les instruments chirurgicaux tels que : bougies, sondes, etc., dits de gomme élastique, sont fabriqués avec un moule de toile sur lequel on accumule des couches successives d'huile de Lin qu'on laisse sécher à l'air et se solidifier.
LIS BL,Al\C, Lilium candidum^ L. — Liliacées. Angl. Common ivhite Lily. — Ail. Weisse Lilie.
Cette belle Liliacée, originaire de l'Asie et cultivée dans tous les jardins, porte des fleurs blanches, emblème de la pureté, dont l'odeur suave, mais trop forte quand on la respire dans une atmosphère confinée, occasionne de la céphalalgie, des vomissements, les symptômes d'un empoisonnement véritable, et quelquefois la mort.
Les pharmaciens et les parfumeurs la recueillent dans des véhicules appropriés. U huile de Lis, obtenue ainsi, passe pour calmante et anodyne; on l'emploie rarement en injection dans les douleurs utérines, plus souvent dans les maux d'oreille. L'etm distillée de fleurs de Lis a été préconisée contre la toux. Le pollen est considéré comme stimulant et antispasmodique.
Uoignon de Lis, d'une saveur amère et légèrement piquante qu'il perd par la cuisson, forme alors une pulpe visqueuse, douce et sucrée, utilisée comme aliment par quelques peuplades, mais réservée en Europe pour la confection de cataplasmes émollients et maturatifs.
HVÉCHE, Levisticum officinale, Koch. ; Ligusticum Levisticum, L. — Ombellifères-Angélicées.
Angl. Common Lovags. — Ail. Offizineller Liebslôckel.
La Livèche, spontanée dans les Pyrénées et les régions montagneuses du midi de la France [Achè de montagne), est une plante active, intermédiaire entre l'Angéhque, dont elle est naturellement voisine, et les Ombellifères fétides. Son odeur est aromatique et fragrante, sa saveur chaude; elle laisse exsuder un suc jaune, gommo- résineux, analogue à l'Opopanax. On fait usage de ses semences et de ses racines en infusion, en teinture vineuse ou alcoolique, à l'intérieur et à l'extérieur, comme stimulant diffusible. C'est un agent de la médication excitante et antispasmodique dont on a tort de se priver aujourd'hui.
LOBÉLiE EXFLÉE, Lobelia inflata, L. — Lobélucêes. Angl. Bladder, podded Lobelia, Indian Tobacco.
216 SUBSTANCES TlUÉES DES VKdÉÏAUX OU DES ANIMAUX.
La Lûbélie enflée, ainsi nommée à cause de ses capsules vésiculeuses, est une plante originaire de l'Amérique du Nord.
Composition. — Elle renferme, selon Pereira : principe volatil, lobéline, acide lobélique, résine, chlorophylle, gomme, extraclif, caoutchouc et fibres ligneuses. Il faudrait y joindre, d'après Reinsch : cire, stéarine, gluten, et des sels de potasse, chaux, fer et manganèse, à acides organiques et inorganiques.
"L'huile volaille, ou principe odorant de la Lobélie, possède l'odeur et le goût âcre et nauséeux de la plante.
La Lobéline, principe âcre et alcalin spécial, se trouve en plus forte proporLion dans les semences et la racine. C'est un liquide jaune, légèrement aromatique, plus léger que l'eau, dans laquelle il se dissout, plus soluble dans l'alcool et l'élher, l'essence de térébenthine et l'huile d'amandes douces. La Lobéline est peut-être volatile (Bastick), mais non sans altération (Pereira) ; elle se combine avec les acides pour former des sels. C'est le principe actif de la plante. A la dose d'un centigramme environ, elle cause des vomissements au chat ; en quantité cinq ou six fois plus considérable, elle détermine la prostration immédiate, et dans un délai de quelques minutes la résolution des membres et la dilatation des pupilles.
Uacide Lobélique a été confondu d'abord avec l'acide gallique. Enfin, la résine est d'une excessive âcreté.
Action physiologique. — L'appellation à'Indian Tobacco est justifiée par l'analogie d'aciion constatée entre le Tabac et la Lobélie enflée par les praticiens aes États-Unis. Même goût, même sensation d'âcreté dans l'arrière-gorge, même action vomitive, purgative, diaphorétique, contrestimulame, mydriatique, etc., de la part des deux agents.
