‹ Commentaires th©♭rapeutiques du Codex medicamentarius [electronic resource]Chapitre 105 sur 384 · GROSEILLE · texte numérisé non relu

GROSEILLE

dier s'emploie en poudre, décoction et extrait. La première se donne à la dose de 4 à 8 grammes. Pour la décoction, on fait bouillir 64 grammes d'écorce dans 750 grammes d'eau qu'on laisse réduire à 500 grammes par l'évaporalion. Cette quantité se prend en trois fois à une heure d'intervalle. On peut néanmoins se borner à préparer par digestion et lixiviation (Y von) un apozème, qu'on réduira à 150 ou 120 grammes sans qu'il soit pour cela plus répugnant.

Les extraits étbéré et aqueux ne donnent généralement pas de résultats (Marty). Si le ver n'a pas été rendu dans la journée, on administre un drasli.iue le lendemain. On laisse quinze jours de repos, et, en cas de résultats négatifs, on recommence le traitement trois fois de suite, s'il y a lieu. Contre les oxyures, on donne la décoction en lavement.

On préférera à l'écorce sèche l'écorce fraîche.

La Pelletiérine en nature agit moins bien qu'associée au Tannin (Bérenger-Féraud). On l'administre à la dose de 0,30-0,40 pour les enfants et les femmes qui la supportent assez mal ; 0,50-0,60 pour les adultes, unie dans un'peu d'eau à 1^',60 de Tannin. Bérenger-Féraud prépare la cure en mettant la veille le patient au régime lacté, et il facilite l'expulsion du ver en donnant immédiatement après la Pelletiérine une infusion de lo à 20 «grammes de follicules de séné. L'action stimulante de celui-ci sur la fibre intestinale neutralise l'effet parésiant de la Pelletiérine sur l'mlestm.

Uécorce de Grenade s'emploie en décoction pour l'usage interne et pour gargarismcs, injections et lotions.

GROSEILLE. — Fruit du Groseillier rouge. — Ribes rubrum, L. — Gros-

SULARIÉES. « 7 i

Angl • Currants, Red Currant. - AU. : Johannisbeeren, Rothe Krambeere.

Le Groseillier rouge, naturel aux contrées septentrionales de l'Europe et aux montagnes de nos régions tempérées, est très fréquemment cultivé pour ses fruits acidulés qu'on mange au dessert, dont on prépare, dans quelques contrées privées de vignes, une liqueur fermentée assez agréable, et qui doivent à la grande proportion de leur pectine de donner parla cuisson une gelée très recherchée dans diverses conditions de santé. On en fait aussi des glaces, des sorbets, et l'on prépare un sirop de Groseille, simple ou framboisé, qui contient un peu plus de son poids de sucre.

Outre la pectine les groseilles contiennent de l'acide malique, de 1 acide citrique, du sucre et un principe colorant violet qui devient rouge à la faveur des acides. . .

La Groseille est un des Quatre fruits rouges employés en médecine; elle esi éminemment rafraîchissante en raison de la grande quantité d'acide citrique qu'elle renferme, et jouit d'ailleurs de toutes les propriétés des acidulés, à savoir • une légère action styptique locale, avec pâleur et réfrigération ; une diminution momentanée des phénomènes chimiques de l'hématose. Absorbés, les acides de la Groseille et les carbonates alcalins qui résultent de

eur oxydation produisent la sédation de la fièvre et finalement 1 alcalinité

GUARANA. 171

de l'urine, si la dose ingérée est suffisante. C'est un fruit contre-indiquéchez les diabétiques en raison d'une assez forte proportion de sucre (plus de 6 p . 1 00) qu'il renferme.

GRUAU. — Semence décortiquée de VAvena saliva, L. — Graminées.

Angl. : Oalmeal gruel. — Ali. : Grûlze, Hahergrûtze.

Composition. — La graine de VAvena sativa contient de l'amidon, du sucre, de la gomme, une huile grasse, jaune verdâtre; de l'albumine, du gluten, et une substance protéique, Vavénine. Journet a signalé dans ses enveloppes un principe odorant voisin de celui de la vanille dont il a l'odeur parfaite, qui n'existe pas dans le gruau. Sanson assure qu'il diffère de la vanilline complètement. Il le nomme Avénine et le considère comme un puissant excito-moteur du système nerveux.

Le gruau, Oatmeal gruel des Anglais, est un agent émollient, rafraîchissant et antiphlogistique. Sa décoction était de rigueur autrefois dans les phlegmasies thoraciques et les irritations inflammatoires du tube digestif. Sa richesse en matières grasses et en principes albuminoïdes en fait aussi un aliment par lequel on a quelquefois remplacé le lait maternel.

La farine d'avoine renferme, en effet (Baumetz et Hardy), comme le lait de femme, 10 parties d'éléments plastiques, 3S parties d'éléments respiratoires contre 38 contenues dans ce dernier.

Malgré cela la bouillie d'avoine, chère aux Écossais, réussit moins bien dans l'alimentation des nouveau-nés en France qu'en Écosse. Eu la peptonisant avec la pancréatine (Williams Roberts), on en ferait un aliment facilement assimilable pour les estomacs les plus délicats.

L'avoine en nature, en décoction, passe pour diurétique et, torréfiée, elle constitue en infusion un café laxatif, utile aux hémorrhoïdaires.

GUARANA. — Paullinia sorbilis, Mart. — Sapindacées-Paulliniées.

Les semences du Paullinia sorbilis, arbrisseau grimpant de la vallée de l'Amazone, après avoir été grossièrement broyées, additionnées d'un peu de Cacao ou de fécule de Manioc, et converties en pâte qu'on fait sécher sous ZZma constituent le produit désigné au Brésil sous le nom de

Composition - Berthemot et Dechastelus ont constaté dans le Guarana • tannate de caféine (G.a™«e,Théod.Martins), gomme, amidon matière résineuse d'un brun rougeâtre, huile grasse, colorée par la chlorophy le e

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caloide, la Guaramne, isomère de la Caféine et de la Théine

Action PHYSIOLOGIQUE. — Le Gnaram nr^^ci^^ . 1 • , uudrana possède une saveur amère-a<5trin-

Ep^n^mTetlr ^^-^ substance stimule l'estomac lan/u ssan f-' forces, contracte les vaisseaux e?^^^^^^^^^^ '''''' trouve en contact, enraye Is phéno-^"^^^^ avec lesquels elle se

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