A petite dose, la Lobélie enflée excite^ à la manière de toutes les substances émétiques, un état nauséeux favorable à la sécrétion des liquides buccaux et bronchiques ainsi qu'à celle de la sueur. Des doses plus fortes poussent aux vomissements, d'où le nom d'Essence émélique (emetic Weed) donné à la plante. Des vomissements violents, reliés par des nausées incessantes et très-pénibles, sont quelquefois suivis de purgation avec sueur copieuse et prostration extrême. Ces symptômes, ordinairement précédés ■ d'étourdissements, de céphalalgie, et de toux, sont accompagnés parfois de sensation de picotement dans tout le corps, jusqu'aux extrémités des doigts et des orteils , de douleurs aiguës dans les voies urinaires pendant la miction. Administrée parle rectum, la Lobélie enflée produit le même malaise, le même mal de cœur, avec sueur profuse et résolution générale des forces, qui résulte de l'action du Tabac (Elliotson). Des doses excessives amènent de semblables symptômes à un degré plus intense, et même la mort , précédée d'une horrible anxiété et de mouvements convulsifs
Substances synergiques, auxiliaires. — D'autres espèces de Lobelia, notamment le Lobelia syphililica, L. (Angl. blue Cardinal), le Tabac
LYGOPODE. 217
jusqu'à un certain point les Solanées vireuses, agissent dans le même sens que la Lobélie enflée.
Substances antagonistes.— Antidotes. Les antagonistes de la Lobélie sont les- mêmes que ceux du Tabac (voy. ce mot) ; signalons particulièrement le Café.
Usages. — La Lobélie enflée est conseillée principalement comme antispasmodique, et surtout dans l'asthme (Gutler) et les désordres des organes respiratoires. Dans l'asthme, elle agit à la fois par son action directe sur l'appareil respiratoire et par l'hypercrinie muqueuse, ainsi que par le relâchement général qui résulte de l'état de nausées et de vomissements où le sujet se trouve plongé. Par extension, on la donne aussi dans le croup, la coqueluche et l'asthme catarrhal. Elle serait utile dans le faux croup ou angine striduleuse (J. Andrew). A l'exemple de Bidault de Villiers, Eberle l'a employée comme émétique dans l'angine couenneuse; de plus, il s'en est servi comme succédanée du Tabac dans la hernie étranglée. Récemment Butler a obtenu par la teinture de Lobélie, dans trois cas de tétanos, des succès qu'il rapporte en partie aux effets sudorifiques, et à l'action éiiminatrice du poison morbide, cause supposée du mal.
Modes d'administration et doses. — La Lobélie se donne en poudre, comme expectorant, à la dose de 5 à 30 centigrammes ; comme émétique, à celle de 50 centigrammes à 2 grammes. On prescrit l'infusion d'une quantité double de la plante.
La leinlure alcoolique se prend à la dose de 4 à 8 grammes répétée toutes les deux ou trois heures, jusqu'à ce qu'il survienne des vomissements. Il en est de même de la teinture cthèrée.
LUPm, Lupinus albus, L. — Légumineuses-Papilionacées. Angl. While Lupin. — Ail. Wolfbolinen.
Le Lupin blanc, originaire du Levant, est cultivé dans les pays- circummediterranéens pour ses semences, qui sont le plus grossier de tous les légumes {iristis lupinus, dit Virgile), et dont ne se nourrissent que les pauvres. ^
D'après Fouroroy, les semences de Lupin contiennent une huile amère une matière végéto-animale, sans amidon ni sucre, des phosphates de chaux et de magnésie, avec une petite quantité de phosphates de potasse et de fer.
L amertume de la farine de Lupin avait valu à celle-ci, dans l'antiquité et le moyen âge, la réputation d'un apéritif stomachique et vermifuge. Elle passe pour résolutive, et entrait dans les trochisques de myrrhe.
ï-iPLxm, — Voy. Houblon.
a!?^**"^' ^y'°P'^'''"' clavatum, L. - Lycopodiacées.
Aug . Common Club-moss. - AU. Barlappsamen, Strenpulver.
Le Lycopode en massue couvre la terre dans les landes montagneuses et
aigr SUBSTANCES TIRÉES DES VÉGÉTAUX OU DES ANIMAUX.
les bruyères, appelées dans les Ardennes ricses (ericelis), des plateaux élevés de l'Europe.
Ses spores abondantes forment une poussière d'un jaune très-pâle, appelée soufre vcgéLal, k cause de sa couleur et parce qu'elle s'enflamme aisément. Cette poussière poUinique, ou, par abréviation, le bjcapode, est remarquable par sa propriété répulsive pour l'eau.
Composition. — La poudre de Lycopode, d'après Cadet, contient : huile grasse, sucre, extractil' mucilagineux et pollénine. La Pollénine paraît être la réunion de plusieurs pri^icipes immédiats.
Action physiologique et usages. — Le Lycopode n'est pas autre chose qu'un absorbant mécanique et un dessicant. Ses prétendues propriétés sédatives et diurétiques sont entièrement hypoihétiques. Aussi n'est-il employé maintenant qu'en qualité de poudre absorbante. On en couvre les surfaces excoriées à la suite de l'eczéma, de l'herpès et de l'érysipèle, ou par le fait du contact prolongé de liquides irritants, comme dans l'intertrigo des enfants et des personnes obèses.
On s'en sert en pharmacie pour isoler et couvrir les pilules. La plante est absolument inusitée.
Succédanés. — Le Lycopode est, dit-on, falsifié avec le pollen des Typha et des Conifères, qui peuvent le remplacer, et le remplacent effectivement dans nos provinces méridionales.
Sans parler du talc, du plâtre et de la chaux, qui sont également des absorbants mécaniques, nous mentionnerons comme succédanés du Lycopode, la poudre de bois pourri, ainsi qu'un mélange en différentes proportions d'amidon et de colopbone, que j'ai l'habitude d'employer et qui aurait sur le Lycopode l'avantage d'un extrême -bon-marché.
MACis. — Voy. Muscadier.
MALABATHRUM, Cinnamomum Malabathrum, Batka; Laurus Malaba- Ihrum, L. — Lauracées.
Angl. Malabathrum. — Ail. Indisches Blatt.
Les anciens récoltaient les feuilles de Malabathrum apportées par les vagues de l'Océan, et dont l'origine était pour eux un mystère. Les modernes.malgré les recherches récentes des botanistes voyageurs, n'ont pas encore éclàirci tous les doutes, car les Anglais rapportent ces feuilles au Cinnamomum nitidum de Hooker et Blume, et au C. Tamala.
Le Malabathrum est un tonique stimulant, fort énergique et propre à remplir toutes les indications des médicaments du même groupe. Seulement, il est à peu près impossible de s'en procurer. Primitivement ces feuilles constituaient un ingrédient obligé de la Thériaque.
MANIOC OU MANIHOT.
]U[A]\DRAGORE, Maudragorci officinalis, Mill.; Alropa Mandragora^ L. — Solanacées.
Angl. Mandrake plant. — Ail. Alraun, Himdsapfel.
L'Alropa Mandragora est aussi voisin de l'A. Delladona par ses propriétés physiologiques et médicales que par ses caractères botaniques. Celte espèce, spontanée dans les régions méridionales de l'Europe, était jadis très-employée comme stupéfiante et narcotique. C'était la Circée des magiciens de l'antiquité, et longtemps elle resta un instrument de sorcellerie par lequel les nécromanciens troublaient la raison de leurs adeptes et provoquaient en eux des rêves fantastiques et de bizarres hallucinations.
Scientifiquement, l'iiistoire de la Mandragore se rattache à celle de l'anesthésie chirurgicale. Les premières tentatives pour diminuer la douleur I des opérations ont été faites à l'aide de cette plante que prescrivaient déjà, dans ce but, Hippocrate, Gelse, Galien, et leurs successeurs immédiats. On se servait de la feuille et surtout de la racine.
Actuellement, la Mandragore, beaucoup moins active que la Belladone, est presque entièrement délaissée pour cette dernière par la médecine officielle.
' MAiViGUETTE OU GRAirvE DE PARADIS, Amomum Granum paradisi, Afzel. — Amomacées.
Angl. Grains of paradise. — AU. Paradiez Korner.
Il existe quatre espèces à' Amomum auxquelles les auteurs (Linné, Hooker fils, Smith et AfzeHus ) ont attribué les Graines de paradis, et ont accolé l'épithète de « Granum paradisi«. De son côté, Roscoe a nonimé la plante d'Afzelius Amomum Melegueta, de l'un de ses noms vulgaires : Malaguette ou Méléguette. Les Graines de paradis s'appellent aussi Graines de Guinée, à cause de leur provenance, et Poivre de nègre ou Poivre de singe, en raison de leur saveur chaude et acre, aussi violente que celle du Poivre.
Elles servent en Afrique à peu près aux mêmes usages que ce dernier condiment. Elles entrent aussi dans quelques formules avec les Cardamomes; mais leur principal enpioi a lieu dans la médecine vétérinaire, comme stimulant, et dans l'industrie, pour renforcer la saveur chaude de l'eaude-vie, du vin, du vinaigre et de la bière.
iHAivioc ou lUANiHOT, Mauihot uHUssima, Pohl; Jatropha Manihot,